FIA GT3

Manu Rodrigues : "Retrouver la tête après Le Mans!"

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Après une participation aux 24 Heures du Mans sur une Audi du Team Kolles, Manu Rodrigues retrouve le Championnat d’Europe GT3 et son baquet de l’Aston Martin DBRS9 HEXIS Racing AMR en compagnie de Fred Makowiecki. Un seul mot d’ordre : victoire ! Avant la seconde d’essais libres, le Franco-portugais est revenu avec nous sur ses 24 Heures du Mans ainsi que sur sa saison en Championnat d’Europe GT3 :

 

Laurent Mercier : L’objectif du week-end est de faire oublier le meeting de Jarama ?

Manu Rodrigues : « Ce circuit est un vrai champ d’oliviers et je ne comprends toujours pas pourquoi nous y sommes allés. Pour nous, cela s’est traduit par des problèmes de freins et de tenue de route. Je rappelle que nous roulons sans ABS et c’est un gros handicap. Je suis ravi de rouler au Castellet et il nous faut prendre un maximum de points en vue du championnat. Si on se rate ce week-end, le championnat pourrait bien s’envoler. Les autos sont parfaitement préparées et je suis confiant ».

 

La Balance de Performance est bonne selon toi ?

« Pour le moment, les Corvette Z06 sont au-dessus du lot et nos Aston Martin DBRS9 ont pris 20 kg en début de saison. Sur certains circuits, on peut tirer notre épingle du jeu mais je pense que sur un circuit comme Zolder, nous risquons de regarder le train passer. Il faut aussi s’appliquer à respecter la catégorisation des pilotes qui est parfois étrange. N’oublions pas qu’il n’y a que 23 autos au départ et faire attention à ne pas dégoûter les pilotes déjà présents. Pour le moment, je reste pleinement concentré sur le meeting et je retrouve un vrai coéquipier, ce qui n’était pas forcément le cas au Mans ».

 

Justement, venons-en aux 24 Heures. Quel bilan tires-tu de ta prestation sur l’Audi R10 TDI Kolles ?

« Le bilan est plutôt mitigé. C’était une très bonne expérience et cela fait un gros plus sur une carte de visite. Tout gentleman rêve un jour de disputer cette magnifique course, et qui plus est sur une Audi. Le rêve est devenu réalité et peu de pilotes ont eu cette chance. J’espère bien retenter l’expérience l’année prochaine en LMP1 ou LMP2, mais dans de meilleures conditions d’équipage et pas d’équipe. Mon but serait de disputer l’épreuve avec Julien, mon neveu, et Fred Mako. J’ai aussi beaucoup pensé à Yvan (Lebon) qui m’a beaucoup manqué. Cela m’aurait fait énormément plaisir qu’il soit là ».

 

L’adaptation à l’auto a été rapide ?

« J’avais un peu d’appréhension avant de monter dans l’auto pour la première fois. La R10 TDI a un couple énorme et il y a cinq portions où l’on atteint plus de 300 km/h. Rouler au beau milieu de la forêt mancelle à plus de 300 km/h est quelque chose de génial. Je me suis vite adapté au pilotage de l’auto avec des chronos réguliers, sans prendre le moindre risque. Le but n’était pas la victoire mais de rallier l’arrivée. Le sort en a décidé autrement et je ne sais toujours pas pourquoi l’auto a décroché. Je ne suis pas sûr que même un pilote professionnel aurait pu faire quelque chose. D’ordinaire, on anticipe mais là je n’ai rien pu faire. Il est bien possible que ce soit une crevaison ou un problème technique ».

 

L’an prochain, tu souhaites toujours cumuler Championnat d’Europe GT3 et 24 Heures du Mans ?

« Le Mans, c’est certain que je veux y retourner. Pour le GT3, je ne sais pas car il faut voir si les choses sont faites dans les règles, notamment sur la catégorisation des pilotes. Il y a déjà eu ce problème en GT2 et on voit le résultat. En fait, le budget pourrait de nouveau être l’élément décisif. Pourquoi pas les Le Mans Series en catégorie GT2… Pour le moment, il faut retrouver la tête après Le Mans »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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