Fidèle à Corvette depuis plusieurs saisons, DKR Engineering joue cette année sur le double registre Championnat du Monde GT1 et Championnat de France GT3, sans oublier un rôle technique important lors des 24 Heures du Mans avec le Team Luc Alphand Aventures. Avant d’aller au Castellet, Kendy Janclaes, co-propriétaire du team avec Danny Lallemand, fait le point sur le début de saison de l’équipe.
« Nous sommes de mieux en mieux au fil des courses » entame-t-il. « Nous avons changé de pilote durant les deux premiers meetings (ndlr : Alex Müller à Abu Dhabi et Nicolas Armindo à Silverstone) avant que Mike Hezemans nous rejoigne à Brno. Alex et Nicolas ont fait du bon boulot mais ils ont découvert la Corvette directement sur les meetings de course, contrairement à Mike qui connaît la C6 par cœur. La manche tchèque s’est bien passée pour nous avec une belle qualification et une course de Qualification terminée dans le top 5. Dans celle de Championnat, nous avons été handicapés par un pit stop raté sous safety car ». L’optimisme est donc de rigueur avant le Castellet : « Les problèmes électroniques rencontrés par les Corvette sont résolus depuis Le Mans et nous sommes confiants. Nous restons sur une victoire dans le Var avec le Sangari Team Brazil. Nous savons où nous en sommes et c’est un circuit qui nous convient. Les Corvette auront 20 kg en moins et je trouve que la balance de performance devient équitable. L’objectif est de remporter un maximum de victoires car nous avons fait une croix sur les deux championnats (Equipes et Pilotes). Nous avons toutes les cartes en mains pour le faire. Mike épaulera de nouveau Xavier (Maassen) ».
L’an prochain, DKR Engineering compte bien redoubler avec la Corvette : « Il restera encore une saison avec la C6 et ensuite il faudra prendre des décisions. Cela devient de plus en plus compliqué pour une équipe privé et il faut à tout prix se rapprocher d’un constructeur. Selon moi, le Championnat du Monde est promis à un bel avenir, même s’il faut une médiatisation encore plus accrue ».
Quant à la participation aux 24 Heures du Mans avec le Team Luc Alphand Aventures et la C6,R n°73 : « Malheureusement, l’auto a abandonné après la casse d’une pièce de transmission. C’est dommage car la victoire était largement jouable. Nous avions déjà perdu trente minutes suite à une sortie et les pilotes ont ensuite fait le forcing pour refaire le retard. Nous ne savons pas si le fait d’avoir poussé a fait cassé la pièce ou pas. C’est bien dommage que les GT1 ne soient plus acceptées au Mans l’an prochain, surtout après tous les investissements effectués. C’est un gros manque à gagner pour les équipes car la demande est là et c’est la seule catégorie où les vrais privés peuvent jouer la gagne ».
En Championnat de France, tout n’est pas parfait : « La balance de performance n’est toujours pas au top. Au début, on nous a mis 40 kg et des brides au lieu d’en mettre seulement 20 et de voir comment cela se passait. De plus, les règlements FIA et FFSA ne sont pas identiques car nous avons dû refaire une bride au dernier moment. En FIA, les changements de bride ne peuvent se faire à moins de deux semaines du meeting suivant, alors qu’on nous l’a dit seulement deux jours avant en FFSA. Attention à ne pas ôter l’attrait du championnat. De plus, on rajoute une manche en cours de saison à Magny-Cours et on ne sera pas présent. Le team sera engagé le même week-end en Championnat du Monde GT1 au Nürburgring. L’équipe compose en fonction d’un calendrier bien établi en début d’année. Nous avons un seul camion et une seule hospitalité. Aller rouler avec le Club Porsche n’est pas vendable. Il est possible que nous allions faire une pige en International GT Open avant la fin de l’année avec les deux autos et les mêmes équipages (Panis/Debard et Cazenave/Police). Jusqu’à présent, le bilan est mitigé et nous avons encore à apprendre ».
En revanche, les 24 Heures de Spa ne feront pas partie du programme : « Je ne pense pas que l’auto soit fiable sur une course de 24 heures. La Z06 n’a pas d’expérience sur une telle distance et l’apport de Callaway n’est pas le même que celui de Pratt&Miller ».
Propos recueillis par Laurent Mercier