Le Mans Classic

Le Mans Classic 2010 : La légende est de retour, part 1.

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(Article in English) A moins de deux semaines de la cinquième édition de Le Mans Classic – les 9,10 et 11 juillet prochains- il est temps désormais de présenter un peu l’évènement. La liste des engagés est ici. Les six plateaux de l’édition 2010 de Le Mans Classic sont désormais constitués. Rappelons en la répartition :

 

Plateau 1 : 1923-1939

Plateau 2 : 1949-1956

Plateau 3 : 1957-1961

Plateau 4 : 1962-1965

Plateau 5 : 1966-1971

Plateau 6 : 1972-1979

 

Toutes les voitures doivent correspondre au même critère : avoir couru les 24 Heures du Mans entre 1923 et 1979, ou être du même modèle. 612 modèles représentant 166 marques différentes étaient éligibles. L’organisation de Le Mans Classic a sélectionné pour chaque plateau 68 voitures, portant les numéros de 1 à 69, le numéro 13 -selon une ancienne tradition- étant “sauté”. Par ailleurs, 55 voitures -un nombre symbolique au Mans, même si cette année 56 voitures auraient pu prendre le départ des 24 Heures du Mans- auront le statut de réservistes.

 

Le vainqueur de Le Mans Classic n’est pas une voiture ni même un seul équipage, mais un team. Ce dernier est constitué de six voitures -une de chaque plateau- portant évidemment le même numéro de course. Les classements de chaque manche et de chaque plateau ne sont donc que des classements intermédiaires. 

 


Les vainqueurs de l’édition 2008, le Team 65, sur le podium.

En 2008, le Team victorieux était le team n°65, dont la composition était la suivante :

-Plateau 1 : Nigel Osmond-Smith/Neil Davies (Bentley 4,5l Tourer 1924)

-Plateau 2 : Jos Fernandes Sousa/Sam Stretton/Cecil Schumacher (Talbot Lago T26 1951)

-Plateau 3 : David Bennett/Chris Woodgate (Aston Martin DB3S 1956)

-Plateau 4 : Jo Bamford/Alain De Cadenet/Greg Fisken (Ferrari 275GTB 1965)

-Plateau 5 : Pascal Gaudard/Eric de Doncker (Chevrolet Corvette 1971)

-Plateau 6 : Richard Bryan (Chevron B36 1976)

 

Profitons de cette édition 2010 pour nous pencher à nouveau sur l’histoire des 24 Heures du Mans, tout en passant rapidement en revue chaque plateau.

 

Plateau 1 : 1923-1939

 


Drapeau vert pour les voitures du Plateau 1…

…remporté par cette Talbot 105 de Burnett/Bronson.

Il serait trop long de refaire l’historique de cette époque. Rappelons simplement que, après qu’une Chenard et Walcker ait inauguré le palmarès de l’épreuve à la moyenne respectable de 92,064 km sur un circuit dont le tracé et le revêtement n’étaient en rien comparables avec celui d’aujourd’hui, ce fut tout d’abord une domination Bentley, avec 5 victoires entre 1925 et 1930, entrecoupées par deux succès Lorraine-Dietrich, puis une hégémonie Alfa Romeo, avec 4 succès d’affilée entre 1931 et 1934. Lagonda remportait sa première victoire en 1935. En 1936, l’épreuve était annulée en raison des grèves, puis Bugatti et Delahaye alternèrent les victoires avant l’interruption provoquée par la Seconde Guerre Mondiale.

 

Beaucoup de “vieilles gloires” donc dans ce plateau, avec des voitures au gabarit, à la cylindrée et au poids parfois très impressionnants, comme les Bentley, Lagonda ou autres Invicta, ou avec des voitures plus fines comme les Bugatti, toutes impeccablement présentées.

 

On relève dans ce plateau la seconde participation consécutive de la Simca 8 1938 d’Evelyne Heisé qu’elle pilotera elle-même alors que Jean-Pierre Jaussaud, comme en 2008, sera également au volant de la Simca. On note également dans ce plateau la présence d’une Citroën C4 Roadster de 1932 dont la puissance et la cylindrée n’ont rien à voir avec les Bentley 4,5 litres. Pour mémoire, au cumul des 3 courses, c’est la Talbot 105 de Julian Bronson/Gareth Burnett de 1931 qui l’avait emporté.

 

Plateau 2 : 1949-1956

 


Chaud, le départ du Plateau 2…

…dominé par la Jaguar C de Pearson/Webb.

Après neuf années d’interruption, Luigi Chinetti -futur fondateur du North American Racing Team et futur citoyen d’honneur de la ville du Mans- remportait sa troisième victoire dans la Sarthe. En 1950, Louis Rosier imposa sa Talbot-Lago, réussissant un exploit gravé dans le marbre de la légende du Mans, en restant au volant pendant 23h30, son fils Jean-Louis ne faisant que quelques tours!! En 1951, c’est la première victoire d’une Jaguar, qui sera suivie de trois autres succès en 1953, 1955 -une année de triste mémoire avec l’accident mortel de Pierre Levegh qui coûta également la vie à plus de 80 spectateurs- et 1956. Mercedes avait remporté sa première victoire au Mans en 1952 avec une 300SL et Maurice Trintignant/José Froilan Gonzales avaient gagné en 1954 avec une Ferrari 375.

 

Avec ces premières voitures d’après la seconde guerre mondiale, le spectateur non spécialiste se sentira plus familier des marques du plateau 2, puisqu’on y trouve des Porsche, des Jaguar, des Ferrari, des Maserati, des Lancia, des Aston Martin….Les Jaguar seront d’ailleurs en vedette dans ce plateau 2 avec des équipages de choc : Gary Pearson//Carlos Monteverde sur une Jaguar D de 1955, Gary Pickering sur une autre Jaguar D de 1955, Chris et Alex Buncombe sur une Type C de 1952…

 

Deux voitures à la silhouette moins familière sur les circuits seront de la fête : la Renault 4 CV de 1951, grande spécialiste contre son gré des figures de style lors des éditions précédentes, et une Skoda 1101 de 1949. Les vainqueurs 2008, toujours au cumul des trois manches, avaient été Gary Pearson et Nigel Webb, sur une Jaguar Type C 1952.

 

Plateau 3 : 1957-1961

 


Pearson/Webb s’étaient également imposés dans le Plateau 3 avec une Jaguar D.

Un plateau 3 où l’on retrouvera avec plaisir des Ferrari 250 Berlinetta.

Si en 1957, Ron Flockhart et Ivor Bueb imposèrent leur Jaguar D -la deuxième victoire consécutive de l’écossais Flockhart et de l’Ecurie Ecosse-, Ferrari reprenait son bien l’année suivante après trois années de domination Jaguar, 1958 étant en outre la première des 4 victoires au Mans du belge Olivier Gendebien qui fut, en son temps lui aussi, “Monsieur Le Mans”. Après l’avoir emporté avec Paul Frère en 1960, Gendebien gagnait l’édition 1961, comme en 1958, avec Phil Hill qui allait être sacré Champion du Monde de F1 cette même année 1961. Entre temps, Carroll Shelby et Roy Salvadori avaient donné en 1959 à Aston Martin son unique victoire au Mans au volant de leur DBR1.

 

Quatre Ferrari 250GT sont engagées dans ce plateau contre une seule Jaguar D, mais il y aura également des Maserati, des Lister Jaguar toujours très à l’aise – il faudra surveiller particulièrement les Lister Costin Jaguar de Nick Leventis/Gregor Fisken et des spécialistes des voitures historiques, Carlos Monteverde et Gary Pearson-, des Porsche, des Lotus, des Ferrari Dino… Gary Pearson et Nigel Webb avaient également été les vainqueurs de ce plateau 3, avec une Jaguar D cette fois. 

 

Claude Foubert

 

 

 

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