Le Mans

24H 2010 : L’abécédaire, part 3…

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Suite et fin de cet abécédaire 2010…

 

P

 

P comme Henri Pescarolo – Les Pescarolo LMP1 étaient les grandes absentes de l’édition 2010 après leur forfait. Henri Pescarolo, qui commentait la course et livrait une chronique quotidienne pour le journal L’Equipe, a pu vérifier que sa cote de popularité était intacte lorsque lors de la procédure de départ il a descendu la ligne droite des tribunes. Nous souhaitons vivement le revoir dans des fonctions de directeur d’équipe en 2011.

 

P comme Peugeot, inévitablement…. - Les 908 HDi FAP avaient monopolisé les deux premières lignes après des qualifications parfaitement maîtrisées, le plus rapide des pilotes des Audi R15, Mike Rockenfeller, étant à plus de deux secondes de la pole position de Sébastien Bourdais à bord de la Peugeot n°3. Les premières heures de course confirmèrent la tendance : les trois 908 officielles ainsi que la 908 Oreca étaient plus rapides que la Audi. On sait ce qu’il advint par la suite : la rupture d’une attache de suspension entraîna l”abandon de Pedro Lamy, sur cette Peugeot n°3, puis les moteurs des Peugeot cédèrent les uns après les autres, pour des raisons encore inconnues, ouvrant le champ libre à un triplé inattendu des Audi R15, inattendu au vu des positions du samedi soir, trois Peugeot étant encore en tête à 22h. En 2010, les 908, en dépit des restrictions règlementaires imposées par l’ACO, étaient plus performantes qu’en 2009. La mécanique, d’une fiabilité sans failles habituellement, n’était pas au rendez-vous cette année. On attend une nouvelle confrontation entre Peugeot et Audi en 2011, chacun des deux constructeurs alignant cette fois de nouvelles voitures.

 

P comme Emanuele Pirro – Ce fut étrange de voir le pilote italien sans sa combinaison Audi Sport ! Emanuele, quintuple vainqueur au Mans avec neuf podiums consécutifs entre 1999 et 2007, tous avec Audi, n’a pu ajouter une nouvelle ligne à son palmarès, la Lola Judd du Drayson Racing n’étant pas classée en raison d’une distance parcourue insuffisante.

 

P comme Porsche – La firme de Stuttgart s’est imposée dans une catégorie GT2 extrêmement compétitive, alors qu’elle n’était pas nécessairement favorite face à Ferrari et Corvette. Une fois de plus, la fiabilité a payé et Porsche remonte sur la plus haute marche du podium, les RS Spyder ayant cependant assuré l’intérim en LMP2 en 2008 et 2009

 

Q

 

Q comme Olivier Quesnel - Le patron de Peugeot Sport était bien évidemment le premier concerné par l’échec de ses troupes, et son moral en a été durement affecté, la préparation des Peugeot et leur valeur intrinsèque ne permettant pas s’attendre à un pareil résultat. C’est en cela que les 24 Heures du Mans sont une course à part, où tout peut arriver. Olivier Quesnel eut néanmoins les ressources suffisantes pour réconforter Hugues De Chaunac après l’abandon de la Peugeot Oreca de Loïc Duval.

 

R

 

R comme Race Performance – La Radical-Judd SR9 du Race Performance a été le 56ème et dernier invité surprise de ces 24 Heures 2010, en raison de la construction d’un nouveau stand. L’équipe et le trio Pierre Bruneau/Marc Rostan/Ralph Meichtry ont honoré cette sélection de dernière minute en ralliant l’arrivée en 18ème position et sixièmes du LMP2.

 

R comme Risi Competizione – Le team de Giuseppe Risi ambitionnait le hat-trick dans la Sarthe après les victoires en GT2 de 2008 et 2009, accompagnés d’une longue série de succès dans les courses d’endurance que sont Sebring et le Petit Le Mans. Cette série s’est stoppée ici après que la Ferrari n°82 ait assuré le spectacle samedi soir avec une joute fantastique contre les Corvette. Le week-end était déjà mal engagé pour le team, avec la relégation en fond de grille de la Ferrari après que Gianmaria Bruni ait réussi la pole position en GT2, relégation causée par une petite irrégularité de l’aileron arrière de la Ferrari.

 

R comme Mike Rockenfeller – Le pilote allemand a réussi un exploit rare : le doublé 24 Heures de Daytona-24 Heures du Mans la même année, ce que seuls jusqu’à present les américains Hurley Haywood et Al  Holbert avaient réussi. Alors que pour sa première participation au Mans, Rockenfeller était sorti de la piste avec une Audi R10 TDI, il est le seul survivant des jeunes pilotes Audi et il a su oublier cette mésaventure, avec en début d’année sa victoire à Daytona avec une Riley Porsche V8 de l’Action Express Racing, et donc cette victoire au Mans partagée avec Romain Dumas et Timo Bernhard. Le plus rapide des pilotes Audi pendant les essais “Rocky” avait vraiment ce week-end manceau l’oeil du tigre…

 

S

 

S comme Strakka Racing – L’ARX-01c n°42 de Danny Watts/Jonny Kane/Nick Leventis a survolé la catégorie LMP2 dans ces 24 Heures du Mans : meilleur chrono de la catégorie lors des qualifications grâce à Danny Watts, victoire dans la catégorie, assortie d’une très belle cinquième place au général, et meilleur tour en course. La voiture du Strakka Racing a été en tête de bout à bout après un long coude à coude avec la voiture identique du Highcroft Racing.

 

T

 

T comme Benoît Tréluyer – Le pilote français, après sa grosse sortie de route lors des 24 Heures du Mans 2009 avec la Peugeot 908 du Pescarolo Sport, a su rebondir avec Audi en prenant la deuxième place de l’épreuve 2010 avec ses coéquipiers Marcel Fässler et André Lotterer, étant ainsi le second français sur le podium avec Romain Dumas.

 

U

 

U comme le Dr Wolfgang Ullrich – Le patron de Audi Sport a été un des grands vainqueurs de ces 24 Heures. Avant la course, il croyait réellement dans les chances d’Audi. Après les qualifications où les R15 avaient été dominées, il est resté concentré sur la course. Pendant celle-ci, il est resté constamment en éveil, n’hésitant pas à aller tancer son homologue de chez BMW lorsque Kristensen partit dans le gravier, on a aussi pu le voir en bord de piste aller de bloc de panneautage en bloc de panneautage pour surveiller au plus près la progression des voitures. Le professionnalisme, toujours, et de la mesure et du respect pour l’adversaire après la course. Un grand monsieur…

 

V

 

V comme Bruno Vandestick – Le speaker des 24 Heures a animé comme à son habitude la semaine mancelle, des Vérifications Techniques, aux Essais, à la Parade et à la course qu’il a commentée presque en continuité, bien aidé par Vincent Cerruti et Marc Arnoldi.

 

W

 

W comme Andy Wallace – Le britannique (une victoire pour sa première participation en 1988 avec Jaguar, trois autres podiums au général, une victoire en GTP et une en LMP2) a une nouvelle fois réussi un podium cette année en LMP2 avec ses complices Mike Newton et Tomas Erdos. Andy venait au Mans pour la 21ème fois et fêtera ses cinquante ans l’année prochaine. Avec un nouveau podium au Mans?

 

W comme WR-Salini – Pour son retour, l’équipe de Gérard Welter et des frères Salini, Christophe et Stéphane, est à l”arrivée avec la WR-Zytek. Tristan Gommendy a amené toute son expérience et le team devrait passer l’an prochain en LMP1, avec peut-être une motorisation diesel basée sur un bloc Peugeot. A suivre…

 

X

 

X comme toutes les inconnues de cette édition 2010 – Chacun aura dissipé les siennes, suivant ses préférences…

 

Y

 

Y comme Young Driver AMR – Le team a sauvé la course d’Aston Martin, avec la troisième place en GT1 de l’Aston Martin DBR9 n°52 de Enge/Nygaard/Kox, même si cette voiture était la favorite de la catégorie.

 

Z

 

Z comme David Zollinger – Le pilote de la Norma, vainqueur du Challenge d’Endurance Moderne VdeV 2009, n’aura pas conduit la voiture en course en raison de son abandon forcé, n’ayant effectué que 18 tours en course. David a eu des homologues : Sébastien Bourdais, Nicolas Minassian, Marc Goossens, Paul Gentilozzi, Bryan Willmann, Tony Burgess, Eric de Doncker, Markus Paltalla, Greg Mansell, Leo Mansell, n’ont pu non plus prendre le volant en course.

 

Claude Foubert

 

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