FIA GT Series

Fred Mako : "J’aimerai me rapprocher d’un constructeur…"

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Championnat du Monde GT1, Championnat d’Europe GT3, Championnat de France GT, International GT Open, Porsche Matmut Carrera Cup… Cette saison, Frédéric Makowiecki est de toutes les séries et le plus souvent avec succès. Leader du team HEXIS Racing AMR en GT1 sur l’Aston Martin DBR9 et en GT3 sur une DBRS9, Mako a fait une escapade en Belgique le week-end dernier en International GT Open sur une Ferrari F430 Scuderia Luxury Racing. Depuis le début de saison, Fred a eu de quoi garnir ses étagères de trophées car il est rare qu’il reparte bredouille en fin de week-end. Avant d’aborder le double meeting GT1 et GT3, le Parisien d’adoption revient avec nous sur son début de saison dans les deux catégories, ainsi que sur son avenir.

 

Laurent Mercier : Fred, tu reviens du meeting GT3 de Jarama avec un score vierge. Quel a été le problème ?

Fred Mako : « Il est certain que nous avons connu un week-end difficile. La piste n’était pas du tout adaptée à notre auto et elle était vraiment difficile à piloter car elle se dégradait beaucoup. Nous avons également été handicapés par des problèmes de freins, sachant que ce n’est pas le point fort de la DBRS9, n’ayant pas d’ABS. De plus, il faisait très chaud et cela a encore plus compliqué la donne. Nous revenons donc d’Espagne avec un score vierge et ce n’est pas bon du tout pour le championnat. L’objectif de décrocher le titre est toujours d’actualité mais il faudra bien rectifier le titre au Castellet. Ce tracé conviendra mieux à notre auto et nous espérons ne plus avoir ce lest inutile. Nous avons 20 kg de plus par rapport à 2009. Ce lest n’est pas justifié car si nous sommes rapides en qualifications, le ballast fait que la voiture se dégrade beaucoup en course. Au risque de me répéter, nous respectons clairement la catégorisation des pilotes et il devient difficile de lutter contre certains équipages ».

 

Qu’en est-il de la présence de l’équipe aux 24 Heures de Spa ?

« Je n’en sais pas plus à ce jour mais je ne pense pas que ce soit réellement une auto faite pour l’endurance et je crois que ce serait assez compliqué pour nous. Si je prends l’exemple d’Adria l’an passé, nous avons utilisé pour deux courses deux jeux de disques de freins et trois jeux de plaquettes ».

 

Venons-en au GT1… Le Championnat du Monde est-il conforme à tes attentes ?

« Déjà, je pense que le circuit du Castellet nous conviendra mieux que celui de Brno, même si nous aurons 30 kg en plus. Nous avons encore besoin de comprendre l’auto mais toute l’équipe a fait un super travail et nous partons confiants. Quant au championnat, le niveau est relevé avec déjà plusieurs marques qui ont gagné, des pilotes professionnels, des équipes haut de gamme. Bref, tout ce qu’il faut pour que la mayonnaise prenne… Il n’était pas facile de monter ce type de championnat et on ne peut que féliciter Stéphane Ratel et son équipe pour tout le travail accompli. Le championnat est long et il ne faut rien laisser passer. HEXIS Racing AMR est arrivé dans le but de voir et d’apprendre. On peut voir que dès notre première saison, nous sommes dans le coup. Nous verrons où nous en sommes aux deux tiers du championnat. Ce n’est qu’à ce moment que nous dresserons un premier bilan et voir s’il faut se concentrer plus sur le titre ou les courses ».

 

Stéphane (Sarrazin) doit continuer avec l’équipe après le Castellet ?

« Pour le moment, il n’est prévu que pour deux courses : Brno et le Castellet. Une chose est sûre, je suis ravi de faire équipe avec lui. C’est quelqu’un que je ne connaissais pas avant mais l’entente entre nous est parfaite. Il apporte beaucoup à l’équipe et il nous fait profiter de sa grande expérience ».

 

Tu étais au Mans pour la Porsche Matmut Carrera Cup. En 2011, on t’y voit pour la « grande course » ?

« (rires) J’espère bien… A court terme, les 24 Heures du Mans font partie de mes objectifs. Cela fait plusieurs fois que le rêve a bien failli se réaliser, mais en vain. Pour l’an prochain, je prendrai des contacts plus tôt. Même si je ne sais pas dans quelle catégorie cela se fera, je souhaite de toute façon être en lice pour la victoire de catégorie et le LMP1 serait la cerise sur le gâteau. Une chose est acquise, ce ne sera pas en GT1, vu qu’elles seront interdites l’an prochain. C’est un peu dommage car la FIA et SRO ont su relancé la catégorie reine du GT. Pour le plus long terme, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée car il est vrai que cela sera plus clair pour les spectateurs ».

 

Pourquoi pas une Lola Aston Martin HEXIS Racing AMR ?

« Il est vrai que l’idée est bonne (rires). Le team de Philippe Dumas et Clément Mateu fait un super travail et nous sommes ensemble depuis maintenant quatre ans et c’est un peu mon équipe de coeur. Le team aimerait bien franchir le cap de l’Endurance mais comme dans beaucoup de projets, le nerf de la guerre reste le budget. Le prototype me plairait beaucoup car c’est l’auto ultime. Les GT sont issues de la série alors que le proto est fait et taillé pour la piste. J’aimerai bien entendu me rapprocher d’un constructeur et je fais le maximum pour avoir un volant officiel. Il faut être là au bon moment et saisir les bonnes opportunités. Pas mal de gens croient en moi et je compte bien que cela paie ! »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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