Voici la deuxième partie de notre abécédaire 2010…
F
F comme Felbermayr-Proton – Le team devient l’épouvantail de la catégorie GT2, avec un tandem de choc Marc Lieb et Richard Lietz, bien aidés de surcroît au Mans par Wolf Henzler. Après le titre 2009 en Le Mans Series et deux victoires consécutives au Castellet et 0 Spa, toujours en Le Mans Series, le team a réalisé le hat-trick au Mans, dans une catégorie ultra-compétitive.
F comme Flying Lizard Motorsports – Après un podium pour sa première venue au Mans en 2005, le team californien bute régulièrement sur l’obstacle, alors qu’il brille en ALMS. Après des essais anonymes, c’est une panne mécanique qui a stoppé la Porsche rouge et argent avant la cinquième heure de course.
F comme Ford – On a apprécié la silhouette des Ford GT, réminiscences de la légende des Ford GT40, que ce soient celle du Marc VDS Racing ou de Matech Compétition. Aucune d’entre elles n’est malheureusement à l’arrivée. Nous souhaiterions les revoir l’année prochaine dans la catégorie GT Endurance. Ford, Ferrari, Porsche, Corvette, Jaguar, BMW, Panoz…. Imaginez le plateau!
G
G comme GT – L’édition 2010 avait encore les deux catégories GT1 et GT2, ce ne sera plus le cas en 2011, avec une catégorie GT unifiée, sous le nom de GT Endurance (avec deux sous-catégories toutefois : le GT-Pro et le GT-Am). Les GT2 étant cette année au niveau des GT1 -deux GT2 précédant cette année au classement la GT1 victorieuse-, cette décision va dans le bon sens.
H
H comme Highcroft Racing – La HPD ARX-01c du Highcroft Racing était la grande favorite de la catégorie LMP2 avec un équipage choc comprenant deux anciens vainqueurs au général des 24 Heures du Mans, David Brabham et Marco Werner, épaulés par Mario Franchitti. Déjà devancée par la HPD du Strakka Racing lors des qualifications, le Highcroft Racing a été lourdement handicapé par des problèmes de surchauffe pendant la course qui l’ont reléguée à l’arrière du peloton, la HPD n°26 ne reprenant la piste que dans les dernières minutes pour franchir la ligne d’arrivée et être classée.
H comme HPD - Si Highcroft a été vaincu, HPD a néanmoins remporté la catégorie LMP2 grâce à la ARX-01c du Strakka Racing du trio Watts/Kane/Leventis, le moteur HPD équipant en outre la troisième LMP2, la Lola RML n°25 de Erdos/Newton/Wallace. En performances, les HPD étaient sur une autre planète…
I
I comme Vanina Ickx - Vanina était la seule féminine encore en course le dimanche après l’abandon des trois suissesses de la Ford GT n°61. Une sortie de piste à la Chicane Playstation a mis un terme à la course de la Lola Aston Martin du Team Signtaure, alors que la première place des protos “essence” était envisageable. Vanina a eu l’élégance d’assumer l’entière responsabilité de cette sortie de route, c’est tout à son honneur.
J
J comme Jaguar – Une des grandes déceptions de l’édition 2010. Pour le retour de la marque au Mans, tout est allé de travers, et ce dès les essais libres et les qualifications. La Jaguar XKR du team Jaguar RSR n’a jamais été dans le coup, en proie à des problèmes d’électricité qu’elle n’a jamais résolus, même en changeant le faisceau électrique. Partant en fond de grille, la Jaguar GT2 n’a pu boucler que quatre tours de piste. Paul Gentilozzi, le patron du team, a annoncé au pesage un engagement sur cinq ans avec un plein soutien de l’usine. Ce sera nécessaire.
J comme JLOC – Les esprits moqueurs avaient parié sur la longueur de la Lamborghini Murcielago, au souvenir des prestations de 2008 et de 2009. Si la Lamborghini n’est toujours pas à l’arrivée, on a toutefois pu la voir en piste, loin derrière certes, puisque son abandon a été officialisé le dimanche matin.
K
K comme Tom Kristensen – L’octuple vainqueur des 24 Heures n’a pas ajouté de ligne supplémentaire à son palmarès, mais il est une nouvelle fois sur le podium, pour la 11ème fois en 14 participations successives…
L
L comme Larbre Compétition - Après bien des déboires ces dernières années au Mans, le team de Jack Leconte a reçu la récompense de son obstination avec la victoire en GT1 qui s’ajoute au succès obtenu en 1994 en GT et aux nombreux titres décrochés en Le Mans Series, en FIA GT, en FFSA GT…
M
M comme Nigel Mansell, of course… – L’ex-champion du monde de Formule 1 a été lui aussi une des vedettes des Vérifications Techniques, assailli par les media et lles chasseurs d’autographes. Il disputait ses premières 24 Heures du Mans avec ses fils Greg et Leo, mais l’aventure a tourné court, puisque après un quart d’heure de course, à la suite d’une crevaison lente de la Ginetta-Zytek n°5 de Beechdean Mansell Motorsport, Mansell est violemment sorti de la piste après Mulsanne et devait abandonner…
M comme Matech Competition – Le team helvétique avait créé le buzz en engageant une Ford GT pour les trois suissesses, Natacha Gachnang -remise à temps de sa fracture à la jambe-, Cindie Allemann et Rahel Frey. Le team alignait sur l’autre Ford Romain Grosjean et pouvait nourrir quelques ambitions en GT1. Les essais furent difficiles, avec plusieurs sorties de route. La course tourna court pour les féminines, la Ford ayant pris feu et alors que la Ford GT n°60 de Grosjean/Mutsch/Hirschi avait occupé la première place en GT1 pendant huit heures, elle fut tout d’abord retardée de longues minutes à la suite d’un accrochage dans les virages Ford, elle put repartir mais dut abandonner après 13 heures de course sur problème moteur. A revoir avec plaisir…
M comme Franck Montagny - Une des images vidéo marquantes de cette 58ème édition a été la détresse de Franck assis sur la Peugeot 908 n°2 après son arrêt forcé à l’entrée des Hunaudières, le moteur ayant cédé brutalement.
N
N comme Norma – La Norma-Judd M200 arrivait au Mans à court de roulage, la boîte de vitesses n’ayant été reçue que tardivement. La voiture n’a pu faire ses premiers tours de roue que trois semaines avant les 24 Heures et n’a effectué avant la course mancelle que deux séances d’essai à Nogaro, puis sur le Bugatti. Dans ces conditions, beaucoup pensaient que ces 24 Heures seraient très difficiles, d’autant que le Pegasus Racing qui engageait la voiture et les trois pilotes -Julien Schell, Frédéric Da Rocha et David Zollinger- étaient des néophytes des 24 Heures. Après des essais calmes mercredi, Julien Schell démontra le potentiel de cette toute jeune voiture le jeudi, laissant après la première séance qualificative quatre LMP2 derrière lui, la Norma partant finalement en 28ème position. Malheureusement, une collision avec la Spyker mit fin prématurément à l’aventure. A revoir au plus tôt…
O
O comme OAK Racing - Le team nivernais est une nouvelle fois sur le podium de la catégorie LMP2 grâce au trio Guillaume Moreau/Matthieu Lahaye/Jan Charouz et place sa seconde voiture à la quatrième place avec Richard Hein/Jean-François Yvon/Jacques Nicolet. Ce dernier peut se féliciter d’avoir pu contrecarrer l’hégémonie HPD et ve pouvoir préparer sereinement le passage en LMP1 du team.
O comme Oreca – Hugues De Chaunac, même si l’abandon de la Peugeot 908 en fin de course l’a durement frappé, peut néanmoins être satisfait du week-end manceau, avec la quatrième place de l’Oreca-AIM du trio Ayari/André/Meyrick -première des protos essence- et la course magnifique de la 908 n°4 de Panis/Lapierre/Duval, avec en prime le meilleur tour en course de Loïc Duval, plus vite que la pole de Bourdais. Le patron d’Oreca a prouvé que Peugeot avait eu raison de lui faire confiance. On se souviendra également de l’image de Hugues De Chaunac réconfortant Olivier Quesnel après l’abandon de la dernière Peugeot officielle. La classe…
Claude Foubert