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Soleil et palmiers : les carnets de voyage, Tome 1.

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C’est avec le bruit d’une cascade en arrière plan, surplombée par quelques palmiers, et jouxtant une belle piscine que débuteNT ces carnets de voyage. Il y a pire comme conditions, non ? Ca y est, nous sommes de nouveau en Floride !

Tout a débuté Dimanche matin à l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle avec en ce qui me concerne une mauvaise nouvelle au matin. Je me suis coincé le dos… Rien de bien méchant mais suffisant pour rendre le transport de mes valises douloureux… Grande première cette année pour EI, je ne suis pas le seul envoyé spécial sur place. Antho et Julie sont également là ! De quoi vous abreuver largement en photos et en texte de ces 57èmes 12 Heures de Sebring… Nous nous retrouvons donc dans l’aérogare avec mes habituels compagnons de ce périple désormais devenu une tradition bien agréable : Jérôme Mugnier et Christian Vignon.

Le voyage se déroule en deux temps puisque nous faisons une escale à Philadelphie. Cette première partie du voyage nous permet de découvrir au loin les côtes du Groënland. Julie sort l’appareil photo pour fixer cet instant. Après plusieurs petites siestes pour toute notre équipe, nous arrivons à Philadelphie ou l’atterrissage est un modèle de douceur. Complètement à l’opposé de ce que j’ai pu expérimenter au Castellet lors de la journée Loeb-Sarrazin !

Nous passons l’immigration qui se passe très bien pour tout le monde. Les agents sont beaucoup plus sympas qu’à Miami. Il faut dire que le flux migratoire doit y être beaucoup moins important donc ils sont plus relax. Nous récupérons les bagages chacun de notre côté mais… Il manque Christian ! Nous partons à la recherche de notre compagnon. En fait, lui est toujours bloqué à l’immigration. Non pas que ça se soit mal passé mais il est tombé sur la file la plus lente. Avec un contrôleur qui prenait bien son temps. Alors il a changé de file, puis encore une fois. Et encore une fois ! Avant de trouver la bonne… Mais nous étions déjà loin…

Regroupage de l’équipe et nous repassons les contrôles de sécurité pour le second vol. Une bien belle file d’attente qui nous donne le temps de deviser sur la couleur de la future Peugeot 908 Pescarolo, sur la composition des équipages au Mans mais aussi bien entendu, sur la course des 12 Heures de Sebring. Prête l’Audi R15 ? C’est à voir…

Décollage pour le second vol. Tandis que mes amis poursuivent leurs débats, je me laisse plonger dans un sommeil réparateur. Soudain une annonce et tout le monde s’excite à bord. Que se passe-t-il ? Mon voisin est fou furieux ! Explication toute simple : nous sommes à la droite de l’appareil or le lancement de la navette spatiale est visible depuis l’avion mais seulement si l’on est à gauche ! Quasi impossible de voir quoi que ce soit, quel dommage ! Nous voyons les passagers de gauche faire des photos et nous assistons donc au lancement via des écrans de 4cm par 3. Euh, on a vu mieux… Bon tant pis !

Atterrissage à Orlando ou nous retrouvons Eric Gilbert et Nancy de Motorsport.com ainsi que Marcel de Planet Le Mans. La fine équipe est intégralement constituée. Elle va immédiatement se séparer en deux. Tout le monde prend la direction du circuit sauf Christian, Jérôme et moi-même qui allons jouer les touristes durant deux journées avant de les rejoindre mardi soir à Sebring…

Nous attendons une grosse demie-heure avant de pouvoir louer notre voiture tant il y a peu de guichets ouverts. Sommes-nous impatients, nous les frenchies, ou sont-ils vraiment dilettantes, ces américains de Floride ? Probablement un peu des deux… M’enfin… Nous récupérons notre Chevrolet Malibu et nous nous séparons donc du reste de la troupe. Direction, un hôtel… à définir ! Nous n’avons pas réservé comme d’habitude. De toute façon, des hôtels, il y en a partout ici et on peut négocier le prix sur place donc c’est la bonne méthode. Mais il faut trouver vite maintenant. Car les yeux ont tendance à se fermer et la conduite se fait difficile. Après un rapide repas dans notre premier fast-food de la semaine, nous cherchons activement. Les premiers sur lesquels nous tombons sont des Motel bas de gamme dans un quartier inspirant moyennement confiance. Passons notre chemin. Un peu plus loin, nous trouvons un Quality Inn à 33$ la nuit par personne dans une suite. Banco ! Nous nous apercevons ensuite qu’il y a même une piscine. Bingo !

Le sommeil ne tarde pas à venir malgré le bruit de la cascade artificielle, un rien kitsch, qui jouxte nos chambres… Après une nuit très réparatrice, nous prenons le petit déjeuner au bord de la piscine en short et en T-shirt ! Que c’est bon… Du coup, nous prenons notre temps et savourons l’instant.

Allez, en voiture Simone ! Direction Saint-Augustine, une bourgade touristique à environ 150 km au Nord d’Orlando. Nous prenons tout d’abord la direction de Daytona ou nous passons derrière le Speedway. Les structures sont impressionnantes mais nous ne nous arrêtons pas.

Nous poursuivons jusqu’à Daytona Beach. La ballade en voiture sur la plage étant payante à cette heure de la matinée, nous allons marcher ! La plage est tellement énorme qu’il est impossible de la voir bondée. Mais il y a pas mal de monde et notamment beaucoup de jeunes car ici, c’est le Spring Break, les vacances de printemps… Nous voyons un truc étonnant : un télésiège qui permet de se déplacer du bord de la plage jusqu’au bout d’une jetée. Soit un voyage d’environ 200 mètres pour un dénivelé d’environ 10 cm, pas plus ! Mais quel peut bien être alors, l’intérêt d’un télésiège ??? Pas comprendre.

Nous reprenons la voiture et longeons la côte par une route bien sympathique. Si seulement nous avions pris les maillots !!! Puis nous parvenons enfin à Saint Augustine. Pour cela, il nous faut franchir un pont relevable qui permet de laisser passer les grands navires.
Nous commençons par nous restaurer dans un agréable restaurant mexicain en terrasse et sous les ventilateurs avec vue imprenable sur la baie et sur la citadelle espagnole du 17ème siècle qui la protège. Difficile de se croire encore aux Etats-Unis…

Après le repas, nous partons en ballade dans ce village ou l’on ressent des atmosphères diverses. Un peu de New Orleans, un peu de Key West que nous avions visité l’an passé et un peu de charme des villages à l‘ancienne que nous connaissons bien de l‘autre côté de l‘Atlantique. Si le soleil est parfois voilé, il chauffe tout de même très sérieusement l’atmosphère et les ruelles ombragées de Saint Augustine sont un régal de fraîcheur. Ajoutez-y l’odeur des fleurs d’oranger qui se dégage sur la place centrale (la plus ancienne place publique d’Amérique du Nord) et vous comprendrez que le moment est sympathique. Contrastes à l’américaine, ces petites ruelles typiques alternent avec des bâtiment imposants mais non dénués de charme tels un musée ou collège ou il doit faire bon être étudiant ! Nous concluons nos pérégrinations par un tour de la fameuse citadelle qui après le départ des espagnols fut utilisé par l’armée américaine dès le début du 19ème siècle.

Allez, il est temps de retourner sur Orlando. Par l’autoroute cette fois-ci, ce sera plus rapide. Nos discussions dans la voiture sont toujours aussi animées et nos opinions souvent tranchées ne nous mettent pas toujours d’accord… Mais c’est amusant !

Retour à l’hôtel. Allez une tête dans la piscine !!! Elle est bonne… Et pendant que nous faisons trempette avec Christian, Jérôme tape sur le clavier de son ordinateur. En ce lundi soir, il a une un papier à rendre. Après le réconfort, l’effort… Pour nous c’est un crawl efficace ou une brasse gracieuse mais pas d’ordi. On verra ça plus tard. Et tandis que nous devisons dans l’eau, un homme s’adresse à nous. « Vous êtes français ? Moi aussi… » Décidément, et dire que nous sommes à plusieurs milliers de kilomètres de Paris…

Demain (mardi) sera un autre jour. Le programme touristique n’est pas encore verrouillé. Nous verrons bien… Plusieurs possibilités s’offrent à nous. Une chose est sûre. Le soir venu, nous prendrons la route de Sebring rejoindre la deuxième moitié de la troupe et voir de près cette Audi R1 qui fait déjà des misères à la concurrence. En attendant, nous profiterons une nuit de plus du bruit de la cascade et du vent dans les palmiers…

Laurent Chauveau

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