Le Mans

La Norma-Judd se teste sur le Bugatti…

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Moins d’une semaine après ses premiers essais sur le circuit de Nogaro, la Norma-Judd du Pegasus Racing était de retour en piste. Cette fois, c’est sur le circuit Bugatti au Mans que la Norma a été testée, prenant ainsi un avant-goût de ce qui l’attend dans un peu plus de quinze jours pour les premières séances d’essais des 24 Heures. La Norma tournait en même temps que deux Pescarolo école, aux mains de Christopphe Tinseau et Vincent Capillaire. La nostalgie se fait encore sentir chez Pescarolo Sport, témoin cet improbable panneautage frappé du numéro 17!

 

Alors que ces jours derniers, le ciel manceau était parfaitement serein et la température estivale, les premiers signes de changement apparaissaient en course de matinée, avec une météo pas très optimiste pour l’après-midi.

 

Les trois pilotes, Julien Schell, David Zollinger et Frédéric Da Rocha étaient présents pour ces essais. Pour Julien, c’était des retrouvailles avec un Bugatti sur lequel il n’avait plus tourné depuis le temps où il courait en Formule Ford (il a été champion d’Allemagne de F Ford en 2001 et champion de France en 2002. Il nous avouait avoir perdu quelque peu ses repères sur le circuit. Norbert Santos, le constructeur de la Norma, et Guillen Roux, le jeune concepteur de la Norma M200, étaient également dans le stand.

 

Le matin, la Norma a pris ses marques sur le circuit, couvrant une bonne trentaine de tours, sans soucis particuliers. L’après-midi, David Zollinger d’abord, Frédéric Da Rocha ensuite et Julien Schell enfin se succédèrent au volant de la LMP2. Les runs de Frédéric Da Rocha furent interrompus par une grosse averse qui avait détrempé la piste. Frédéric Da Rocha nous confiait sa satisfaction, s’étant acclimaté très rapidement à la Norma et ne tarissant pas d’éloges quant au moteur Judd. Julien Schell nous précisait “la différence ne se fait pas seulement sentir en termes de puissance, mais également de plage d’utilisation. Sur le bloc AER, cette plage s’étalait sur 2000 tours/minute seulement, avec le Judd, c’est pratiquement 7000 tours de mieux!”

 

Cette interruption fut mise à profit pour changer les ressorts. Norbert Santos et Guillen Roux choisissaient de monter des ressorts plus dur, ceux-ci donnant davantage de satisfaction aux pilotes.

 

C’est Julien Schell qui reprit la piste après que la pluie ait cessé, chaussé en Dunlop pluie, la piste éant encore très humide. Claude, le père de Julien, décida également de jouer sur les barre anti-roulis afin de voir la Norma à peu près en configuration pluie. Il nous expliquait que sur la Norma, le passage d’un set-up sec au set-up pluie était facilité par un système adapté. Les capots enlevés et la voiture levée, il suffirait pratiquement de quatre minutes pour changer la configuration.

 

Norbert Santos nous confiait qu’il avait maintenant hâte d’être confronté à la concurrence, afin de s’étalonner aux Lola et autres Pescarolo.

 

Après le Bugatti, “la voiture va passer en peinture, nous allons monter un moteur neuf et procéder aux dernières vérificationns, puis direction Le Mans,” nous expliquait Julien.

 

Claude Foubert

 

 

 

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