Habituellement théâtre de la finale du championnat, Laguna Seca accueillait cette fois la troisième manche de l’ALMS, sur un format inédit de six heures. En Californie, sur le circuit au célèbre Corkscrew, le spectacle n’a pas manqué, la victoire se jouant dans les dernières minutes. Et comme à Long Beach, Highcroft repart avec un nouveau succès, tandis que le Flying Lizard s’impose en GT2.
Après de nombreuses neutralisations, dix au total, c’est dans la dernière heure que tout s’est joué. A l’issue des derniers ravitaillements, la HPD/Highcroft menait devant la Lola-Mazda du Dyson Racing. Mais alors que Marino Franchitti avait conservé ses gommes, Guy Smith lui profitait de pneus neufs. Las pour ce dernier, il devait rejoindre son stand à 24 minutes du terme, après un problème de filtre à huile qui stoppait définitivement la marche de la Lola-Mazda, auteur de la pole.
Highcroft et le trio Pagenaud/Brabham/Franchitti filait vers la victoire. Victoire décrochée après que la HPD se soit élancée en fond de grille et que Simon Pagenaud ait réalisé un début de course impressionnant, réintégrant le Top 4 après seulement 4 tours et s’emparant des commandes dès le début de la deuxième heure ! Profitant des malheurs de la Lola-Mazda, la Porsche/Cytosport se classe deuxième. Pourtant, tout n’a pas été simple pour cette auto. Leader après le retrait de la Lola/Intersport, qui avait mené la première heure avant de casser son moteur, la RS Spyder a ensuite déchanté : Memo Gidley partait en tête à queue lors d’un restart au cours de la quatrième heure et les mécanos devaient intervenir durant plusieurs tours pour un problème de sélecteur de boîte semble-t-il.
Comme la Lola-Drayson a vécu une course cauchemardesque – bac de Drayson dans le premier tour puis transmission cassée – et que la Lola/Autocon a été à l’origine de plusieurs neutralisations avant d’abandonner, c’est une Formula le Mans qui se classe troisième du classement général. Déjà vainqueur à Sebring, Level 5 s’impose de nouveau, avec Christophe Bouchut au volant. L’équipe de Scott Tucker devance le Genoa Racing de sept secondes sur la ligne, les rebondissements n’ayant pas manqué dans cette catégorie.
Du spectacle, il y en également eu en GT2, où la bataille a tenu toutes ses promesses. Ferrari a d’abord mené, avec Risi, puis Extreme Speed et de nouveau Risi. Au gré des neutralisations et des ravitaillements, chacun a eu son moment de gloire : les deux Corvette, les deux BMW et la Porsche du Flyinh Lizard ont également mené. A la mi-course, ils étaient même sept en sept secondes !
Comme au classement général, tout s’est joué dans les dernières minutes. Lors du dernier restart, Patrick Long trouvait l’ouverture sur Joey Hand et s’emparait des commandes de la catégorie, à seulement huit minutes du drapeau à damiers ! Plus rien ne pourra priver le Flying Lizard d’une nouvelle victoire. La Corvette de Beretta/Gavin complète le podium, à moins de trois secondes. Le duo aurait certainement pu espérer mieux sans les dernières neutralisations.
La Ferrari/Risi a connu une course mouvementée. Elle perdait d’abord la tête après un tête à queue d’une FLM devant elle. C’est ensuite un contact avec un autre concurrent qui lui coûtait un temps précieux, avec, entre autres, la perte du spoiler avant. Tandis que Extreme Speed se classe cinquième, la seconde Corvette a elle aussi connu son lot de problèmes. Malgré un stop&go dans le premier tiers de l’épreuve, Magnussen était revenu aux commandes. Mais il était ensuite victime d’une crevaison en fin de course, avant que le team n’écope d’une nouvelle pénalité ! La n°3 précède finalement la Porsche/Falken, auteure d’une course relativement discrète.
Enfin, le Black Swan Racing s’offre sa première victoire en GTC, après avoir mené la classe durant les six heures de course. Tim Pappas et les frères Bleekemolen l’emportent devant TRG et la GT3 Cup n°81 du Alex Job Racing., troisième pour une petite seconde.
Le classement complet est ici.
Anthony Megevand