En 2009, le Classic Endurance Racing avait réussi à réunir 59 voitures dans ses paddocks pour la deuxième course de la saison. Jamais, en six années d’existence cela ne s’était produit, et aussi bien la qualité des autos que l’ambiance environnante laissaient présager de belles choses pour l’avenir… Spa-Francorchamps 2010 confirme en poussant un peu plus loin les limites du succès avec 65 voitures sur la liste des engagés!
Côté ambiance, rien à redire. Que ce soit le nouveau studio photo mis en place pour “flasher” les pilotes, le dîner du vendredi soir, ouvert à tous les concurrents et leurs équipes au milieu des voitures du Musée de Stavelot, ou encore les attentions quotidiennes apportées par le staff pour l’ensemble du paddock, tout semblait réuni pour faire de la deuxième course de la saison un rendez-vous unique.
Si Spa-Francorchamps faisait honneur à sa réputation avec des conditions climatiques capricieuses tout au long du week-end, ce n’est que lors de la seconde séance d’essais qualificatifs, le samedi matin, que les forces en présence se révélèrent réellement et que les écarts se resserrèrent.
Faisant parler le turbo de sa Porsche 936 dans les dernières minutes, Jean-Marc Luco s’emparait de la pole position devant la Ferrari 712 de Paul Knapfield. Derrière eux, leurs poursuivants directs promettaient de belles passes d’armes avec des temps contenus, de la 3ème à la 24ème place, en moins de 10 secondes!
Dès l’extinction des feux, les deux leaders prenaient la mesure du Toboggan des Ardennes avant que Jean-Marc Luco ne parte en tête à queue à Combes. Dégringolant à la 7ème place, il allait finalement abandonner à mi-course après avoir tout de même regagné la deuxième place et aligné un tour en course en 2:25.322. Si Knapfield se retrouvait avec le champ libre, avec quelques secondes derrière lui, le public belge pu apprécier la belle lutte que se livrèrent Ludovic Caron (Chevron B21), Kevin Wilkins et Mike Catlow (Lola T296 Ultramar), Carlos Barbot (Lola T280 HU1) et Michel Quiniou (Lola T280 HU4) respectivement 2ème, 3ème, 4ème et 5ème en moins de 6 secondes.
Parmi les plus belles batailles, la catégorie Proto 1 remporte très certainement la palme avec une lutte acharnée entre la Lola T70 Spyder de David Ferrer, les Chevron B16 de John Sheldon et Stephane Gutzwiller, et la McLaren M1B de Marc Hévia. Les quatre hommes, à la tête d’un groupe de 8 Proto 2 exprimèrent la mesure de leur talent en donnant la réplique à des voitures parfois nettement plus puissantes. Mais il ne faudrait pas oublier la performance de Bernard Moreau, une nouvelle fois aux avant-postes au volant de sa Porsche 2.8 RSR (20ème au général et 1er des GT1). Rééditant sa performance du Paul Ricard HTT, il monte sur la plus haute marche du podium de sa catégorie.
Dans la catégorie GT2, Michael McInerney s’impose au volant de sa BMW M1 devant celle des Portugais Fernando Espirito Santo et Pedro Mello Breyner. Michael Erlich ferme la marche en profitant de l’abandon de Philippe Hottinguer à 5 tours du drapeau à damier. Le classement est ici.
Après cette septième course consécutive sur le circuit du Spa-Francorchamps, le troisième meeting de la saison pointe déjà à l’horizon sur le célèbre circuit de Monza les 4, 5 et 6 juin prochains où pour ce troisième rendez-vous, Classic Endurance Racing tiendra le haut de l’affiche dans le cadre de la 56ème Coppa InterEuropa storica.
Source : Classic Endurance Racing