FIA GT Series

Henri Moser : "Les courses se joueront au dixième! "

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Titré en Championnat d’Europe GT3 en 2007, Henri Moser a poursuivi la saison suivante dans la catégorie supérieure, avant de rouler l’an passé sur une Audi R8 LMS en ADAC GT Masters. Changement de cap cette saison avec une présence en Championnat du Monde GT1 au volant d’une Nissan GT-Rs Swiss Racing Team. Pour couronner le tout, le Suisse fera équipe avec une pointure, en la personne de Karl Wendlinger. Avant de partir en quatrième ligne pour la Course Qualificative, Henri revient sur son début de week-end :

 

Laurent Mercier : Henri, comment se passe ton début de week-end ?

Henri Moser : « C’est un peu difficile car pas mal d’équipes ont caché leur jeu depuis les derniers essais consacrés à la Balance de Performance. Pour notre part, nous avons joué le jeu et les Nissan ont été pénalisées de 30 kg supplémentaires. La séance qualificative a été écourtée, ce qui fait que nous n’avons donc pas pu aller au terme des trois séances. Nous avons fait une auto facile à rouler et il nous reste encore pas mal de bons pneus à passer. Nous ne devrions pas avoir de problèmes pour la course 1. Le team est toujours en mode découverte car nos essais hivernaux se sont déroulés uniquement sous la pluie ou par une température très hivernale ».

 

Quel est ton premier sentiment sur le Championnat ?

« C’est hyper relevé et sur ce type de format, il va y avoir de belles batailles du début à la fin. Tous les pilotes sont affûtés. Avec des manches d’une heure, ce sera encore plus dur qu’avant et je pense que cela se jouera au dixième toute la course. Pour ma part, j’ai l’habitude de ce format, que ce soit en FIA-GT3, GT Open ou ADAC GT Masters. Il y a des petites clés à trouver, sachant qu’il faut s’arrêter au bon moment. Nous sommes situés dans le dernier box, ce qui est un avantage car personne ne risque de te gêner lorsque tu reprends la piste ».

 

Tu as connu le handicap temps en GT Open et là tu te retrouves avec un handicap poids. C’est différent à gérer ?

« Le handicap poids est quelque chose d’affreux pour un pilote. Si tu embarques 60 kg, tu peux tout juste jouer placé et si tu as encore plus, là tu es carrément hors du coup. En revanche, il n’est pas évident pour le spectateur de comprendre le handicap temps. Même si tu domines le début de course, tu peux te retrouver 7ème ou 8ème après le changement de pilote. Par contre, cela laisse de la place au pilotage pur et dur. Avec du poids supplémentaire, tu dois tout donner pour faire avancer la voiture ».

 

La Nissan GT-Rs est une auto facile à dompter ?

« C’est une très bonne auto. Elle a un excellent moteur. Tout le team travaille d’arrache pied pour prendre la mesure de l’auto. La GT-Rs est bien sur un tour en performance pure. Malheureusement, les 30 kg supplémentaires changent un peu la donne. Pourtant, Heinz-Harald Frentzen, Test Driver FIA, a tourné en 2.09.00 mn et à titre de comparaison Michael Krumm en 2.08.700 mn. Nous avons 30 kg en sus et les Corvette seulement 10, alors que le meilleur temps établi par la C6.R de Zuber est en 2.06 mn, soit nettement moins que sa poursuivante immédiate ».


L’auto est totalement différente de la Ford GT avec laquelle tu avais roulé l’an passé ?

« Oui elles ont une philosophie différente. La Ford était plus facile et plus prévenante. Mais je pense qu’une fois que l’on aura trouvé toutes les clés de la Nissan, elle sera une arme redoutable ».

 

Avoir un équipier de la trempe de Karl Wendlinger doit être quelque chose de particulier ?

« Sans aucun doute ! Ce n’est que ma cinquième saison en sport automobile et je suis certain que je vais encore beaucoup apprendre à ses côtés. Nous partageons toutes les données et c’est vraiment un pilote de bon conseil. Peu de pilotes ont eu la chance de partager le baquet avec lui. C’est fantastique ! Avoir Seji Ara dans l’équipe est aussi un atout car il a une grande expérience ».

 

Quelles sont tes impressions sur le circuit ?

« Pour moi c’est un circuit tout ce qu’il y a de plus normal. C’est autour que c’est gigantesque. Sinon le tracé est technique avec deux courbes qui se prennent soit en seconde, soit en troisième. Le reste est composé de chicanes ou de virages à 90 degrés. C’est un circuit fait et pensé pour la Formule 1 ».

 

En parallèle à ta carrière de pilote, tu poursuis toujours tes études ?

« Oui je suis des études de droit. Si cette saison se passe bien pour moi, elle pourrait me servir de tremplin pour la suite. Je compte bien poursuivre ma carrière en GT et 2010 sera une année déterminante. A moi de montrer de belles choses… Je ferai tout ce que je peux pour passer pilote d’usine. J’aimerais bien faire cela plusieurs saisons avant d’entrer dans la vie active. J’ai vu trop de pilotes se consacrer à fond dans le sport automobile et se retrouver sans rien une fois leur carrière de pilote terminée ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet