On ira pas jusqu’à dire, comme le communiqué Aston Martin, qu’il s’agit d’une « pole sensationnelle ». En revanche, avouons-le, c’est une surprise de voir la Lola-Aston décrocher la pole sur le circuit de Long Beach, théâtre de la deuxième manche de l’American Le Mans Series. Malgré le poids du V12 et une auto dessinée pour Le Mans, Adrian Fernandez a devancé l’Acura/Highcroft de Simon Pagenaud, tandis que Ferrari a dominé le GT2. Les chronos sont ici.
En 16 participations dans les rues de Long Beach, Adrian Fernandez n’a encore jamais décroché une pole au classement général. C’est désormais chose faite, grâce à un record du tour en LMP1. Il s’en est fallu de peu pour le Mexicain, qui précède de seulement soixante-douze millièmes l’Acura de Simon Pagenaud. Le Français occupait d’ailleurs le premier rang à la mi-séance, avant que le drapeau rouge ne soit déployé. Si l’on ajoute la Lola-Mazda du Dyson Racing, troisième à un peu moins d’une seconde, cela devrait nous offrir une course intéressante : les équipages des deux meilleures LMP2 sont homogènes et ces deux autos devraient être mieux en consommation.
Pour le reste, on est un peu plus sceptique. La Porsche RS Spyder du Team Cytosport est certes quatrième à une seconde, mais son duo devrait souffrir d’un manque d’homogénéité. A noter la cinquième place de la Lola-AER du Intersport Racing, qui va certainement jouer les trouble-fêtes au départ. Petite déception en revanche pour la Lola-Judd du Drayson Racing, sixième à près de quatre secondes.
Septième – à seulement deux dixièmes de la Lola – Christophe Bouchut offre la pole en LMPC à Level 5. Le Tricolore a pris le meilleur sur la FLM du Team Gunnar, à trois dixièmes. Le reste de la meute est distancée : neuf dixièmes pour Genoa Racing et plus d’une seconde pour Primetime. Les deux autres Formula Le Mans pointent derrière les meilleures GT2.
Le GT2 justement, il a répondu aux attentes avec huit voitures en une seconde. Voir Jaime Melo et Ferrari n’est pas une surprise, Risi restant sur un succès probant à Sebring. En revanche, l’écart – six dixièmes – est lui plus étonnant. Six dixièmes entre le premier et le deuxième, contre quatre dixième entre le deuxième et le huitième ! Etonnant aussi est le nom de celui qui partagera la première ligne : un an après ses débuts, ici même, le Team Falken se classe deuxième et meilleur représentant Porsche. Les gommes tiendront-elles la distance : that’s the question ! Derrière, on trouve les Corvette, troisième et cinquième, entre lesquelles s’est intercalée la GT3 RSR du Flying Lizard. On attendait certainement mieux des BMW du Rahal-Letterman Racing, sixième et septième, mais les 25kg reçus depuis Sebring semblent peser dans la balance. Avec quatre marques représentées dans les sept premiers, le départ s’annonce chaud-bouillant !
En GTC, c’est Jeroen Bleekemolen qui offre au Black Swan Racing la pole, 241 millièmes comme la Porsche GT3 Cup du Team TRG. Suivent le GMC Racing et les trois voitures du Alex Job Racing. Là aussi, les bagarres ne devraient pas manquer…
Départ de la deuxième manche de l’ALMS à 2h40 (heure française),
Anthony Megevand