Le Mans

Andy Meyrick : "Le rêve va devenir réalité."

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Le Team AIM ORECA-Matmut affiche désormais complet pour les 24 Heures du Mans avec le renfort de Andy Meyrick et Didier André, et le capitaine de route Soheil Ayari. Si Andy Meyrick était présent lors des Essais Officiels Le Mans Series, il n’était pas dans le baquet de l’ORECA 01 pour les 8 Heures du Castellet. Toutefois, il a passé son week-end dans la structure varoise en compagnie des pilotes. Le pilote britannique souhaitait s’intégrer complètement dans l’équipe avant d’affronter le double tour d’horloge sarthois : « ORECA est un team très structuré où chacun sait ce qu’il a à faire. Ils sont professionnels et la barrière de la langue n’est pas du tout un problème. J’ai souhaité être présent au Castellet pour continuer ma découverte de tous les membres de l’équipe technique. C’était très important pour moi d’être là et je suis enchanté de piloter cette voiture dans de telles conditions ».

 

« Dès que j’ai pris le volant de l’ORECA 01 en mars, j’ai de suite été à l’aise dans l’auto » poursuit Andy. « Après ma saison 2009, sur l’Audi R10 TDI, il a fallu que je m’habitue au pilotage d’un prototype essence. Le châssis est incroyable. En réalité, le seul problème est venu de la météo, très froide. Il avait été difficile de faire monter les pneus en température. Compte tenu du résultat des 8 Heures du Castellet, je ne peux qu’être confiant pour la suite et principalement pour Le Mans ».

 

En juin dernier, le Britannique était déjà dans la Sarthe, mais en observateur : « Comme tous les pilotes, les 24 Heures du Mans restent LA course où il faut être au départ. Même si le Team Kolles avait deux Audi au départ, je n’étais pas dans l’effectif. Ce n’est pas pour autant que je suis resté inactif. J’étais présent toute la semaine auprès des pilotes titulaires et des ingénieurs. Cela m’a permis d’emmagasiner un maximum d’expérience à plusieurs niveaux, comme analyser les spécificités d’un tel circuit. Je dois dire que c’était enrichissant. C’est une course qu’il faut aborder différemment des autres. J’ai encore du mal à croire que je serai au départ en juin (rires). J’étais déjà venu à l’âge de 14 ans et je me suis toujours juré qu’un jour je serai en piste. Ce moment va arriver et je vais savourer cette semaine mancelle. Le rêve va devenir réalité ».

 

C’est le mois dernier que Andy avait débuté sa saison en prenant part aux 12 Heures de Sebring sur la Lola-Mazda du Dyson Racing : « C’était pour moi une découverte. Malheureusement nous avons été retardés en début de course. Les courses américaines sont totalement différentes de ce que l’on peut connaître en Europe. L’an passé, j’étais présent Road Atlanta pour Petit Le Mans et je me suis dit « waouh quelle ambiance ! ». Là-bas, tout est plus ouvert et les fans sont plus proches des pilotes et des autos. Les circuits sont aussi à l’inverse de ce que l’on peut avoir en Europe car ils sont plus étroits et la moindre faute se paie cash ».

 

L’intégralité de la saison American Le Mans Series n’est pas au programme : « Je dois rouler de nouveau avec Dyson Racing à a fin du mois en vue de la course de Laguna Seca. Pour le moment, une seule auto est engagée mais il se pourrait que la seconde dispute certaines épreuves ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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