Stéphane Ratel avait présenté durant les 24 Heures de Spa 2008 une première ébauche ce que pourrait être « son » Championnat du Monde GT1. Moins de deux ans plus tard, pari réussi pour le promoteur avec 24 autos au départ à Yas Marina et un label Championnat du Monde FIA. Compte tenu d’une conjoncture économique peu favorable, on ne peut que s’en féliciter. Malgré tout, la moitié du plateau arrive à bout d’évolution et il faudra trouver à court terme des remplaçantes aux Aston Martin DBR9, Maserati MC12 et Corvette C6.R.
L’avenir n’est pas forcément sombre puisque l’ont peut légitimement penser que Ferrari, Porsche, McLaren et maintenant Mercedes doivent regarder ce qui va se passer dans les prochains mois du côté des courses GT1. A l’heure actuelle, les sceptiques du GT1 en sont pour leur frais… Il reste maintenant à développer la médiatisation de la série pour faire venir un maximum de pilotes, de concurrents et de spectateurs. Pour être totalement franc, à l’issue de la conférence de presse donnée par Stéphane Ratel à Spa en 2008, nous n’avions pas tout saisi (et nous n’étions pas les seuls), avec des GT3 upgradés qui pouvaient devenir GT2 et même GT1, le tout avec un look distinctif. Une Aston Martin DBR9 qui n’était plus éligible, contrairement à une Lamborghini Murcielago et une Corvette qui devait aller rouler en GT2. Bref, il est bien loin le temps de l’usine à gaz car Maserati, Corvette et Aston Martin sont toujours bien présents, avec un nouveau kit d’homologation. Reste l’épineux problème du lest embarqué en cas de bons résultats, spécificité des séries badgées SRO. Souhaitons que la balance de performance soit bien équitable et que le meilleur gagne !
Malheureusement, le GT2 fait les frais pour le moment de ce nouveau championnat, les concurrents devant trouver refuge dans d’autres séries. Si bon nombre d’observateurs pensaient que le GT1 allait disparaître au profit du GT2 et que le GT3 allait supplanter le GT2, il n’en est rien pour le moment.
Championnat du Monde GT1, ce qu’il faut savoir…
- Chaque pilote doit effectuer une période de conduite minimale de 25 minutes durant chaque course.
- Durant l’Epreuve, aucune voiture ne pourra utiliser plus de quatre trains de pneus pour temps sec.
- Deux moteurs autorisés par saison et par voiture. A partir du 3ème moteur, un recul de cinq places pour la voiture sur la grille de départ.
- Le « succes ballast » sera toujours en place pour la Course de Championnat : 1er (+ 40kg), 2ème (+30 kg), 3ème (+20 kg), 4ème (+ 10kg), 5ème (0 kg), 6ème (- 10 kg), 7ème (- 20 kg), 8ème (- 30 kg), 9ème (- 40 kg).
- Les Epreuves comprendront les séances suivantes : une séance d’essais libres de 80 minutes, une séance de pré-qualificative de 80 minutes, une séance d’essais qualificatifs de une heure, un warm-up de 30 minutes, une course Qualificative et une course de Championnat. La grille de départ de la course de Championnat sera déterminée en fonction des résultats de la course Qualificative Il y a une séance d’essais qualificatifs de 60 minutes divisée en trois sessions avec une pause entre chacune d’elles.
- Les Essais Qualificatifs : a) De 0h00 à Oh20 (Q1), toutes les voitures conduites par les “Pilotes 1″ seront autorisées sur la piste et à l’issue de cette période, les huit voitures les plus lentes ne pourront plus prendre part à la séance b) De 00h27 à 00h42 (Q2), les seize voitures restantes conduites par les “Pilotes 2″ seront autorisées sur la piste et à l’issue de cette période, les huit voitures les plus lentes ne pourront plus prendre part à la séance. c) De 00h50 à 1h00 (Q3), les huit voitures restantes conduites par les Pilotes 1 seront autorisées sur la piste..
- Un arrêt obligatoire aux stands pour changement de pilotes et des 4 pneumatiques est à effectuer durant chacune des 2 courses entre la 25ème et la 35ème minute.
Laurent Mercier