Après Nico Verdonck, c’est Gavin Cronje, co-vainqueur de la Formula Le Mans Cup, que nous avons rencontré. Comme son coéquipier, le Sud-Africain s’est illustré tout au long de l’année au volant de la FLM09 alignée par DAMS. Et comme son compère, il espère bien que ses premiers pas dans une LMP1 ne seront pas sans suite. Entretien.
Gavin, quelles sont tes premières impressions sur la ORECA 01 ?
(après ses cinq premiers tours) « C’est une excellente expérience et cela nous offre une belle exposition. Par rapport à la Formula Le Mans, l’adhérence est bien plus importante. Tout est mieux ! Une fois dans le cockpit, il y a beaucoup de choses à apprendre en peu de temps et on se doit d’être conservateur lors des premières boucles. Mais dès le début, j’ai pris du plaisir ! »
(après une nouvelle série) « Lors du tout premier roulage, on ressent les différences mais on pense qu’elles ne sont pas si importantes. Et puis, plus on roule, plus on comprend le fonctionnement de la voiture. La direction est assez différente de la Formula Le Mans et il faut bien assimiler le style de pilotage nécessaire. J’ai roulé avec plusieurs types de pneus : c’est intéressant parce que je n’ai pas l’habitude de tester différents composants. »
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Quel est ton souhait pour l’avenir ?
« J’aimerai rouler en LMP1, mais les budgets à rassembler sont importants. Ce n’est pas facile dans le contexte économique actuel, même en Afrique du Sud. Mais je souhaite poursuivre en prototype : ce sont des voitures qui offrent davantage de possibilités en matière de développement. C’est plus intéressant. »
Comment sont perçues tes performances en Afrique du Sud ?
« Beaucoup de médias sud-africains ont parlé de mes prestations en Formula Le Mans. En général, les gens soutiennent beaucoup les sportifs lorsqu’ils connaissent des succès au niveau international. Qui plus est, les sud-africains sont très intéressés par tout ce qui concerne la haute technologie. Ils apprécient vraiment cela. »
Pour revenir à 2009, la Formula Le Mans a joué son rôle de filière ?
« Complètement. J’ai beaucoup appris au fil de la saison. Le championnat s’est très bien passé et la Formula Le Mans nous a donné l’opportunité de découvrir les prototypes et de grands circuits comme Le Mans. Je suis très heureux de cela. Mais il reste beaucoup à apprendre en Endurance, tel que le trafic, la stratégie, la gestion des arrêts au stand. L’an prochain, tout cela sera possible puisque les FLM seront intégrées aux Le Mans Series, c’est une bonne chose. »
Le Mans, c’est une découverte qui t’a marqué ?
« C’est vraiment incroyable. J’imagine à l’époque où les pilotes parcouraient la grande ligne droite sans les chicanes : ça devait être dingue ! Les 24 Heures du Mans, c’est tout simplement autre chose. C’est un mythe. 230 000 spectateurs… On ne voit ça nul part ailleurs ! »
Anthony Megevand

