Le Mans

Jacques Nicolet (OAK) : « Faire le meilleur choix… »

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Après plusieurs podiums au Mans et en Le Mans Series, le OAK Racing a décroché sa première victoire en LMP2 à l’occasion de l’Asian Le Mans Series. Un bon week-end pour l’équipe de Jacques Nicolet qui, en plus d’être satisfait du résultat, semble avoir apprécié cette première expérience nippone. De quoi aborder sur une bonne dynamique l’intersaison. Entretien…

 

Quel regard portez-vous sur votre parcours en Asian Le Mans Series ?

« C’est un rendez-vous positif. Pour le résultat bien sûr : même si il n’y avait que deux voitures en LMP2, ce n’est pas si facile. Mais nous sommes encore plus satisfaits pour l’esprit de ce meeting et l’ambiance. J’avais trouvé ça intéressant de pouvoir proposer une expérience exotique comme celle là au team. Nous sommes également contents d’avoir pu rencontrer les dirigeants de Mazda, comme le n°2 de Mazda-Monde. Ce sont des contacts intéressants pour l’avenir. »

 

A propos des courses, vous dites que ce n’était pas si facile ?

« Non parce que ce type d’épreuve, où nous ne sommes pas nombreux, ne sont pas forcément les plus simples à gérer. Déjà, il faut être à l’arrivée. Ensuite, nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise. Nous l’avons vu lors de la Course 1, avec un problème au niveau d’un capteur d’essence et une fuite d’eau, puis durant la Course 2, avec une bobine cassée à treize minutes de la fin. »

 

Satisfait donc ?

« Oui satisfait du travail de l’équipe. Nous n’étions pas obligés de tenir un tel rythme, mais Matthieu (Lahaye) est parvenu à être relativement proche de certaines LMP1. En performance pure, ce n’était pas mal, sur un circuit qui ne nous favorise pas. Le tracé d’Okayama est sinueux et ne met pas en valeur l’excellente aéro de la Pescarolo. »

 

Et votre bilan concernant l’Asian Le Mans Series ?

« J’ai trouvé le format sympathique. C’est bien d’innover ! Par ailleurs, je crois beaucoup au fait qu’il faut un rapprochement Europe/Asie. C’est la seule façon d’espérer trouver des partenaires pour soutenir les équipes. Dès le début, j’avais dit à l’ACO que je serais à fond derrière cette initiative. Il faut faire l’effort : notre avenir en dépend ! »

 

Vous êtes donc parmi les sympathisants du Trophée Intercontinental ?

« Oui car je crois que c’est important pour l’avenir de l’endurance. Après, il faut parvenir à régler les problèmes logistiques. Il faut trouver le moyen d’organiser ces déplacements par avion. Il ne faut pas oublier que notre voiture est partie depuis le 18 septembre et qu’elle ne reviendra pas avant la fin décembre. A cette époque de l’année, c’est compliqué puisque c’est une phase importante de préparation pour la saison prochaine… »

 

Comment se prépare-t-elle cette année 2010 ?

« Justement, on en parle ! Il y a beaucoup de choses possibles. C’est une période charnière, au cours de laquelle nous avons de nombreuses opportunités. C’est à ce moment que les choix sont les plus difficiles. Nous considérons différentes options. Nous travaillons avec François (Sicard) pour faire le meilleur choix. »

 

La situation de Pescarolo Sport est plutôt floue. Quelle est votre position par rapport à cela ?

« Nous avons trois châssis Pescarolo et la saison a démontré que le travail fait en soufflerie l’hiver dernier nous a permis de franchir un vrai palier. Il y a encore du potentiel et donc du travail à faire. Forcément, l’avenir de Pescarolo est un sujet important pour nous. »

 

Quelles sont les pistes pour 2010 ?

« Disons que nous sommes mobiles et qu’il y a des choix à faire pour 2010. Parmi les trois châssis, j’en veux un dédié au développement. Pour cela, il faut connaître notre capacité à gérer cette situation. Ce qui est certain, c’est que le développement en cours de saison est compliqué si on doit le faire avec l’une des deux voitures destinées à la compétition. Ce troisième châssis peut aussi servir pour des courses exotiques, telles que Sebring ou Petit Le Mans par exemple. Enfin, je peux vous assurer que nous continuerons avec Dunlop. Nous sommes très contents de ce partenariat. C’est un vrai changement. En parallèle, nous regardons la Formula Le Mans. »

 

Pour faire un Junior Team ?

« Oui si possible. Mais un Junior Team  dédié à des jeunes pilotes ou des pilotes plus matures. L’idée est d’avoir une filière, une continuité dans nos programmes, permettant à nos pilotes de franchir les échelons d’une pyramide étape par étape. Un peu comme nous le faisons en VHC en fait. Ce programme peut être à l’image de ce qu’est OAK. D’une manière plus générale, je pense qu’une équipe comme la notre ne peut exister que via des programmes payants de ce type. »

 

Pour revenir au programme principal en Endurance, il s’articulera toujours autour des mêmes axes ?

« Oui, c’est à dire les Le Mans Series et les 24 Heures du Mans. C’est le must de la course à laquelle nous pouvons prétendre. Nous adorons l’endurance et son ambiance. Il y a des chances que nous poursuivions en LMP2, mais comme je l’ai dit, il y a des choix à faire parmi  des possibilités. Le LMP1 en est une, particulièrement si l’on réfléchit à la complémentarité que cette catégorie aurait avec un éventuel programme en Formula Le Mans. »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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