Décidément, les français se sont rapidement mis à l’heure japonaise. Après Christophe Tinseau et sa Pescarolo lors de la première session, c’est Nicolas Lapierre qui a placé la ORECA en haut de la feuille des temps. En GT2, les européens sont passés à l’attaque, via les Porsche du Team Felbermayr Proton…
La Pescarolo n°17 a longtemps pointé en tête, mais c’est finalement la ORECA 01 qui a réalisé le meilleur chrono de cette deuxième séance. Une séance qui a été la dernière occasion de mettre aux points les voitures puisqu’il ne reste plus que les qualifications avant la première course. Améliorant son chrono matinal, Nicolas Lapierre devance de plus d’une demi-seconde Christophe Tinseau. Notons toutefois que ce dernier reste le seul à être passé sous les 1.21. La bonne surprise est venue de la Lola-Judd du Drayson Racing, troisième à moins d’une seconde. Johnny Cocker devance l’Audi de Oliver Jarvis et la Lola-Aston Martin. Sixième, la seconde R10 a effectué un hors piste, sans conséquence pour Hideki Noda.
En LMP2, la Pescarolo-Mazda du OAK Racing a pu accumuler les tours et devancer largement, plus de quatre secondes, sa seule rivale. La Courage/IRS s’est d’ailleurs faite une petite frayeur en fin de séance au virage n°2.
Du côté du GT1, l’Aston Martin du Hitotsuyama Racing a confirmé son meilleur temps de la première séance, mais la DBR9 a vu la concurrence sérieusement se rapprocher. Deuxième, la Saleen/Larbre Compétition ne concède que 23 centièmes, tandis que la meilleure Lamborghini/JLOC pointe au troisième rang à six dixièmes. La voiture sœur est reléguée à deux secondes…
La hiérarchie du GT2 a été totalement chamboulée. Si les teams japonais avaient dominé les débats lors de la première séance, ce sont les européens qui ont terminé la seconde session aux avant-postes. Meilleur temps pour Henzler/Lieb au volant de la Porsche/Felbermayr-Proton, laquelle est suivie à quatre dixièmes par sa jumelle. Troisième, la BMW M3 de Müller/Milner confirme ses bonnes dispositions. L’Aston Martin Vantage du Hong Kong Racing échoue aux portes du tiercé, ayant été victime d’une sortie de piste. Elle précède tout de même les Hankook, que ce soit la Porsche ou la Ferrari.
Les chronos sont ici.
Anthony Megevand