Matthieu Lahaye a vécu des premiers pas à Okayama un peu particuliers, avec des essais libres écourtés pour la Pescarolo-Mazda. Mais le jeune pilote du OAK Racing n’avait pas pour autant perdu le sourire à l’issue de cette séance…
Matthieu, on a vu la Pescarolo-Mazda immobilisée au premier virage. Que s’est-il passé ?
« Au moment d’appuyer sur la pédale de freins, j’ai senti quelque chose casser. Je pense que cela se situe au niveau du triangle car les roues étaient ouvertes. J’ai vu le mur de près mais, fort heureusement, j’ai pu l’éviter. Le problème est que nous n’avons pas pu reprendre la voiture avant la fin de la séance. Et comme nous avions eu quelques soucis avec le moteur, qui calait lors des redémarrages en début de séance, nous avons perdu une heure de travail. Sachant qu’il ne reste plus qu’une heure avant les qualifications et que nous sommes trois pilotes, ce n’est pas l’idéal. »
Vous êtes seulement deux autos en LMP2. Comment gères-tu cette situation ?
« La première chose, c’est qu’il ne faut pas sous-estimer la concurrence. Même si je pense qu’en performance pure nous sommes un cran en dessus, il faut se méfier et bien faire notre travail. Ensuite, il faut se trouver d’autres objectifs. Par exemple, battre des LMP1. Nous allons essayer de décrocher une bonne place au classement général. Je pense que les LMP2 peuvent tirer leur épingle du jeu sur ce tracé. »
Justement le tracé, qu’en penses-tu ?
« Je trouve qu’il est un peu petit pour les protos. A mon goût, cela manque de virages rapides. Les murs sont également très proches et le trafic va être difficile à gérer : selon où tu te trouves sur le circuit, tu peux facilement rester coincé derrière des GT. Heureusement qu’il n’y a pas cinquante voitures en piste. »
C’est tout de même plaisant de finir la saison au Japon…
« Oui bien évidemment. C’est sûr que c’est dépaysant : on se sent vraiment hors de l’Europe, avec une culture complètement différente. Jusqu’à hier, on se sentait presque en vacance ! Mais avec les premiers essais, on est véritablement entré dans le bain. C’est sympa d’être ici pour terminer l’année ! »
Anthony Megevand