European Le Mans Series

Jean-Christophe Boullion : "Ce handicap n’est pas rédhibitoire"

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Deuxième du classement LMP1 avant la finale des Le Mans Series, Jean-Christophe Boullion a été malheureux lors des qualifications, avec une sortie de piste. Mais le pilote de la Pescarolo n°16 croit encore en ses chances de titre. Avec Christophe Tinseau, il peut s’imposer à Silverstone, même en partant en fond de grille.

 

Jean-Christophe, que s’est-il passé durant ta qualif ?
« Je suis parti relativement tardivement et lors de mon premier tour lancé j’ai dépassé une LMP2 dans Copse. Du coup, ma trajectoire dans Becketts était inhabituelle, j’ai mordu sur le vibreur avec un angle différent et j’ai perdu la voiture. Les graviers ne m’ont pas ralenti tant que cela. Je pense que j’aurais pu m’arrêter avant le mur. J’ai tapé un peu, mais j’ai surtout abîmé les quatre pneus donc nous partirons en fond de grille. »

 

C’est d’autant plus regrettable que la voiture paraissait performante…
« En examinant les différents chronos,  je pense que nous aurions pu nous hisser en première ou deuxième ligne. C’est décevant. Mais c’est surtout dommage de se compliquer la tâche comme cela. Il y a toujours un risque de se faire piéger dans les premiers tours, au milieu des GT et des LMP2. »

 

Comment se comporte l’auto ici ?

« C’est l’inverse du Nürburgring. En Allemagne, nous combattions le survirage. Cette fois, c’est face au sous-virage qu’il faut lutter. Nous avons des petites évolutions mécaniques et nous bénéficions des progrès faits avec l’aéro. Mais on doit quand même combattre contre cela. A haute vitesse, la Pescarolo est bien. Nous avons plus de mal dans le troisième secteur, c’est-à-dire dans le serré. Dans ces virages, nous avons vraiment plus de sous-virage que dans le moyen-rapide, où l’auto est stable. »

 

Comment tu abordes cette dernière course ?
« Avec l’envie de gagner ! C’est notre seul but. Nous n’avons pas de question à nous poser et rien à perdre. Ce handicap n’est pas rédhibitoire. Bien sûr, ce n’est pas la situation la plus agréable, mais nous avons déjà gagné en partant depuis la dernière ligne. »

 

Vous croyez toujours au titre ?
« Oui car tout peut se passer. En 2008, Peugeot est arrivé à Silverstone en menant tous les championnats et ils n’en ont pas gagné un. Tant que le drapeau à damiers ne s’est pas abaissé, il faut y croire car rien n’est joué… »

 

Anthony Megevand

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