European Le Mans Series

Silverstone : Lapierre et ORECA au dessus de la mêlée !

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Sur ses terres, Aston Martin rêvait certainement de la pole position. Mais c’est finalement Nicolas Lapierre qui est venu jouer les troubles-fêtes au volant de son ORECA 01. Absent au Nürburgring, le Team ORECA-Matmut confirme ainsi la pole réalisée à Portimão. Et ce de manière assez significative puisque la concurrence est reléguée à près d’une seconde !

 

Nicolas Lapierre aura eu besoin de deux petits tours pour signer sa seconde pole en Le Mans Series. Après le premier, il était en fait assuré de la position de pointe sur la grille, tant il a donné un coup de massue à ses adversaires. L’Audi n°14 était alors en pole provisoire, avant que l’ORECA 01 ne l’en déloge pour près de trois secondes. Ce chrono a lancé de manière effective les débats. Nicolas Lapierre améliorait encore dans la boucle suivante, tandis que Stefan Mücke terminait sa première tentative à près de deux secondes. Au volant de la Lola-Aston Martin n°007, l’Allemand progressait encore, mais échouait à 916 millièmes. Un sentiment d’impuissance partagé par Darren Turner, qui se hissait au troisième rang au volant de la voiture sœur. Le Britannique devançait de justesse une autre Lola-Aston Martin, celle du Speedy Racing/Team Sebah. Discrète lors des essais libres, la n°13 obtient une belle place sur la deuxième ligne. Elle aussi timide avant les qualifications, la Ginetta-Zytek du Team LNT se hisse à un honorable cinquième rang, devant l’Audi n°14 du Team Kolles. Et si Andy Meyrick a été plutôt en vue, on en dira pas autant de Christijan Albers, qui terminera sa séance dans le bac à graviers. Même sanction pour la Pescarolo de Jean-Chtistophe Boullion, à Beckett. Notons que la Ginetta-Zytek du Strakka Racing n’a pas roulé.

 

En LMP2, Quifel-ASM et Olivier Pla se sont offerts une troisième pole consécutive. De quoi confirmer le titre acquis juste avant de venir à Silverstone. Le Toulousain a eu besoin d’un tour clair pour devancer le reste de la meute. Deuxième, la Lola du Speedy/Racing Team Sebah concède un peu plus d’une seconde. Et Jonny Kane aura eu besoin de cravacher pour devancer un autre coupé Lola, celui de RML. Un temps deuxième, la Zytek/GAC se classe finalement quatrième, avec un écart encore plus important. L’équipe suisse précède la surprise du jour, la Embassy du Team WFR plutôt convaincante pour son retour dans la série. Suivent la WR et les deux Pescarolo-Mazda du OAK Racing.

 

Il n’y a que trois voitures en GT1, mais la pole n’a pas été acquise si simplement que cela. Longtemps, l’Aston Martin du Gigawave Motorsport a pointé en tête, avant que Laurent Groppi ne prive Peter Kox du meilleur chrono. Au volant de la Saleen, le Français décroche sa deuxième pole consécutive, mais pour seulement 82 centièmes. Dans le baquet de la Corvette du Luc Alphand Aventures, Yann Clairay était aussi dans le coup, mais il échoue au troisième rang pour 134 millièmes. Le départ devrait donc être intéressant à suivre.

 

En GT2 aussi, la bataille s’annonce passionnante. Tout s’est joué dans la deuxième partie de la séance. Un peu en retrait ce matin, Richard Lietz a fait parler la poudre dès son premier tour, plaçant sa Porsche en haut de la feuille des temps. Il ne sera pas battu. Jaime Melo, pour Team Modena, Andrea Montermini, pour FBR, puis Pierre Kaffer, pour Hankook-Farnbacher, échouaient dans leur tentative. Au volant de la Ferrari/JMW, Gimmi Bruni butait sur le chrono de l’Autrichien pour près de deux dixièmes. Il sera le seul à inquiéter un tant soit peu le Team Felbermayr-Proton, sans réussite. Par conséquent, Lieb/Lietz marquent un point et il ne leur en faut plus qu’un pour être champion demain.

 

Si un duel au coude à coude s’annonce entre Felbermayr-Proton et JMW, il faudra compter sur les outsiders. A commencer par la Porsche du Team IMSA Performance-Matmut et la Ferrari du Team Modena. Hanook-Farnbacher n’est pas loin non plus, alors que le Drayson Racing place son Aston Martin Vantage a une bonne sixième position. Avec la Ferrari/FBR n°91, ce sont pas moins de sept autos qui se tiennent en une seconde. Après des essais intéressants, la Spyker n’a pas confirmé, avec le 9e chrono à la clé.

 

Les chronos sont ici.

 

Anthony Megevand

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