A deux manches de la fin du championnat GT4 European Cup, Joe Osborne compte six points d’avance au au classement. Malgré plusieurs changements d’équipes depuis le début de saison, le jeune britannique ne semble pas éprouvé par cette difficulté et montre qu’il fait partie des meilleurs pour sa première saison dans la catégorie avec quatre podiums en cinq courses. Avant d’aller à Portimao disputer la finale et tenter de décrocher le titre, Joe revient avec nous sur son début de saison et ses ambitions futures.
Laurent Mercier : Joe, avant le dernier meeting de Portimao, tu mènes le championnat avec seulement six points d’avance. La catégorie GT4 est très serrée…
Joe Osborne : « C’est certain ! C’est beaucoup plus difficile que je ne l’imaginais, même si j’ai réalisé sept poles sur dix. La Ginetta est très rapide sur un tour mais elle n’a pas beaucoup de puissance pour battre les autres GT4 en course. Il m’est difficile de conserver ma position au départ mais je reste confiant pour les deux dernières manches ».
Selon toi, le danger viendra de quel côté : Nissan, Aston Martin ou BMW ?
« Je pense que Luis Ordonez et Alex Buncombe sur la Nissan 350Z seront très rapides car ils l’ont été toute l’année. Michael Mallock et l’Aston Martin sont dans une bonne passe actuellement. Quant à Pierre-Brice Mena et la BMW M3, ils ont fait de belles courses cette saison mais d’autres ont été plus dures. Je n’aurais certainement pas la partie facile au Portugal ».
Cela n’a pas été trop compliqué de changer de team en cours de saison ?
« Sans aucun doute ! J’ai dû piloter quatre Ginetta G50 différentes cette saison. J’ai débuté avec le PMB Motorsport pour continuer ensuite avec le GCR qui a fait un excellent travail à Spa. Suite à l’arrivé d’un sponsor, j’ai poursuivi avec le Team LNT qui a fait un gros travail sur l’auto à Zolder. Au Portugal, j’aurais une nouvelle auto, toujours avec le soutien de LNT ».
Ta saison est tout de même nettement positive ?
« Jusqu’à présent oui ! Et je l’espère jusqu’au bout… (rires). J’ai enfin pu montrer ce que je peux faire au volant d’une GT. Cela n’a pas toujours été facile mais j’ai beaucoup apprécié l’aventure européenne. J’espère juste avoir prouvé que je peux rivaliser avec les meilleurs ».
Tu as également piloté la Ginetta G50Z-Zytek GT3 en British GT. L’auto a un bon potentiel selon toi ? Avec quelques évolutions, pourrait t-on la voir en GT2 ?
« J’ai été chanceux de pouvoir piloter la Ginetta G50Z en British GT où nous avons remporté des courses. Les gens de chez Ginetta ont fait tout ce qui était possible pour la rendre compétitive et encore plus maintenant avec le soutien de Zytek. Je suis sûr que cette auto ferait une bonne GT2. J’ai été étonné de voir avec quelle facilité j’ai pu prendre en mains l’auto. Dès ma première tentative, j’ai mis l’auto en pole alors qu’elle n’était encore qu’en développement. Je suis sûr qu’en fin de saison, elle sera encore meilleure ».
As-tu déjà des projets pour 2010 ?
« Je suis déjà en prospection. J’ai déjà un gentleman driver qui a signé dans une série britannique pour l’an prochain. Mais je voudrais bien rester en GT européen et passer par exemple en GT3 pour montrer de quoi je suis capable face à une concurrence relevée. C’est seulement que c’est un peu compliqué actuellement pour trouver des sponsors et j’espère avoir un peu de chance pour y arriver ».
Piloter un prototype fait partie de tes projets à moyen terme ?
« Bien sûr que oui ! Nigel Moore, qui était mon équipier à Zolder, a disputé les 24 Heures du Mans en juin dernier et il m’a dit que cette course est incroyable. Je ne suis pilote que depuis cinq ans et je n’ai que 20 ans : j’ai donc encore un peu de temps pour penser à piloter un proto. Il est certain que Le Mans serait un moment fort dans ma carrière et même dans ma vie. Je souhaiterais également traverser l’Atlantique et rouler en American Le Mans Series. C’est une autre de mes ambitions…. ».
Propos recueillis par Laurent Mercier