Beaucoup de changements pour la sixième manche du SUPER GT 2009 à Suzuka, indépendamment de la suspension de Benoît Tréluyer et de son remplacement proisoire par Michael Krumm à bord de la Nissan GT-R NISMO n°1, championne en titre.
La distance…
La distance donc, tout d’abord. Traditionnellement, la manche du mois d’août, les 1000 km de Suzuka, est l’épreuve-phare de la Série, et elle est la plus connue à travers le monde.
Cette année, crise économique oblige, la distance a été réduite à 700 km. Elle n’en demeure pas moins l”épreuve la plus longue au calendrier. Cette réduction de la distance n’a pas été sans incidences sur la composition des équipages : alors que l’an passé 27 des voitures engagées avaient des équipages de trois pilotes (8 en GT500 et 19 en GT300), elles ne seront que trois dans ce cas en 2009 : une seule en GT500, la Honda NSX n°17 du Real Racing où Katsumoto Kaneishi va retrouver occasionnellement un baquet qu’il occupait de manière régulière les années précédentes, et sept en GT300, une Vemac 320R, la BMW Z4, la Ferrari 430 Daishin, une Lexus IS350, une Porsche Boxster et deux Porsche GT3 Cup dont la Porsche Taisan. Le plateau est également moins fourni que l’an passé : 14 GT500 seront en lice contre 16 en 2008, et 21GT300 contre 26 l’année dernière.
Rappelons qu’en 2008 notre compatriote Sébastien Philippe et son coéquipier Tsugio Matsuda avaient remporté la course avec leur Nissan GT-R du Team Calsonic Impul, alors que Kazuki Hoshino et Hironobu Yasuda, avec la Nissan Fairlady Z n°46 du Team Mola avaient été vainqueurs en GT300, parachevant ainsi le week-end de Nissan.
Les qualifications…
Changement de format pour les qualifications également…Exit le Super Lap, qui réunissait les huit meilleurs chronos de chacune des deux catégories à l’issue de la première étape des qualifs, chaque pilote s’exprimant sur un tour lancé, dans l’ordre inverse des temps réalisés préalablement. Le nouveau format est ce que le SUPER GT appelle le knock-out, un système très inspiré des qualifications de la Formule 1 :
S1 : une séance de 30 minutes ouverte aux deux catégories simultanément, plus 10 minutes pour chacune d’entre elles séparément. Sont conservés les 12 meilleurs temps des GT500 et les 16 meilleurs des GT300. Les éliminés sont classés dans l’ordre de leurs chronos.
S2 : après 10 minutes d’interruption, les deux catégories ont chacune 10 minutes de piste séparément. Sont conservés les 8 meilleurs chronos en GT500 et les 10 meilleurs en GT300, les éliminés étant classés selon la hiérarchie chronométrique de cette S2.
S3 : 10 minutes d’interruption puis explication finale avec 10 minutes pour chaque catégorie séparément.
Autre nouveauté : les deux pilotes de chaque team doivent prendre part aux qualifs, alors que jusqu’ici un seul y prenait part.
Cinq trains de penus sont autorisés par voiture pour les trois séances, les ravitaillements et le travail sur les voitures étant autorisés pendant les séances.
Les concurrents participant à la S3 devront prendre le départ de la course avec les pneumatiques utilisés en S3.
Une nouvelle voiture…
S’il n’y a pas de changement en GT500 -l’Aston Martin DBR9 n’étant pas engagée-, la catégorie GT300 accueille un nouveau modèle, une Subaru Legacy, qui sera engagée par le Team R&D Sport, celui-là même qui avait introduit les Vemac en SUPER GT et qui faisait courir jusqu’en 2008 Haruki Kurosawa.
La Subaru Legacy n°62 est propulsée par un moteur Subaru Boxer et courra en Yokohama. Elle sera la seule à posséder quatre roes motrices, ce qui en cas de pluie à Suzuka le week-end prochain, pourrait bien faire la différence. Elle sera pilotée par Tetsuya Yamano, triple champion de SUPER GT en GT300 et par Shogo Mitsuyama, que nous retrouverons au volant de la Courage YGK de la Tokaï University à Okayama en Asian Le Mans Series, Mitsuyama ayant par ailleurs pris la troisième place du classement pilotes en GT300 en 2006.
Un aperçu de cette voiture ici
Claude Foubert