Grand-Am

La revue en détail de la saison 2013 en DP

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Comme en GT, la dernière saison de la Rolex Series en Daytona Prototype a été extrêmement disputée. Le titre n’a été attribué qu’au terme de la  dernière manche à Lime Rock.

 

Les douze manches du programme ont connu six vainqueurs différents : Max Angelelli/Jordan Taylor (Corvette Wayne Taylor Racing n°10), auteurs de cinq succès -Barber, Detroit, Kansas, Laguna Seca et Lime Rock), Scott Pruett/Memo Rojas (Riley BMW Ganassi n°01), vainqueurs à Daytona, avec Charlie Kimball et JP Montoya, et à Road Atlanta), Jon Fogarty (Corvette GAINSCO/Bob Stallings Racing n°99), victorieux à Austin, Christian Fittipaldi/João Barbosa (Corvette Action Express Racing n°5), qui se sont imposés à Mid-Ohio et à Watkins Glen, Ryan Dalziel/Alex Popow (Riley BMW Starworks Motorsport n°2), vainqueurs à Indianapolis et Brendon Hartley/Scott Mayer (Riley BMW Starworks Motorsport n°8), victorieux à Road America.

 

Pour la première fois depuis la  saison inaugurale de la Rolex Series en 2003 avec des Daytona Prototypes, dont le champion avait été Terry Borcheller sur une Riley Pontiac, ce n’est pas un pilote Riley qui s’est imposé. Max Angelelli et Jordan Taylor ont donc inséré pour la première fois une Corvette DP au palmarès de la Série. Il était évidemment temps, la Rolex Series cédant sa place en 2014 à l’USCC.

 

Trois châssis différents ont été victorieux cette saison. Dallara, bien que très minoritaire puisque seule la Corvette n°10 de Angelelli/Taylor avait un châssis Dallara, a donc permis au Wayne Taylor Racing de devancer la Ganassi Racing, et le châssis a donc cinq victoires à son actif ; Coyote a deux victoires grâce à Barbosa et Fittipaldi) ; Les châssis Riley ont triomphé cinq fois grâce aux deux victoires du Ganassi Racing et de Starworks Motorsport ainsi qu’avec celle de la Corvette GAINSCO/Bob Stallings, elle aussi possédant un châssis Riley. Au final, Riley Technologies s’adjuge le titre châssis pour la dixième fois consécutive, avec 393 points contre 351 à Coyote et à 350 à Dallara.

 

Le titre pilotes s’est de nouveau joué entre ce qu’on considère outre-Atlantique comme les trois top teams : le Chip Ganassi Racing, le Wayne Taylor Racing et le GAINSCO/Bob Stallings Racing. Depuis le  titre 2003 de Terry Borcheller, les champions pilotes ont toujours appartenu à une de ces trois équipes, à l’exception notable de Jörg Bergmeister, champion en 2006 sur une Riley Ford du Krohn Racing : Ganassi en 2004 (Max Papis/Pruett), 2008, 2010,2011 et 2012 (Pruett/Rojas), GAINSCO/Bob Stallings en 2007 et 2009 (Alex Gurney/Jon Fogarty) et le Wayne Taylor Racing en 2004 (Wayne Taylor/Angelelli) et donc en 2013 (Jordan Taylor/Angelelli).

 

Max Angelelli, Jordan Taylor et le Wayne Taylor Racing ont mis fin à l’hégémonie que Scott Pruett et Memo Rojas exerçait sur le championnat, l’américain et le mexicain ayant remporté les trois  derniers titres consécutivement Jordan, le benjamin de la famille Taylor, a réussi là où son aîné Ricky avait échoué et a ajouté un titre de champion DP à celui de vice-champion GT qu’il avait obtenu en 2011 sur une Camaro avec Bill Lester, perdant le titre pour deux points dans la dernière manche à Mid-Ohio. Jordan est devenu à 21 ans le plus jeune champion de la Rolex Series pour sa toute première saison en prototype et il n’en restera certainement pas là, puisqu’en plus de sa participation au Grand-Am il est déjà membre du Corvette Racing. Son coéquipier Max Angelelli est un des plus chevronnés du championnat. Avec 21 victoires, il vient immédiatement derrière Scott Pruett et Memo Rojas. Dpuis 2005, il a été deux fois champion, deux fois vice-champion et deux fois troisième…. « Max the Ax » est toujours aussi motivé et toujours aussi combatif, ce qui lui vaut d’être à nouveau champion, huit ans après avoir été sacré avec Wayne Taylor, le père de Jordan, devenu son patron. The Taylor are rich…

 

Ce titre de la Corvette n°10 est tout saut usurpé. Angelelli et Taylor sont toujours restés au contact. Ils ont bien débuté la saison à Daytona avec une deuxième place, dans une épreuve où le team avait souvent été malheureux depuis le succès de 2005. Après une course décevante à Austin, la première victoire est arrivée dès la troisième manche à Barber. Ensuite, la saison a été brillante, hormis deux faux pas à Indianapolis et Watkins Glen qui ont remis la concurrence dans le jeu, et la fin de saison a été flamboyante avec trois victoires consécutives dans les trois  dernières courses, sur le Kansas Speedway, à Laguna Seca et à Lime Rock.  

 

Scott Pruett et Memo Rojas ont donc perdu le titre qu’ils détenaient depuis 2010. Le début de saison avait été parfait pour le Chip Ganassi Racing avec une nouvelle victoire dans les 24 Heures de Daytona mais Pruett et Rojas ont traîné comme un boulet l’abandon de début de course à Detroit où ils s’étaient accrochés avec une Riley Ford Michael Shank. Ce résultat vierge a été déterminant pour l’issue du championnat.

 

Néanmoins, la saison 2013 n’est pas à jeter, bien loin de là. Pruett et Rojas sont vice-champions pilotes et le Chip Ganassi Racing a décroché un septième titre teams, avec 345 points contre 339 au Wayne Taylor Racing et 312 au GAINSCO/Bob Stallings Racing. Le team a de plus enlevé le  North American Endurance Championship, englobant les 24 Heures de Daytona, les Six Heures de Watkins Glen et les Trois Heures d’Indianapolis.

 

Alex Gurney et Jon Fogarty sont à nouveau sur le podium du classement pilotes avec la Corvette DP n°99, le Red Dragon. Jon Fogarty est demeuré le roi de la pole position, mais la Corvette GAINSCO/Bob Stallings Racing a souvent été victime de petits ennuis mineurs et de quelques incidents de courses, ne s’imposant qu’une seule fois, lors de la deuxième manche sur le Circuit Of The Americas à Austin. Gurney et Fogarty sont restés au contact pour le titre jusqu’à mi-saison, mais les Six Heures de Watkins Glen se sont soldées par une quatorzième place et les manches de Road America et de Kansas ont été trop moyennes pour rester dans la course jusqu’au bout.

 

Le Starworks Motorsport a remporté deux succès cette saison et a même pu envisager le titre pilotes pour Ryan Dalziel et Alex Popow. Ceux-ci, après un bon début de saison -quatre podiums en sept courses- s’installaient en tête du classement à la suite de leur victoire d’Indianapolis -la deuxième consécutive sur le Speedway pour Alex Popow, à quatre manches de la fin, Cependant, les trois courses suivantes ont été catastrophiques pour les deux hommes et a ruiné tous leurs espoirs. Sur la deuxième Riley BMW Starworks, Brendon Hartley, associé à Scott Mayer, a ouvert son compteur en Grand-Am.

 

Deux victoires également pour Action Express Racing. Le team a modifié ses équipages après Road Atlanta, João Barbosa étant désormais associé à Christian Fittipaldi sur la Corvette DP n°5 alors que les frères Frisselle, Brian et Burt, faisaient équipe sur la Corvette n°9. Ce changement portait ses fruits immédiatement, Barbosa et Fittipaldi remportant deux victoires et se classant deux fois deuxièmes dans les cinq manches suivantes. Le handicap de début de saison était quand même trop lourd, aggravé par la quatorzième place d’Indianapolis.

 

Les perdants de la saison sont trois équipes Corvette (toutes trois possédant un châssis Coyote), le Michael Shank Racing, le Spirit of Daytona Racing et 8Star Motorsports. Les deux Riley Ford Michael Shank n’ont fait que trois podiums à elles deux, même si la prestation des 24 Heures de Daytona avait été bonne avec une troisième place.La saison 2014 sera peut-être meilleure, avec un nouveau package et le V6 3,5l Ford EcoBoost. La Corvette du Spirit of Daytona Racing, pilotée par Richard Waestbrook et Ricky Taylor, a souvent été en vue lors des qualifications, grâce à la pointe de vitesse des deux pilotes, mais les résultats en course n’ont pas suivi, avec un seul podium sur le Barber Motorsports Park. La saison de 8Star Motorsports a été également terne, avec un seul podium pour le team de Enzo Potolicchio, la deuxième place de Stéphane Sarrazin et Michael Valiante à Watkins Glen.

 

Pour ses débuts en DP, le Team Sahlen n’a pas démérité, mais a sans doute manqué de pilotes de premier plan pour épauler Dane Cameron. Celui-ci a été très performant tout au long de la saison et a fait des merveilles au volant de sa Riley BMW.            

 

Les classements complets sont ICI

 

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