ProSpeed Competition fait partie des équipes les plus réputées en GT depuis bien des années. Au fil des années, la structure belge dirigée par Rudi Penders s’est développée avec le même souci de bien faire et de jouer les premiers rôles. Lié à Porsche depuis bien longtemps, ProSpeed Competition est engagé sur plusieurs fronts cette année : European Le Mans Series, Blancpain Endurance Series, BRCC, sans oublier la maintenance de la Porsche GT3 Challenge Benelux. En complément, l’équipe a disputé une nouvelle fois les 24 Heures du Mans avec Manu Collard, François Perrodo et Sébastien Crubilé. Dans le championnat Blancpain, la saison écoulée a été plus compliquée que prévu tandis qu’en ELMS, ProSpeed Competition joue parfaitement le jeu du Pro-Am avec Manu Collard en professeur de François Perrodo. Le tandem s’entend comme larron en foire au sein d’un team où il fait bon vivre. En fin d’année, Rudi Penders devra prendre des décisions en vue de 2014 où il n’est pas exclu de voir ProSpeed Competition avec une 911 RSR en Championnat du Monde d’Endurance.
Rudi, quel est le bilan de saison en European Le Mans Series ?
« On joue à fond la carte Pro-Am avec un équipage à deux. Chez nous, le « Am » roule vraiment et il n’est pas là pour faire de la simple figuration. On le fait progresser au fil des meetings. François s’implique vraiment. Il se donne le temps et les moyens de bien figurer mais surtout de progresser dans une catégorie qui est vraiment très relevée. C’est quelqu’un de très concerné par le programme et c’est un vrai plaisir que de l’avoir avec nous. François n’a pas une grosse expérience dans un championnat mêlant Protos et GT mais il a rendu une copie parfaite. »
N’est pas un désavantage de rouler à deux ?
« Le temps minimum du « Am » en piste n’est pas juste. Il serait bon de revoir cette règle car selon moi le « Am » se doit de rouler un maximum. C’est la meilleure des façons de le faire progresser. Il faut aussi bien faire attention à la classification des pilotes qui par moment n’est pas optimale. »
La saison en Blancpain Endurance Series a été plus compliquée qu’en 2012 malgré une Porsche 911 GT3-R qui a nettement évolué. C’est une déception ?
« Nous avons fait rouler deux Porsche 911 GT3-R sur plusieurs courses (ndlr : Monza, Silverstone, Nürburgring) pour avoir deux autos « Pro » aux 24 Heures de Spa. Pour ProSpeed Competition, le bilan est mitigé. On gagne au Nürburgring en 2012 lors de la finale avec Marc Goossens, Marc Hennerici et Xavier Maassen alors que nous sommes partis 37ème cette année avec comme seul changement dans l’équipage, Maxime Soulet en remplacement de Marc Goossens. On peut dire que les deux pilotes se valent en termes de performance. Nous avons pris la 9ème place finale. Cette année, c’est plus compliqué pour les Porsche alors que l’auto est nettement mieux. Le nombre de courses Blancpain Endurance Series n’est pas très élevé ce qui fait que l’impact en termes de points est quant à lui très important. Selon moi, il faut bien redéfinir le Pro-Am. A la base, les équipes sont venues pour cela. Je pense que pour pérenniser le championnat, il faut bien soigner les classes Pro-Am et Gentlemen Trophy. »
Quelles sont les orientations pour 2014 ?
« Faire encore mieux ! Nous réfléchissons à aligner une Porsche 911 RSR en Championnat du Monde d’Endurance. »