Alex Job fait partie des personnes les plus respectées de l’American Le Mans Series mais aussi du Grand-Am. Depuis les débuts de la série, Alex Job Racing a décroché le titre GT en 2002, 2003 et 2005, sans oublier deux victoires de catégorie aux 24 Heures du Mans (2003 et 2005) et une couronne en GTC la saison dernière dans le championnat américain. Cette année encore, Alex Job Racing est en lice dans la catégorie GTC avec Jeroen Bleekemolen et Cooper MacNeil. En plus de la Porsche 911 GT3 Cup, l’écurie basée à Tavares en Floride apporte son soutien au West Racing qui aligne une Ferrari F458 Italia pour Bill Sweedler et Townsend Bell. Rien que cette année, Alex Job Racing a raflé les 24 Heures de Daytona avec Audi et les 12 Heures de Sebring avec Porsche. Avec le lancement du Tudor United SportsCar Championship, Alex Job va devoir faire des choix sachant que l’équipe se dirige vers une présence dans ce championnat dans la catégorie GTD. Avant de se rendre sur le Virginia International Raceway, Alex Job nous a accordé un entretien.
Cette saison, on peut voir que la catégorie GTC est très disputée. C’est aussi votre avis ?
« Il est clair que cette année la catégorie GTC est plus la compétitive depuis ses débuts il y a maintenant quatre ans. Je pense que cela est dû à la force de l’IMSA Porsche GT3 Cup Series. Les pilotes qui sont passés de l’une à l’autre comme Cooper MacNeil ou Henrique Cisneros font que la catégorie GTC est encore plus compétitive. Les premiers relais des différentes courses sont vraiment disputés sans compter que les pilotes Pro sont dans les autos en fin de course. »
Vous gérez en parallèle une Ferrari sous l’entité West Alex Job Racing. Quel est le bilan de cet engagement ?
« Le programme West Ferrari est arrivé très tard durant l’hiver, soit juste avant Sebring. Eduardo Espinola, propriétaire du Team West, avait une auto. Bill Sweedler et Townsend Bell, grâce à leurs contacts, ont pu se réunir avec le soutien d’Eduardo. Ils ont pu faire que la voiture roule. Le package de la Ferrari est bon mais pour jouer les places de tête dans une catégorie GT ultra relevée, nous avons besoin d’un règlement plus avantageux au niveau des brides. En outre, Yokohama est un excellent partenaire mais qui ne dispose pas d’un pneu pour les qualifications et d’un intermédiaire, ce qui nous a désavantagé sur quelques courses de la saison. Le budget est également un problème. Il est très compliqué de rivaliser face à deux voire quatre autos qui reçoivent un soutien important de constructeurs avec des dollars pour faire des essais et du développement. C’est la même chose pour les teams qui ont deux pilotes professionnels à plein temps. »
Le Petit Le Mans marquera la fin de l’ère ALMS. Que retenez-vous de cette période ALMS mais aussi Grand-Am ?
« Tout d’abord, je retiens que nous avons été l’une des rares équipes à avoir gagné aussi bien en ALMS qu’en Grand-Am. De plus, nous avons été la seule équipe à s’être imposée dans de grands évènements comme les 24 Heures de Daytona et 12 Heures de Sebring. En ALMS, nous avons gagné quatre championnats avec Porsche. Je pense que pour la viabilité sur le long terme des courses de voitures de sport, cette fusion est bonne pour le sport. »
Quels sont vos plans pour 2014 ?
« A cette date, nous travaillons pour mettre sur pied un programme en USCC avec plusieurs autos dans la catégorie GTD. »
Le calendrier vous satisfait ?
« Oui il me plaît bien. Les organisateurs ont pris quatre manches ALMS, quatre Grand-Am et quatre qui ont été partagées par les deux dans le passé, ce qui nous promet de belles courses en 2014. »
Comment voyez-vous la cohabitation DP/P2 ?
« Ceux qui établissent les règlements n’ont pas une tâche facile. Je dis bravo pour intégrer les P2 dans la catégorie reine du championnat. Ils auraient pu dire : « vous n’avez que quatre autos en ALMS alors amenez-en dix pour les inclure dans la série. » Ils n’ont pas agi de cette manière. Ils essaient de trouver le meilleur compromis possible pour 2014. Je pense qu’il faudra au moins une saison complète où les autos vont rouler ensemble pour avoir une idée plus précise. »
Est-il prévu de revoir Alex Job Racing aux 24 Heures du Mans ?
« Nous avons été impliqués dans deux programmes GT au Mans et bien sûr que nous aimerions revenir au Mans. Cooper MacNeil y a roulé cette année, ce qui était son baptême du feu. Le Mans est la plus grande course de voitures de sport au monde et ceux d’entre nous qui font partie de ce sport ont toujours indiqué vouloir mettre cette date mancelle à leurs calendriers. »