FIA World Endurance Championship

Austin : Audi décroche la 100ème victoire d’une de ses LMP1

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Audi gagne au Texas mais Toyota a offert une belle résistance…

Audi connaissait déjà le goût de la victoire au Texas mais c’était à Dallas du temps de la R8. Pour son retour dans l’Etat texan, la marque aux quatre anneaux repart avec la victoire à l’occasion des 6 Heures du Circuit des Amériques. A l’issue des 187 tours, Tom Kristensen, Loïc Duval et Allan McNish ont imposé l’Audi R18 e-tron quattro #2, ce qui représente le 100ème succès d’un prototype Audi. Le trio remporte par la même occasion sa troisième victoire en cinq manches FIA WEC et conforte sa place de leader au Championnat du Monde d’Endurance. La Toyota TS030 HYBRID aura donné le change tout au long des six heures de course mais Sébastien Buemi, Stéphane Sarrazin et Anthony Davidson auront raté le coche pour 23 secondes. Chez Audi on a choisi de changer les pneus à chaque relais excepté lors du dernier ravitaillement alors que dans le camp du Toyota Racing, on a doublé les stints avec les mêmes gommes Michelin gagant une vingtaine de secondes à chaque fois. L’équipage de la #8 savait que doubler les relais (deux relais et demi en fin de course) serait primordial pour chasser les Audi. En début de course, Sébastien Buemi a fait sonner la charge en allant titiller les R18 e-tron quattro non sans un contact avec la #1 avant un tête à queue plus tard dans la course et la perte de dix secondes dans l’aventure. Buemi et Fässler ont bien régalé le public avec un beau duel. Loïc Duval n’a eu que faire de ce coude à coude, la #2 prenant rapidement la poudre d’escampette sans connaître la moindre alerte. Deux soucis mineurs à noter tout de même avec un léger contact sur une Aston Martin puis une arrivée de course franchie sans le numéro droit sur le flan de l’auto. Par chance, cette absence de numéro est arrivée dans les derniers tours. On se souvient que Toyota Racing avait dû s’arrêter pour la même mésaventure au Royaume de Bahrain en 2012. Le Toyota Racing aura à cœur de prendre sa revanche sur ses terres de Fuji dans un mois où la seconde auto sera de retour. Une chose est sûre, on esy rôdé aux ravitaillements chez Toyota.

 

Si l’Audi R18 e-tron quattro #2 n’a pas connu de pépins, il en a été tout autre pour la #1 des champions du monde en titre. Marcel Fässler s’est offert un petit envol sur l’une des bordures très cassantes après avoir perdu son sabot arrière gauche suite à un contact avec une Porsche officielle. Ironie du sort, c’est en voulant dépasser une Porsche que le Suisse a commis la bévue. Marcel confiera à l’arrivée qu’il pensait que le pilote Porsche l’avait suffisamment vu. Il aura fallu rentrer la #1 à son box 4 bonnes minutes le temps de vérifier que la LMP1 hybride n’avait pas trop souffert. Peu de temps après, un pépin électronique a ralenti la remontée des doubles vainqueurs des 24 Heures du Mans. Pour couronner le tout, un drive through (pour ne pas avoir respecté les limites de la piste lors d’un dépassement) a une nouvelle fois fait perdre du terrain à la #1 qui s’est classée troisième à 1 tour de la tête. Sans concurrence, le Rebellion Racing s’est une nouvelle fois hissé au pied du podium avec une nouvelle victoire au classement des Equipes Privées grâce à Prost/Beche/Heidfeld. Le trio a été une fois de plus irréprochable en piste avec une mention spéciale à Mathias Beche qui pour sa première saison en LMP1 montre qu’il est parfaitement au niveau.

 

G-Drive voit double en LMP2 et OAK Racing perd de gros points…

Après son déclassement des 24 Heures du Mans, le G-Drive Racing a rebondi de la plus belle des façons en allant gagner à Sao Paulo et l’écurie roulant sous bannière russe s’est imposée une deuxième fois consécutive. John Martin, Roman Rusinov et Mike Conway ont pourtant été dominé durant la première partie de course par OAK Racing mais les deux Morgan LMP2 ont perdu des plumes lors d’un contact impliquant la #24 de « DHH » et la #35 de Ricardo Gonzalez. Le Mexicain a été un brin optimiste lors d’une tentative de dépassement. Au final, les deux Morgan terminent 6ème et 7ème après un arrêt prolongé de chaque auto. Dommage car la fin de course laissait présager d’un duel Pla – Conway. Il n’en fallait pas tant pour que G-Drive Racing récupère les commandes pour ne plus les lâcher. Le déclassement du Mans pourrait toutefois peser lourd dans la balance au moment de faire les comptes. A l’issue d’une course sage, la ORECA 03 du Pecom Racing équipée en Michelin monte une nouvelle fois sur le podium avec Kaffer/Perez-Companc/Minassian (à un tour de la tête). La dernière marche revient à la Lotus T128/Lotus Praga LMP2 de Charouz/Kraihamer/Holzer. Il aura donc fallu attendre seulement la 5ème course de la T128 pour la voir sur le podium. Les essais bouclés durant l’été ont payé. Pourtant, Lotus Praga LMP2 a perdu une auto dès le départ suite à un contact avec l’auto du Pecom Racing, ce qui a occasionné la seule neutralisation de la course (12 minutes) le temps de dégager la Lotus. On aurait dû avoir un triplé ORECA 03 sans une figure de James Walker (Delta-ADR) alors qu’il remontait fort sur la Lotus en fin de course. Le Greaves Motorsport a placé sa Zytek devant les Morgan LMP2. Seule la Morgan #45 « Art Car » a concédé du terrain, notamment suite à des soucis électriques.

 

Aston Martin se défait de la concurrence en GTE-Pro…

Dans une catégorie GTE-Pro toujours aussi relevée, Aston Martin Racing a maté les Ferrari et les Porsche. Comme en LMP1, on a eu le droit à une histoire de pneus avec des stratégies différentes. Fred Mako et Bruno Senna ont montré qu’ils étaient les plus rapides au Texas en menant quasiment de bout en bout. Déjà vainqueur à Silverstone, le Brésilien rafle une deuxième victoire en FIA WEC contrairement à Fred Mako qui monte pour la première fois sur la plus haute marche du podium sur une course FIA WEC. Une juste récompense pour celui que beaucoup d’observateurs voient comme le meilleur pilote GT au monde. Lors de son dernier relais, le récent vainqueur des 1000 km de Suzuka a dû composer avec un manque cruel de freins. Cette victoire lui permet d’avoir gagné au moins une course dans chaque championnat auquel il a pris part jusqu’à présent. Sur la #99, on a choisi de changer les gommes à la fin du premier relais avant de doubler par la suite. Dans le camp adverse d’AF Corse, on a doublé les relais avec les mêmes gommes dès le début, ce qui a permis aux Ferrari F458 Italia de Bruni/Fisichella et Vilander/Kobayashi de se recoller la tête. A la régulière, la #99 était un ton au-dessus et les deux Ferrari doivent se contenter des accessits. On a même vu Kamui Kobayashi venir talonner Gimmi Bruni dans la dernière heure mais le Japonais est resté prudent. La #51 terminera tout juste devant la #71. Chez Porsche AG Team Manthey, il n’a pas été question de doubler les relais avec les mêmes gommes au grand dam de Marc Lieb qui doit se contenter de la 4ème place en compagnie de Richard Lietz. La voiture jumelle de Pilet/Bergmeister a perdu toute chance de victoire après un début d’incendie. Patrick Pilet aura eu beau tout donner tout ce qu’il avait mais le temps perdu à contenir l’incendie dans la voie des stands n’a pas pu se rattraper (5ème en GTE-Pro). L’équipage qui a le plus perdu de points reste Turner/Mücke (aidés par Gavin), l’Aston Martin #97 ne voyant pas l’arrivée. Darren Turner est allé décoller sur une bordure. Le Britannique a pu ramener sa monture au box mais sans pouvoir repartir. On pourtant ressorti la #97 de son box pour terminer la course et marquer quelques points mais une discussion entre Daniel Perdrix (ACO) et David Richards (Prodrive) au moment de repartir n’a pas permis à la Vantage GTE de reprendre la piste. La #98 de Dalla Lana/Stanaway/Lamy a elle aussi abandonné.

 

Et de deux pour Hall/Campbell-Walter en GTE-Am….

L’équipage de l’Aston Martin Vantage #96 a fait parler puisque Roald Goethe n’a pas fait le déplacement au Texas. Voir Stuart Hall et Jamie Campbell-Walter en GTE-Am a de quoi surprendre mais c’est bien ce tandem qui s’est imposé pour la deuxième fois d’affilée. On a même eu droit à un doublé Aston Martin Racing avec la #95 des danois qui a terminé à 1s. Jamie Campbell-Walter et Nicki Thiim se sont bien frictionnés mais le Britannique a fini par avoir le dernier mot. La dernière recrue d’AMR est bien au niveau pour épauler Poulsen/Nygaard. Avec comme seule alerte un contact avec une LMP2, le team IMSA Performance Matmut s’offre un beau podium. Jean-Karl Vernay a parfaitement roulé, bien aidé par Raymond Narac. La Porsche rouennaise a terminé à moins d’une minute de la tête, un tour devant la Ferrari F458 Italia/8Star Motorsports. La Corvette C6.R/Larbre Compétition n’a pu faire mieux que 6ème, une nouvelle fois handicapée par une BOP défavorable.

 

Un bilan texan positif

Près de 34 000 personnes se sont déplacées sur le Circuit des Amériques pour le International Sports Car Weekend 1er du nom. On peut clairement dire que la mission a été remplie dans un Etat pas forcément habitué aux courses d’endurance. Le circuit a régalé tous les pilotes, qu’ils soient professionnels ou typés gentlemen. Pas un seul nous a fait la moindre critique. Allez si on doit en trouver une, elle concernera les quilles artificielles tranchantes bien meutrières pour les voitures. Demandez à Marcel Fässler ou Darren Turner de vous en parler. En même temps, c’est le meilleur moyen de ne pas être pénalisé pour non respect de la ligne de course.

 

Un point au championnat…

Au championnat Pilotes LMP1, McNish/Duval/Kristensen comptent 138 points contre 105 aux champions sortants Tréluyer/Lotterer/Fässler et 81 à Buemi/Davidson/Sarrazin. Audi mène de la tête et des épaules au classement Constructeurs avec 154 points. Le Toyota Racing en totalise 85. Pas de surprise au niveau des Equipes privées où Rebellion Racing fait cavalier seul. Malgré la déconvenue texane, Baguette/Plowman/Gonzalez gardent les commandes en LMP2 avec 101 points soit 3 de plus que Kaffer/Perez-Companc/Minassian. Brundle/Pla/Heinemeier-Hansson restent dans la course au titre avec 89 points contre 72 à Conway/Rusinov/Martin. Pecom Racing prend l’ascendant au classment Equipes (104) devant OAK Racing #35 (101), OAK Racing #24 (91) et G-Drive Racing (72). C’est pour le moins serré en GTE-Pro, Bruni/Fisichella totalisant 99 points, soit 3 points de plus que Lieb/Lietz. Turner/Mücke accusent un retard de 13 points. AF Corse et Porsche AG Team Manthey sont à égalités avec Aston Martin Racing à 10 longueurs. Ferrari mène devant Aston Martin et Porsche au championnat Constructeurs. Hall/Campbell-Walter sont aux commandes du championnat GTE-Am avec 4 points d’avance sur Vernay/Narac. Canal/Bornhauser sont à 22 points. AMR mène au niveau des Equipes devant IMSA Performance Matmut et 8Star Motorsports.

 

Le classement de la course est ici. Prochain rendez-vous dans un mois sur le Fuji Speedway…

 

 

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