Grand-Am

24H Daytona : Brumos et Porsche font tomber Ganassi !

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Après trois succès consécutifs, l’ogre Chip Ganassi Racing est tombé. Au terme d’une édition au final époustouflant, le Brumos Racing s’impose sur le fil, permettant à Porsche de renouer avec la victoire. Quarante ans après son père, Mark Donohue, vainqueur aux 24 Heures de Daytona 1969), c’est David, le fils, qui est allé décrocher la timbale dans la classique floridienne. Sur ses terres, l’équipe de Jacksonville (qui avait offert la première victoire de Porsche à Daytona en 1973) place d’ailleurs ses deux Riley-Porsche sur le podium, encadrant la Riley-Lexus n°02.

 

Pourtant, après le premier tiers de l’épreuve, on voyait mal comment la n°58 pourrait encore viser la victoire, Antonio Garcia ayant terminé dans le mur de pneus. Cette sortie n’aura pas de conséquence fâcheuse, pas plus que la sérieuse fuite au niveau de la boîte, qui failli pourtant mettre fin à tous les espoirs lorsque la n°58 partit en tête à queue sur le banking. David Donohue allait en effet priver Chip Ganassi d’une quatrième victoire consécutive après une exceptionnelle passe d’arme.

 

Marquée par les neutralisations, l’édition 2009 aura proposé de multiples batailles. Après l’écrémage dont Michael Shank, Gainsco et Penske ont fait les frais, quatre voitures terminent dans le même tour, ce quarté étant regroupé en une dizaine de secondes. Au baissé du drapeau à damiers, David Donohue, Darren Law, Antonio Garcia et Buddy Rice, ainsi que tout le Brumos Racing s’imposent pour 167 petits millièmes. 167 millièmes après 24 heures d’une course acharnée !

 

Chip Ganassi et le trio Pruett/Rojas/Montoya échouent donc pour un rien. Un ton en dessous en performance pure, la Riley-Lexus n°01 n’a pas grand chose à se reprocher, le team ayant mis sur pied une excellente stratégie. L’autre Riley-Porsche du Brumos Racing, la n°59 pilotée par France/Barbosa/Borcheller/Haywood, grimpe sur la troisième marche. Elle aura régulièrement pointé en tête, mais son équipage n’était peut être pas aussi homogène que les autres. Trois châssis Riley aux trois premières places, il faut se tourner vers le quatrième pour trouver une marque différente, Dallara en l’occurrence. Comme ses adversaires, SunTrust a également réalisé une très belle prestation, n’effectuant qu’un changement de disques de freins comme intervention mécanique. Terminer à dix secondes des vainqueurs, mais ne pas finir sur le podium, voilà qui ne doit pas être facile pour Taylor/Angelelli/Frisselle/Lamy.

 

Les trois voitures suivantes auraient pu prétendre à la victoire, las elles ont toutes connues des pépins. A commencer par la Riley-Pontiac/GAINSCO de Johnson/Gurney/Fogarty/Vasser, septième après avoir connu des problèmes de boîte. La boîte, c’est aussi ce qui a coûté la victoire au Penske Racing. Pourtant, Bernhard/Dumas/Briscoe avait probablement la meilleure performance pure intrinsèque. La fiabilité a fait la différence au petit matin. La n°16 repartira avec le record du tour, une sixième place comme consolation. Cinquième, la Riley-Lexus n°02 de Dixon/Franchitti/Lloyd a payé cher les dégâts causés par un accrochage dans la matinée. Pour conclure la partie « DP », notons le huitième rang de la Crawford-Pontiac du Childress-Howard Motorsports. Après des essais compliqués, Wallace/Mears/Finlay/Patrick concluent le week-end sur une bonne note.

 

En GT, la différence s’est majoritairement faite sur la fiabilité. Mazda avait certainement les atouts pour contrecarrer les plans de l’armada Porsche. Mais en perdant ses meilleures voitures dès les premières heures, le constructeur nippon a rapidement dit adieu à ses espoirs de conserver son titre. Pour Porsche, la concurrence venait alors principalement de Pontiac. Seule la n°07 du Banner Racing a pu tirer son épingle du jeu, pointant un temps au troisième rang. La fiabilité fera le reste et Edwards/Collins/Magnussen échouent au pied du podium, juste devant la n°57 du Stevenson Motorsports, auteur d’une performance honorable.

 

Entre les Porsche, la fiabilité a été importante, tout comme l’homogénéité des équipages. Farnbacher Loles Motorsport semblait en mesure de s’imposer, mais la n°87 puis la n°86 ont dû rendre les armes suite à des pépins mécaniques. C’est donc du côté de TRG que la relève est venue. Plusieurs GT3 Cup S du team de Kevin Buckler ont également été ralenties, mais la n°67 et la n°66 ont réussi à éviter les embûches. La victoire s’est jouée en fin de course, lors d’une neutralisation capitale et mieux négociée par la n°67. Neuvièmes au général, Marks/Lally/Valentine/Bergmeister/Long s’imposent en catégorie, avec un tour de marge sur Ballou/Pompelly/George/Lietz/Collard. Et au bout du compte, c’est la n°33 du Wright Motorsports qui vient compléter le tiercé de tête. Martin/Zacharias/Maassen/Pilet décrochent ainsi une très belle troisième place.

 

Romain Dumas, auteur du meilleur temps et sixième du général, Manu Collard deuxième du GT, et Patrick Pilet accompagné de Philipp Martien, troisième de cette catégorie, les Français ont brillé à Daytona. Sans oublier Christophe Bouchut, dont la performance a été remarquable au volant de la Riley-BMW du Level5 Motorsports. Sans un problème de boite, la n°55 aurait pu jouer les troubles-fêtes.

 

Le classement est ici.

Anthony Megevand

 

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Le dernier quart

Après les problèmes rencontrés par la Riley-Porsche du Penske Racing, le dernier quart des 24 Heures de Daytona a débuté par un nouveau coup de théâtre, la Riley-Porsche n°58 du Brumos Racing partant en tête à queue dans le banking suite à une fuite au niveau de la boîte. Et pourtant, c’est du côté du Chip Ganassi Racing que l’on va perdre une unité, ou presque. la Riley-Lexus n°02 rentre au stand sans capot, avec l’avant sérieusement abîmé. A son volant, Scott Dixon perd quatre tours et certainement tout espoir de victoire. Finalement, ils sont toujours quatre à pouvoir encore s’imposer. Un temps distancée, suite à un changement de disque, la Dallara/SunTrust est revenue dans le tour des trois leaders.

 

La seconde Riley-Lexus engagée par Chip Ganassi, la n°01 et les deux Riley-Porsche du Brumos Racing n’ont cessé de s’échanger les positions. Malgré de grosses projections d’huile, et des flaques de plus en plus importantes lors de ses arrêts au stand, la n°58 continue sa route et creuse même l’écart. Mais les neutralisations se succèdent, 24 au total, et un petit train se forme à l’approche de la dernière ligne droite.

 

Alors que Penske doit repasser au stand (boîte, changement de splitter et de radiateur) et ne pourra pas viser mieux que la sixième place, les hommes de tête évitent les embûches. A deux heures du terme, et après s’être échangés tour à tour la première place, Montoya, Barbosa, Angelelli et Garcia sont regroupés en moins d’une seconde. La bataille atteint son sommet à 1h15 du drapeau à damiers. Angelelli passe à l’attaque et se retrouve entre les deux Riley-Porsche du Brumos Racing, les trois voitures étant côte à côte sur le superspeedway !!! Finalement, après plusieurs tentatives, David Donohue profite du trafic pour faire l’extérieur à Juan Pable Montoya. Cette fois, l’attaque fait mouche et la n°58 déloge la n°01 de la première place à 38 minutes du terme ! Donohue et Brumos ne seront plus inquiétés, Montoya devant même résister à la sœur jumelle de l’équipe de Jacksonville. Quant à la Dallara SunTrust, après le show Angelelli un peu plus tôt, elle n’aura pas été en mesure de s’immiscer dans la bagarre des chefs, la n°10 se contentant d’une quatrième place, belle certes, mais au goût amer.

 

Du côté du GT, la victoire a choisi son camp après un peu plus de 19 heures. Longtemps leader, toujours placée dans le tiercé de tête, la Porsche n°86 du Farnbacher Racing a dû dire adieu au succès suite à la casse d’un axe de roue. La voie s’est ainsi sérieusement dégagée pour le Team TRG, d’autant que son plus sérieux rival, la Pontiac n°07 du Banner Racing, a marqué le pas, perdant deux places au milieu de la vingtième heure. La Porsche n°33 du Wright Motorsports, pilotée notamment par Patrick Pilet et Sascha Maassen se hisse alors sur le podium virtuel. La victoire va se jouer entre les 997 n°67 et n°66 du Team TRG. Tandis que Manu Collard semble avoir pris le meilleur sur Patrick Long, les neutralisations vont changer la donne. La n°66 perd près de deux tours lors de cette phase de course déterminante et la n°67 ne sera plus rejoint. Le succès est total pour Porsche qui place une troisième 997 GT3 Cup S sur le podium, la n°33 du Wright Motorsports, malgré un arrachage de pare-choc dans la dernière demi-heure. Pontiac complète le quinté, la n°07 ayant devancé sur le fil la n°57.

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