European Le Mans Series

Portimao : Pescarolo Sport s’impose au bout de la nuit !

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Depuis la finale du championnat 2006, à Jarama,  Pescarolo Sport n’avait plus goûté aux joies de la victoire. Les Verts ont désormais renoué avec la première marche du podium, au terme d’une épreuve portugaise terminée au bout de la nuit et qui aura réservé un certain suspens. Si Boullion/Tinseau offrent à la nouvelle Pescarolo son premier succès, confortant ainsi leur leadership au championnat. Ce sont d’ailleurs leurs dauphins, Mucke/Charouz/Enge qui se classent deuxièmes, devant l’ORECA de Monteiro/Senna.

 

La fin des 1000km de l’Algarve n’aura pas réservé de surprise particulière. L’inconnue se situait au niveau des stratégies des deux équipes de tête, Pescarolo Sport et Aston Martin Racing. La n°16 et la n°007 se sont plusieurs fois échangées la première place, au gré des ravitaillements. A quatre tours de l’arrivée, Jean-Christophe Boullion devait effectuer un Splash&Go, tandis que Stefan Mücke n’avait plus aucun arrêt à effectuer. Mais le Français, malgré un calage, avait suffisamment d’avance pour couper la ligne en vainqueur. C’est donc plus tôt que se sera jouer, notamment lors que le même Stefan Mücke partait en tête à queue pour éviter la Lola RML. Un précieux temps de perdu pour sûr, mais la fin aurait-elle été différente ? Pas certain, le duo aligné par Henri Pescarolo semblant plus homogène que le trio engagée par David Richards.

 

Troisième après un tête à queue intervenu durant la quatrième heure, la ORECA n°10 de Monteiro/Senna n’a pas eu de mal à conserver son rang. Et pour cause, c’est la voiture sœur qui les suivait ! Le tandem a réalisé une bonne course, sans faire de grosse faute, mais leur ligne de conduite était peut être un peu moins agressive. Un bon résultat néanmoins pour les deux « lusitaniens », qui avaient certainement les faveurs du public. Si le Portugais et le Brésilien peuvent être satisfaits, les sentiments sont certainement différents du côté de Lapierre/Panis. Victime d’une fuite au niveau d’un raccord du circuit d’essence, les deux hommes de la n°11 ont perdu 4 tours dans la réparation. Ils finissaient à tout juste trois boucles des vainqueurs. De quoi afficher de gros regrets, tant leur rythme était élevé. Rappelons que les deux tricolores étaient retombés à la 28e place avant de remonter jusqu’à la… 4e !

 

Difficile de se prononcer sur la 5e position de la seconde Aston Martin officielle, la n°009 de Ramos/Primat/Turner. Le trio a fait une course relativement anonyme, le relais de Ramos frisant la catastrophe avec un rythme très faible. Si Primat a rencontré quelques difficultés avec un contact qui provoquera quelques dommages, Turner a certainement sauvé la mise, avec une cadence digne des meilleurs. Mais le Britannique était bien trop seul pour que la n°009 ne fasse mieux. 6e LMP1, Signature-Plus termine finalement 10e du général. Au volant de leur Courage-Oreca, Mailleux/Ragues n’ont pas démérité, loin de là. Ils ont longtemps occupé la quatrième place, avant de rentrer petit à petit dans le rang et de connaître un problème dans les dernières minutes. Dommage pour ce duo et cette équipe qui réalisent régulièrement de belles prestations pour leur première saison dans la discipline.

 

Les malheureux du jour sont le Team Kolles, Speedy/Sebah et Strakka. L’équipe allemande s’est sabordée, la n°14 percutant la n°15 durant la première heure. De quoi mettre fin à tout espoir de bon résultat. Quand à la structure suisso-britannique, elle pouvait afficher de plus grandes ambitions, mais l’embrayage en a décidé autrement. Pas plus de réussite pour Strakka. Après un tête à queue dans le tour de formation, Watts s’est bien rattrapé, suivant le rythme de Mücke et Lapierre. Las, des problèmes électriques sont rapidement apparus, reléguant la n°23 dans les profondeurs du classement. Dommage…

 

Du côté du LMP2, Quifel-ASM tient sa victoire ! Il est peu dire que l’équipe portugaise a réalisé un week-end parfait. Dominateurs lors des essais puis en qualifications, Pla/Amaral ont rapidement pris les devants grâce à un excellent départ du Toulousain. Ce dernier était même sixième du scratch… gêné par une Lola-Aston Martin ! Après le double stint de Pla, Amaral a surpris. Surpris dans le sens où il a tenu en respect ses vis à vis, sans commettre de faute. De quoi filer vers la première place sans l’ombre d’un doute. Zytek a d’ailleurs confirmé ses bonnes dispositions sur le tracé de Portimao en plaçant une deuxième voiture sur le podium. Après avoir montré de belles dispositions depuis le début de la saison, G.A.C Racing Team a enfin concrétisé ses performances par un podium. Une juste récompense pour Peter/Gosselin/Ojjeh qui ont su éviter les embûches.

 

On attendait une concurrence de la part des coupés Lola. Elle est venue principalement de Racing Box, via la n°29 et la n°30. Les deux voitures ont régulièrement pointé dans le quarté de tête et la différence s’est finalement faite sur la fiabilité, Bobbi/Piccini/Biagi devant passer par leur box en fin de quatrième heure. C’est donc le trio Piccini/Francioni/Ceccato qui récolte les lauriers de la deuxième place. Du côté des autres coupés, on a pas été épargné par la malchance. Après un début de course timide de Leuenberger, Kane aura tout juste eu le temps d’entamer une remontée, étant percuté par un autre prototype. Une poussette qui coûtera cher puisque l’Anglais devait s’arrêter pour un changement de demi-train arrière droit. En dépit de cet arrêt, la n°33 termine 5e, sauvant ainsi des précieux points au championnat. Quand à RML, la Lola-Mazda a effectué une bonne première moitié d’épreuve, occupant de manière récurrente une position dans le quinté de tête. La mécanique en a décidé autrement, avec une fuite d’eau qui relègue Erdos/Newton au 7e rang.

 

RML n’est d’ailleurs pas le meilleur représentant du clan Mazda, puisque OAK se classe sixième grâce à Lahaye/Ajlani. Le premier nommé a été très performant durant la première heure, grimpant jusqu’à la deuxième position. Les choses se sont compliquées par la suite, avec de multiples arrêts. Le principal est d’être à l’arrivée, avec les deux voitures qui plus est, et dans les points, puisque la n°24 de Nicolet/Hein est 8e. Moins de réussite pour les autres voitures, telles que la WR, 9e, ou la Radical 10e. 

 

On ne s’attardera pas sur le GT1, avec une victoire de la Corvette du Team Luc Alphand Aventures, qui fait un grand pas vers le titre. Goueslard/Clairay/Jousse n’auront pas eu de concurrence, la Saleen de Larbre Compétition étant reléguée dans les profondeurs du classement après un problème mécanique.

 

En GT2, la bagarre a été plus intense bien évidemment. En jouant les kamikazes au premier virage, Cruz Martins a ruiné sa course et celle des autres Porsche. Au volant de la RSR n°88, qui abandonnera sur le champ, il percutait la n°77 et la n°76. Celle de Felbermayr-Proton tentera de continuer sa route tant bien que mal, avec un demi-train arrière cassé. Finalement, Lieb/Lietz sauvent un petit point. Quant à celle de IMSA Performance, elle a perdu une minute à réparer un bout de l’aile suite aux demandes, justifiées ou non, des commissaires. Pilet/Narac étaient à ce moment de l’épreuve leaders, grâce à un premier stint remarquable de Pilet. Malgré le contre-temps, les deux hommes sauveront tout de même l’honneur de Porsche, avec la deuxième place acquise dans les dernières minutes par le Gersois aux dépens du Team Modena.

 

Le Team Modena justement, il a longtemps été aux commandes de la catégorie. Garcia/Melo/Mansell ont d’abord perdu la première place dans le deuxième tiers, au profit de JMW qui s’est montré plus rapide dans les stands. C’est donc ensuite la deuxième position qui a filé entre les mains de l’équipe britannique, Mansell n’étant pas en mesure de résister aux meilleurs.

 

JMW s’impose donc et revient de loin. La Ferrari chaussée en Dunlop a connu des débuts difficiles, avant de revenir au fur et à mesure que la course avançait. Bell/Bruni ont donc tenu la distance pour s’offrir leur premier succès de l’année. Ferrari a décidément brillé dans la nuit portugaise puisque six F430 pointent aux sept premières places. Si les deux voitures alignées par Horst Farnbacher n’ont pas pu concourir pour la victoire, elles se hissent toutes les deux dans le quinté de tête. Sixième et septième, JMB et Easyrace ne pouvaient pas espérer mieux.

 

Terminons par un mot sur Spyker, qui aurait mérité mieux qu’un abandon, Coronel/Janis étaient en embuscade derrière les meilleures Ferrari et Porsche. La réussite ne sera pas au bout, à cause d’une nouvelle défaillance du moteur. Pas plus de chance pour l’Aston Martin Vantage du Drayson Racing, un temps quatrième grâce à Jonny Cocker, mais incapable de rallier l’arrivée.

 

Les résultats sont ici. Prochaine manche au Nürburgring, avec le retour du Live-Texte…

 

Anthony Megevand

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