Dominateur en LMP2 depuis le début du week-end, Olivier Pla a décroché sa première pole hier au volant de la Ginetta-Zytek du Quifel-ASM Team. Sur les terres de son équipe, basée au Portugal, le Toulousain ne veut pas s’arrêter là : objectif victoire avec Miguel Amaral face aux nombreux coupés Lola.
Olivier, quel a été ton sentiment après la pole ?
« Très heureux car c’est ma première pole de la saison, et même la première en Endurance. J’étais passé tout près à Barcelone, mais cette fois c’est bon et ça fait du bien ! Cela concrétise les bonnes performances réalisées lors des essais. D’ailleurs, après les résultats des différentes séances, j’aurais été déçu de ne pas être en pole. Ce résultat montre tout le travail effectué par ASM, Zytek et Dunlop. »
Cette pole doit être un peu particulière puisque ASM est à domicile ?
« Oui c’est clair. En fait, c’est un soulagement. Avant la qualif, il me tardait que ça se passe. J’avais un peu la pression… Cette course est très importante pour ASM et la pole arrive au parfait moment. Cela va enlever un peu de pression à tout le monde. »
Comment expliques-tu la différence entre votre Ginetta-Zytek et les autres voitures ?
« Nous sommes déjà venus ici en essais et cela joue. Avant Le Mans, nous avions effectué des tests avec Dunlop durant lesquelles nous avions trouvé des choses intéressantes. Mais il y a également le fait que la Ginetta-Zytek se comporte très bien sur ce type de circuit. Les performances de Strakka en LMP1 le confirme. Plus généralement, je pense qu’on sera également compétitif au Nürburgring et à Silverstone… »
A propos des manches restantes, quelle est l’ambition ? Avez-vous le titre en tête ?
« Nous n’avons pas fixé d’objectif précis. D’un côté, on pense toujours au championnat, de l’autre on ne veut pas se mettre trop de pression. Nous prenons les courses les unes après les autres. Mais il est évident que nous voulons décrocher une victoire. Et avec notre package, c’est réalisable ! »
Ici à Portimao, quel sera la clé ?
« Le trafic certainement. Selon où tu es sur le circuit, tu te retrouves bloqué et tu perds un temps fou. C’est particulièrement difficile pour les LMP2, à cause de la puissance. Il ne faut pas s’amuser à prendre des risques inconsidérés. C’est facile de toucher sur une autre auto sur ce circuit. »
Et la nuit, pas trop difficile ?
« Non, c’est plutôt OK. Par endroit, c’est un peu sombre, mais pour le pilote c’est abordable. Le plus embatant, ce sont les signalisations. C’est difficile de voir les drapeaux jaunes, bleus etc. mais globalement, ça va. Rouler de nuit, ça me plaît ! »
Propos recueillis par Anthony Megevand