La qualification des premières ! Pour la première visite des Le Mans Series au Portugal, Nicolas Lapierre a offert à la ORECA 01 sa toute première pole position ! Au terme d’une qualification disputée, le pilote de la n°11 est parvenu à devancer de justesse l’Aston Martin de Stefan Mücke. Mais Ginetta-Zytek, Audi et Pescarolo sont en embuscade. Compte tenu des écarts, la course s’annonce passionnante !
La bataille a été belle et le suspens au rendez-vous du côté de Portimao, avec de multiples changements en haut de la hiérarchie. C’est d’abord Darren Turner, qui signe un excellent premier chrono au volant de la Lola-Aston Martin n°009, suivit de près par l’Audi n°14 de Narain Karthikeyan. Darren Turner gagne encore quelques gros dixièmes devançant la ORECA 01 n°10 de Bruno Senna. Mais c’est la deuxième moitié de séance que tout va se jouer. Stefan Mücke, avec la n°007, et Nicolas Lapierre, avec la n°11, sortent alors des stands. Ce dernier se montre le plus rapide, améliorant deux fois consécutivement pour s’assurer de la pole position. Car ni Danny Watts, pourtant rapide avec sa Ginetta-Zytek, ni Stefan Mücke, ne parviendront à le battre. Le Britannique échoue au quatrième rang, devancé d’une position par un Bruno Senna dont le dernier effort s’est traduit par la troisième position. L’Allemand, lui, manque la pole pour seulement 14 centièmes ! Christophe Tinseau, parti dans les dernières minutes, ne bouleversera pas la hiérarchie, signant le septième chrono pour Pescarolo Sport. Idem pour Andrea Belicchi, finalement neuvième avec la Lola-Aston du Speedy/Sebah.
Les débats restent pourtant ouvert, avec six voitures en près d’une seconde. Et de ce que les différents concurrents ont montré aux essais, les rythmes de course pourraient bien être encore plus proches. Si Strakka manquera certainement d’homogénéité au niveau des pilotes, la bagarre s’annonce chaude entre ORECA, Aston Martin, Pescarolo et Speedy/Sebah. Et attention aux Audi du Team Kolles, car elles sont bien dans le coup.
En LMP2 aussi, on peut s’attendre à du mouvement. C’est presque sans surprise qu’Olivier Pla a signé la pole pour Quifel-ASM. Au volant de la Ginetta-Zytek du team portugais, le Toulousain a confirmé le potentiel montré aux essais. Pourtant, tout n’a pas été facile, la Lola-Mazda pointant longuement aux commandes. L’équipe britannique a d’ailleurs créé la surprise : car si la pole de Olivier Pla était presque attendu, Tommy Erdos a établit la deuxième meilleure performance ! Autre belle prestation, celle de la Zytek/GAC, troisième devant trois coupés Lola. Quatrième et sixième, les B09/80 de Racing Box encadre celle de Speedy/Sebah. Mais comme en LMP1, les écarts sont relativement réduits. Entre le deuxième et le sixième, il y a d’ailleurs seulement sept dixièmes. Le reste de la meute, composé des Pescarolo-Mazda du OAK Racing ou encore de la WR, est distancé.
Moins de lutte en GT1, où les deux concurrents ont attendu la mi-séance pour prendre la piste. Si la Saleen a été la première à entrer dans la danse, c’est Yann Clairay qui a frappé un grand coup dès la première boucle. Le Tricolore ne sera pas battu. Malgré plusieurs tentatives, Stéphane Lémeret concède en effet près de deux secondes…
Du côté du GT2, la bagarre a été belle entre Porsche et Ferrari. Sur ses terres, Francisco Cruz Martins réalise le premier chrono de référence au volant de la Porsche/Felbermayr n°88. Mais une fois en piste, Gimmi Bruni, avec la Ferrari/JMW, et Patrick Pilet, avec la Porsche/IMSA, se hissent en première ligne virtuelle. C’est sans compter sur Richard Lietz, qui place la 997 GT3-RSR n°77 du Team Felbermayr-Proton en pole provisoire. Gimmi Bruni améliore mais échoue à 64 petits millièmes. Quant à Antonio Garcia, dans le baquet de la Ferrari/Team Modena, il parvient à réaliser le troisième chrono dans les tous derniers instants, reléguant Patrick Pilet à la quatrième position.
Avec deux voitures chacun dans le quarté, Porsche et Ferrari sont au coude à coude. Si l’on ajoute la Ferrari/FBR, le Top Five se tient en une seconde, les neuf premiers étant regroupés en deux secondes. Certes un peu en retrait par rapport à ses performances habituelles, la F430 Hankook-Farnbacher n’est pas trop distancée, tout comme l’Aston Martin du Drayson Racing. A noter que Spyker s’élancera en fond de grille après une casse moteur.
Les résultats sont ici.
Anthony Megevand