FIA GT Series

24H Spa : Analyse de la course en GT2.

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Depuis le retour des GT à Spa en 2001, Porsche menait par six victoires à deux contre Ferrari. Cette année encore, le duel entre les deux constructeurs était programmé. Avec huit Ferrari F430 contre cinq Porsche 997 GT3-RSR, la bataille s’annonçait intense. Malmené au Mans, Porsche comptait bien prendre sa revanche, le constructeur ayant placé bon nombre de ses pilotes dans diverses équipes. Au bout du compte, la Ferrari F430 AF Corse de Bruni/Vilander/Melo/Companc aura eu une course relativement tranquille, bien aidé il est vrai par l’abandon de la Porsche IMSA de Narac/Long/Pilet. Dès le début de course, Patrick Pilet mettait tout le monde d’accord en prenant la poudre d’escampette, personne ne pouvant rivaliser avec lui. Malheureusement, la marche en avant de la Porsche rouennaise aura été de courte durée puisque Raymond Narac partait à la faute en début de soirée, endommageant l’avant et l’arrière de l’auto. Reléguée dans les profondeurs du classement à son retour en piste, le trio devait abandonner sur problème moteur le dimanche matin. Constat identique à l’année passée, IMSA-Perormance Matmut doit se contenter du meilleur tour en course.

 

Chez Porsche, on a donc alterné le bon et le moins bon. Chez Brixia Racing, Marco Holzer et Martin Ragginger ont montré que les pilotes du Porsche Junior Team étaient fiables et rapides. Retenez bien ces deux noms car il y a fort à parier que l’on entende parler d’eux à l’avenir. Avec le soutien de Bryce Miller et de Luigi Lucchini, le quatuor monte sur la 2ème marche du podium. Leaders du championnat, Collard/Westbrook fondaient beaucoup d’espoir sur cette course afin de conforter leur leadership au championnat. Malheureusement, Richard Westbrook se faisait harponner par une GT1 en début de soirée, anéantissant l’espoir d’un podium quasiment assuré. L’équipage de la « 60 » hérite finalement d’une 5ème place, synonyme de quatre petits points au championnat. Auteur d’une course sage, les gentlemen drivers de la voiture sœur terminent une place devant. Preuve si besoin en était que sans faire d’erreurs et avec une auto fiable, une place dans les trois premiers n’était pas utopique. En milieu de matinée, une autre 997 GT3-RSR pouvait encore espérer monter sur le podium, celle du Trackspeed Racing où David Ashburn était épaulé par trois pilotes de choix : Ortelli/Sugden/Bergmeister. Un problème d’embrayage en a décidé autrement et l’équipe britannique termine à une anecdotique 7ème place.

 

Dans le clan Ferrari, c’est donc une fois de plus AF Corse qui récolte les lauriers, Bruni/Vilander pointant maintenant en tête du championnat. Une habitude me direz-vous ! Avec sa dream team, le CRS Racing s’offre son premier top 3 de l’année. Il faut dire qu’avec Bell/Kirkaldy/Garcia/Kox, l’équipage avait de quoi faire la course en tête. Sans ce maudit problème de démarreur, la F430 du team de Chris Niarchos aurait certainement pu aller titiller la Ferrari de tête. Un petit mot sur la BMS Scuderia Italia, vainqueur des deux dernières éditions, qui n’aura pu faire le hat-trick avec deux abandons prématurés. 

 

Dans moins de douze mois, ce sera une autre paire de manche avec des GT2 qui seront en lice pour le scratch. Il ne reste plus qu’à espérer que d’autres marques viennent se mêler à la bagarre. Avec Corvette, BMW, Audi, Aston Martin, Lamborghini, Jaguar, Panoz, la fête ne serait que plus belle…

 

Entre GT1 et GT2, l’Audi R8 LMS Phoenix Racing mérite certainement mieux que la catégorie G2 où elle était engagée. Déjà aux 24 Heures du Nürburgring, la R8 LMS avait montré un gros potentiel. Pour cette première campagne spadoise, l’auto était dans la même configuration que lors du double tour d’horloge allemand. Avec un équipage expérimenté composé de Fässler/Moser/Margaritis/Basseng, la R8 a connu une course tranquille, l’auto naviguant toujours devant les meilleures GT2 et à l’arrivée, elle s’offre une belle troisième place sur le podium final. Certes, Marcel Fässler a fait le gros du travail au volant, montrant une nouvelle fois sa pointe de vitesse, mais ses équipiers ont bien tenu leur rang, à commencer par Henri Moser dont la faculté d’adaptation à l’auto a été plus que rapide. Quel avenir à donner à cette auto ? Bien entendu, l’idéal serait de mettre la R8 LMS en configuration GT2, avec un kit permettant de la faire rouler également en GT1. Reste à savoir si les “clients” et cette performance spadoise parviendront à convaincre Audi Sport de se lancer dans un tel projet. Notons qu’à Spa, l’équipe technique ne recevait pas de soutien particulier de la part du constructeur allemand. Cela montre, si besoin en est, les qualités du Phoenix Racing. Après les 24 Heures du Mans, signalons que Jetalliance Racing récolte une nouvelle fois un top 3, Sharp/Eckert/Lichtner-Hoyer terminant seconds sur une Porsche Cup.

 

Déjà en verve aux 24 Heures du Nürburgring, les Ford GT ont bien animé la catégorie G3, pointant régulièrement dans le top ten. Pour une fois, Porsche n’est pas reparti des Ardennes belges avec la victoire. Le Matech GT Racing de Mutsch/Wyss/Hennerici, Martin a fait la course parfaite. Mention bien à l’Aston Martin DBRS9 Barwell Motorsport qui méritait sans conteste de monter sur le podium, la DBRS9 échouant à la 4ème position. Avec sept GT3 à l’arrivée, la fiabilité des autos de la « petite catégorie » n’est plus à mettre en doute et nous devrions assister à un afflux de GT3 pour l’édition 2010. Quant aux GT4, wait and see et rendez-vous l’année prochaine pour savoir si séparer GT1 et GT2 était une bonne idée…

 

Laurent Mercier

 

 

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