Le Mans

Fred Mako : "On peut être fier du travail accompli."

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Poleman GTE-Pro pour la deuxième fois en trois éditions des 24 Heures du Mans, Fred Mako avait de quoi nourrir de grandes ambitions avant le départ de l’épreuve samedi à 15 heures. Après avoir roulé sur une Ferrari F458 Italia, c’est sur une des trois Aston Martin Vantage GTE officielles que l’on retrouve le Vice-Champion du Monde GT1 cette saison en Championnat du Monde d’Endurance. Jamais la catégorie GTE-Pro n’a été aussi disputée au Mans avec une dizaine d’autos en lice pour la victoire finale. Pour cet exercice 2013, Fred Mako partageait son baquet avec Bruno Senna et Rob Bell. Alors que la #99 dominait la catégorie dimanche matin, sa marche en avant a été stoppée net dans les Hunaudières. La belle bleue et orange au bandeau de pare-brise vert a terminé sa course dans le rail sur une piste rendue glissante par une légère bruine. On ne peut pas reprocher grand-chose au trio de pilotes ni à l’équipe technique, tout le staff Aston Martin Racing tenant absolument à monter sur la plus haute marche du podium pour rendre hommage à Allan Simonsen. Fred Mako revient avec nous sur cette course riche en émotions…

 

Laurent Mercier : Que retenir de ces 24 Heures du Mans ?

Fred Mako : « Nous avons connu une bonne semaine mais une fin malheureuse. Les essais s’étaient passés même si comme tout le monde nous avons manqué de roulage. Cependant, nous avons pu montrer le potentiel de l’auto. Le début de course a été bon mais tout le monde a été vite stoppé dans son élan. Le décès d’Allan a été vécu comme un choc et pas seulement chez Aston Martin Racing. C’est dramatique et toutes mes pensées vont vers sa famille et ses amis. La décision a été prise de poursuivre la course et tout le monde a donné le meilleur de soi-même. On ne pouvait pas effacer la tristesse et c’est encore dans toutes les mémoires aujourd’hui. »


Sur le plan sportif, la course s’est vite résumée à un duel avec les Porsche…

« La bagarre avec les deux Porsche a été intense quasiment depuis le samedi 15 heures. Il a fallu gérer les conditions de piste, ce qui n’a pas été une mince affaire. On a pu voir que les 911 RSR consommaient moins. Personne n’a vraiment pris le dessus. On a poussé tout ce qu’on pouvait et eux aussi. Les nombreuses neutralisations n’ont pas aidé et les deux équipes ont dû donner le meilleur d’eux-mêmes côté stratégie. La bagarre contre Porsche a été disputée mais propre. Chacun avait de sérieux atouts dans son jeu. L’accident d’Allan a mis un sérieux coup au moral de tout le monde et nous avions à cœur de faire quelque chose de bien. Je pense que cela a été une motivation supplémentaire. Cette édition des 24 Heures du Mans a été difficile. »

 

Vous n’avez pas connu de pépins ?

« Pas un seul problème mécanique ! Nous avons été solides toute la nuit. Les ingénieurs ont fait les bons choix et les gommes Michelin ont fonctionné à la perfection avec des triples relais de jour. Les pneus se sont bien comportés malgré des conditions compliquées. Les safety-car nous ont souvent desservi si bien que les Porsche sont parvenues à recoller. La neutralisation du dimanche matin nous a fait perdre une partie de notre avantage. Lorsque l’auto a décroché, je n’étais pas en pleine attaque. Peu de temps avant l’essuie-glace ne fonctionnait pas et il a recommencé à pleuvoir un petit peu. Je n’ai rien pu corriger et la voiture est partie d’un seul coup. Malgré tout, on peut être fier de tout le travail accompli. Tout le monde a bien travaillé. La consolation est la #97 qui s’est classée troisième mais ce n’était pas l’objectif initial. »

 

Tu vas maintenant retrouver ta Dome-Honda en SUPER GT. L’été va être chaud…

« Le prochain meeting du championnat va se dérouler à Sugo. Je pense que c’est un tracé qui va convenir à notre auto. Nous sommes sur une bonne dynamique avec une place au pied du podium à Sepang. Mon coéquipier, Naoki Yamamoto, fait un super travail comme l’a montré son début de course en Malaisie où il est remonté de la 8ème place de départ à la 1ère. Malheureusement, l’auto a mis du temps à redémarrer mais tous les espoirs sont permis pour la suite du championnat. Nous ne sommes qu’à 20 points de la tête. Le championnat est tellement serré qu’il ne faut rien lâcher. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à rouler au Japon. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet