Habitué au Championnat de France GT, Laurent Pasquali passe à l’échelon supérieur ce week-end avec la Blancpain Endurance Series. On l’avait déjà vu dans la série Blancpain l’an passé au Paul Ricard. Pour ce one-shot varois, le Champion de France 2011 roule sur une des deux McLaren MP4-12C du Boutsen Ginion Racing aux côtés de Marlène Broggi et Karim Ojjeh. Dans une semaine, le Parisien retrouvera le baquet de sa MP4-12C du Sébastien Loeb Racing avec son compère Anthony Beltoise, à l’occasion du meeting GT Tour du Val de Vienne.
Laurent Mercier : C’est un peu une surprise que de te voir en Blancpain sur ce meeting…
Laurent Pasquali : « Le deal s’est finalisé il y a peu. C’est ma deuxième course dans ce championnat après une escapade l’an dernier sur ce même tracé où je roulais sur une Porsche 911 GT3-R du Ruffier Racing. Le championnat est très relevé et cela me permet d’avoir du temps de roulage pour préparer le reste de la saison. De plus, la chaleur est attendue ce week-end dans le Var et la McLaren est une auto où il fait assez chaud dans l’habitacle. Cette présence au Paul Ricard va me permettre de rouler dans des conditions que l’on pourrait retrouver dans une semaine. »
Quel est le bilan à mi-saison en France ?
« Le championnat a plutôt bien débuté avec une victoire dès le premier meeting du Mans. A Imola, un problème en piste nous a certainement coûté une victoire dans la Course 1 avant de monter sur le podium dans la suivante. Lors du meeting belge, un freinage un peu suicidaire d’un concurrent nous a mis hors du coup le samedi puis un accrochage ne nous a pas permis de concrétiser quoi que ce soit. Nous sommes troisièmes au championnat. Il faudra répondre présent dans une semaine au Val de Vienne pour rester au contact avec la tête. »
Il est plus compliqué de se faire une place que par le passé ?
« Disons que la pression est supérieure à ce que nous avons connu auparavant du fait du niveau. Il y a plus de fautes et celles-ci peuvent coûter cher. On peut voir que les jeunes qui arrivent sont au niveau. »
La McLaren est une auto facile à prendre en mains en arrivant de la Porsche ?
« Je pense que c’est plus facile que si je venais de rouler dans une Ferrari. Cependant, ce n’est pas évident pour un gentleman driver. La MP4-12C demande beaucoup de roulage pour bien en comprendre le fonctionnement. C’est une GT3 de nouvelle génération avec un châssis carbone. Rouler sur une McLaren est forcément vendeur pour des partenaires quand on connaît le passé de la marque. Si on accouple cela au Sébastien Loeb Racing, c’est encore mieux. Partager mon volant avec Anthony est que du bonheur. Le package global est beau. »
Tu renoues ce week-end avec l’Endurance. C’est un souhait pour toi de poursuivre dans cette voie ?
« J’aimerais bien refaire à nouveau les 24 Heures du Mans dans deux ans, voire l’année prochaine. Cela fait partie de mes objectifs. Ma dernière apparition dans la Sarthe remonte à 2008 où j’étais moins affuté que je ne peux l’être maintenant. Il sera intéressant de voir la différence et surtout la progression. Mon souhait est de poursuivre en GT et pas en LMP2. J’avoue qu’avoir l’occasion de participer aux 24 Heures du Mans sur une McLaren GTE serait vraiment génial. Pour les 24 Heures de Spa, il y a des opportunités mais je pense que cela se conclura à la dernière minute. Ce qui est acquis, c’est que je souhaite poursuivre avec Antho. J’ai regretté notre séparation en 2012 car notre tandem fonctionne plutôt bien. »
Quelles sont tes orientations pour 2014 ?
« Un double programme est l’objectif avec la Blancpain Endurance Series au menu. Une présence sur la scène nationale est aussi à l’étude et c’est sur quoi je travaille pour 2014. Ce sont pour moi les deux meilleures options. Il faut que tout se mette en place. Je passe mal de temps avec mes partenaires car il faut que ce soit un vrai échange entre les deux parties. Pour les autres réflexions, il y a les 24 Heures de Daytona. Après Le Mans et Spa, je ne serai pas contre un nouveau défi sur une course de 24 heures. »
Propos recueillis par Laurent Mercier