Le Mans

Olivier Lainé : "Les prototypes viennent juste après la F1."

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Le nom Boutsen est associé depuis plusieurs décennies aux 24 Heures du Mans. Après Thierry Boutsen, c’est au tour du Boutsen Ginion Racing d’être en piste au Mans pour la deuxième année consécutive. Géré par Olivier Lainé, le beau-frère de Thierry, la structure belge roule cette année en European Le Mans Series avec sa ORECA 03. Il en est de même cette semaine au Mans, l’équipage étant composé du local de l’étape Thomas Dagoneau, Rodin Younessi et Matt Downs.

Fort d’une participation l’année passée, le Boutsen Ginion Racing arrive mieux armé, ce que ne dément pas Olivier Lainé : « La pression n’est pas la même qu’en 2012. L’an passé, nous étions en totale découverte alors que maintenant nous voyons les choses différemment, notamment sur la gestion des pièces. La seule inconnue reste les trois pilotes qui débutent au Mans. C’est un vrai challenge pour eux. En 2012, nous pouvions nous reposer sur Shinji Nakano et Bastien Brière. Je reste confiant pour la suite même si on a bien conscience que ça ne sera pas facile. Il y a la règle des minimas qu’il faudra respecter. Compte tenu des conditions, la Journée Test n’a pas permis de voir grand-chose mais nos trois pilotes se sont appliqués à respecter les consignes à la lettre. De plus, Bastien est à nos côtés pour leur donner des conseils. Pour nous, l’objectif est de rallier l’arrivée. Cette année, le niveau en LMP2 est encore monté d’un cran. Il faut tout de même que les organisateurs restent à l’écoute des équipes évoluant en LMP2 afin de contrôler les coûts. »

 

Après deux saisons passées en LMP2, le Boutsen Ginion Racing étudie plusieurs options pour le futur : « Tout reste ouvert. Déjà, la logique est de poursuivre en GT avec McLaren. Pour ce qui est du LMP2, quand on y a goûté, il est difficile de s’en passer. Cette catégorie me fait vibrer. Quand on a été impliqué en Formule 1, les prototypes viennent juste après. Pour cela, il faut que cela reste accessible aux équipes privées. Il est clair que si nous avons la possibilité de rouler en FIA WEC, nous n’hésiterons pas une seule seconde. C’est quelque chose que nous aimerions bien vivre. Il y a moyen de le faire et tout dépend des partenaires. Pour nous, l’avenir passera par deux programmes. Pourquoi pas avec McLaren en GT et une LMP2. »

 

Présent cette saison en Blancpain Endurance Series avec deux McLaren MP4-12C, le Boutsen Ginion Racing devrait poursuivre dans la catégorie GT3 l’an prochain : « Les évolutions sont gelées et la catégorie prend une bonne tournure. Notre début de saison a été chaotique, notamment à Silverstone où il a fallu reconstruire à moitié les deux McLaren à l’issue du meeting. Nous préparons déjà les 24 Heures de Spa où les deux autos seront alignées. Le but est d’en avoir une en Pro-Am Cup et une en Gentlemen Trophy. Nous devrions avoir une surprise dans celle qui roulera en Pro-Am Cup. Avant cela, il y aura le meeting du Paul Ricard où là aussi nous préparons une surprise dans l’un des équipages. »

 

En fin d’année, le team belge ira rouler à Baku pour la finale des FIA GT Series où la mission est de mettre deux autos en Azerbaïdjan : « J’attends ce meeting avec impatience. Nous verrons où nous nous situons par rapport à la concurrence. Nous allons nous concentrer sur un équipage de haut vol. Pour nous, le sprint dans un meeting GT3 sera nouveau. On prépare l’équipe à cela. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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