On connaît le Gulf Racing Middle East en Championnat du Monde d’Endurance. Pour cette édition du 90ème anniversaire des 24 Heures du Mans, Abdulaziz Al Faisal représentera les couleurs de l’Arabie Saoudite tandis que Khaled Al Qubaisi roulera sous la bannière des Emirats Arabes Unis et plus précisément d’Abu Dhabi. Le tandem sera d’ailleurs associé sur la Ferrari F458 Italia du JMW Motorsport aux côtés de l’expérimenté Andrea Bertolini. Double vainqueur des 24 Heures de Dubai, Khaled Al Qubaisi voulait inscrire les 24 Heures du Mans à son palmarès depuis un bon moment.
Après avoir découvert le circuit lors de la Journée Test, le pilote d’Abu Dhabi a pris son premier bain de foule sarthois lors des Vérifications Techniques et Administratives : « C’est incroyable et impressionnant de voir autant de monde pour voir les voitures et les pilotes. J’ai l’impression d’être aussi connu que Patrick Dempsey (rires). Pour le moment, j’ai plus l’impression d’assiter à un festival qu’à la plus grande course automobile du monde. J’étais venu au Mans il y a quelques années pour m’imprégner de l’ambiance et essayer de trouver un volant pour le futur. »
Pour la deuxième année consécutive, le Championnat du Monde d’Endurance se rendra au Royaume du Bahrain, alors pourquoi pas voir une manche dans l’état d’Abu Dhabi à Yas Marina : « A l’avenir c’est une possibilité… Le circuit est magnifique et les installations dignes de recevoir le FIA WEC. Même s’il n’y a pas d’histoire du sport automobile aux Emirats Arabes Unis, Le Mans tient une place à part et j’ai pu le voir la semaine passée lors d’une conférence de presse donnée à l’issue de la Journée Test. C’est une fierté pour moi que de porter les couleurs d’Abu Dhabi au Mans. Beaucoup de médias s’intéressent aux 24 Heures et les pilotes sont de plus en plus nombreux à y regarder de plus près. »
La Journée Test a permis de découvrir la Ferrari et le circuit : « Le premier feeling n’était pas vraiment bon compte tenu des conditions de piste. J’étais un peu tendu lors des premiers tours. Il faut aussi tenir compte des LMP qui vont bien plus vite. J’ai haussé le rythme au fil de la journée. La Ferrari F458 Italia est différente de ce que je connais, du fait notamment de son moteur central arrière. La balance n’est pas la même et avant de venir au Mans, je n’avais bouclé que quelques tours à son volant. On a bien conscience que jouer les positions de tête en GTE-Pro sera bien compliqué mais nous sommes là pour bien faire. »
Propos recueillis par Laurent Mercier