Le Mans

Sébastien Philippe : "On travaille toujours sur le projet LMP1!"

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Avec trois Morgan LMP2 engagées sous la bannière OAK Racing mais aussi le service après-vente des deux Morgan alignées par KCMG et Morand Racing, le travail ne manque pas chez Onroak automotive à quelques jours des 24 Heures du Mans. Les cinq autos ont de quoi bien figurer dans la classique mancelle après un très beau début de saison dans les deux championnats où les Morgan sont engagées. Olivier Pla a d’ailleurs donné le ton lors de la Journée Test avec le meilleur chrono de la catégorie LMP2 à la clé. Les équipes privées ne sont pas en reste avec des pilotes de la trempe de Franck Mailleux ou Alexandre Imperatori. OAK Racing étant situé dans le Technoparc du circuit, il aurait été dommage de ne pas profiter de l’occasion d’une semaine plus “off” pour aller rendre une visite à Sébastien Philippe, team principal de l’équipe, afin de parler de dresser un bilan de la Journée Test mais aussi de parler de la course et de l’avenir. On sait que Onroak Automotive travaille sur un projet LMP1 pour 2014. Il était donc important de savoir où en est le programme.

 

Laurent Mercier : Le bilan de la Journée Test est positif ?

Sébastien Philippe : « Les conditions météorologiques n’étaient pas optimales. Il fallait déjà qualifier les trois pilotes à savoir Martin (Plowman), Jean-Marc (Merlin) et Philippe (Mondolot). On espérait faire des tests de set up mais la météo changeante a mis à mal notre programme. Tous les pilotes ont pu rouler et c’est tout de même positif d’avoir connu une piste humide car on ne sait pas ce qui nous réserve la semaine prochaine. Nous sommes satisfaits de la journée car la performance est là. Martin a bien roulé pour ses débuts sur le grand circuit en nous sortant deux bons chronos en fin de journée. Nous avons deux équipages de pointe pour aller chercher la victoire. Pour ce qui est d’Olivier, sa pointe de vitesse n’est plus à démontrer depuis longtemps et il l’a encore prouvé dimanche. Pour nous l’objectif est clair : gagner ! »

 

On sait que la catégorie LMP2 est considérée comme du « LMP1 bis » compte tenu du niveau présent. C’est aussi ton avis ?

« Il y a la quantité mais aussi la qualité ! Sur les 24 autos au départ, je pense que la moitié a de quoi s’imposer. Il faudra à tout prix rester en dehors des problèmes tout en étant rapide. Celui qui gagnera la course sera celui qui aura su faire une course rapide mais avec sagesse. On sait que les écarts seront serrés compte tenu du niveau. Il faudra mettre de l’essence, changer les pneus, et rentrer le moins souvent possible la voiture dans le stand. »

 

Cette année, OAK Racing se recentre sur le LMP2. Ce choix était le bon ?

« La catégorie LMP2 est attractive et rouler en LMP1 est trop coûteux avec notre auto qui était d’ancienne génération. De plus, une LMP2 peut rouler dans plusieurs championnats, au contraire d’une LMP1. En LMP2, une équipe qui a le budget peut espérer l’emporter, ce qui n’est pas encore le cas dans la catégorie reine. Rebellion Racing fait un travail exceptionnel avec des moyens qui sont déjà importants pour une équipe privée. Le modèle économique est plus « simple » en LMP2 qu’en LMP1 même si on sait bien que c’est compliqué. »

Comment se porte Onroak Automotive ?

« Nous vendons des Morgan LMP2. Les autos sont engagées dans des championnats où OAK Racing n’est pas présent. Il n’est pas question d’aller troubler la course des équipes qui nous font confiance. KCMG n’a fait qu’une course en FIA WEC et c’était pour se rôder à l’auto mais aussi à la discipline. Le Morand Racing roule en ELMS et nous sommes absents du championnat. Si une bonne équipe souhaite rouler avec des Morgan LMP2 et qu’elle nous demande de ne pas être présent, nous pourrions nous retirer. C’est l’équipe en question qui choisira. Onroak Automotive veut vendre des voitures. C’est aussi pour cela que nous avons gardé cette saison nos ressources pour le LMP2 et ne plus faire rouler la LMP1. Onroak Automotive a aussi travaillé sur le kit Le Mans tout comme sur la fiabilité de l’auto. A Spa, nous n’avons pas rencontré de soucis. »

 

Le marché américain est toujours à l’ordre du jour pour Onroak ?

« Avec l’annonce d’un championnat unifié, tout est pour le moment gelé. On attend d’en savoir plus sur les différentes catégories. L’envie d’y retourner est bien là, surtout après la belle prestation du Conquest Endurance en 2012. Il y a aussi le marché asiatique avec les débuts de l’Asian Le Mans Series où KCMG est engagé avec en prime une auto pour OAK Racing. C’est un peu contradictoire par rapport à ce que j’ai pu dire précédemment mais si nous sommes présents directement, c’est principalement dans le but d’aider à lancer le championnat. De plus, nous aurons une base spéciale dédiée à l’Asie. »


Où en est le projet LMP1 2014 ?

« On travaille toujours sur le projet LMP1 qui avance bien. Des contacts sont en cours pour le faire évoluer dans le bon sens mais il est délicat d’en parler maintenant. On en saura plus à l’issue des 24 Heures du Mans. On sait bien qu’il ne faut pas trop tarder en chemin car nous sommes déjà en juin. »


Il y a un regain d’intérêt pour la catégorie LMP1 avec de nouveaux projets privés. La confiance est de mise ?

« On en reparlera dans un an (rires). Il est vrai que les annonces se succèdent et on ne peut que s’en féliciter. Cela peut faire boule de neige. »


On pourrait voir Onroak Automotive prendre d’autres directions ?

« Il y a eu plusieurs discussions engagées. Onorak Automotive a la vocation d’être constructeur et pas forcément qu’en LMP1 et LMP2. On veut concevoir des autos de course et le champ est très large car cela peut aller jusqu’à la monoplace ou le GT. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet