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Trottet Racing : "Au delà de nos espérances !"

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Le Trottet Racing fait incontestablement partie des révélations de la saison 2008. Avec sept podiums dont trois victoires en International GT Open, l’équipe suisse a en effet régulièrement brillé avec une Ferrari F430 GTC confiée tour à tour à Marcel Fässler, Henri Moser ou encore Xavier Pompidou. François Trottet, le Directeur du team, revient sur cette première année en GT2.

 

François, la saison du Trottet Racing a été riche en succès. Vous attendiez-vous à de telles performances dès les débuts de votre team dans la catégorie ?

« Sincèrement non. 2008 était une saison d’apprentissage et nous nous disions que décrocher un podium sur l’ensemble du championnat serait déjà une bonne chose. Finalement, nous avons terminé à sept reprises sur le podium, dont trois fois sur la première marche. Compte tenu du niveau du championnat, de la qualité de nos adversaires, je n’aurais jamais pensé cela ! Les résultats ont été au delà de nos espérances ! »

 

Le bilan est donc positif ?

« Oui, 100% positif ! Et j’espère que cela va continuer lors des saisons suivantes (sourire) ! C’était une année parfaite pour nous. Il y a de quoi être satisfait, à la fois concernant la performance et la gestion de la voiture. Je suis également content de notre présence en GT Open. A l’origine, nous avons choisi ce championnat un peu par hasard et nous ne regrettons pas cette décision. Les circuits empruntés sont superbes, les meetings sont très bien organisés et Jésus Pareja, qui gère le championnat, est très proche des concurrents. »

 

Parmi toutes vos courses, laquelle vous a laissé le meilleur souvenir ?

« Valencia-Ville ! D’une part, cette manche en ville se déroulait dans un cadre magnifique. D’autre part, nous avons gagné la première course et Trottet Racing restera donc le premier team à s’imposer sur ce tracé. C’est vraiment un super moment. Spa me revient également en mémoire, puisque nous y avons remporté notre premier succès dans des conditions difficiles. Marcel Fässler effectuait ses débuts avec le team, et avec la Ferrari, et il avait dû prendre le départ de l’épreuve sur sol humide en pneus slicks ! »

 

A contrario, quelles sont les déceptions ?

« Estoril car nous menions la course jusqu’à 500 mètres de l’arrivée. Se faire dépasser à ce moment de l’épreuve, c’est assez frustrant. Idem pour Monza, où nous menions largement avant que Peter Dumbreck ne sorte sur une flaque d’huile. Plus généralement, les deux manches ont été difficiles, avec plusieurs abandons précoces. »

 

2008 était un nouveau défi pour le Trottet Racing, mais aussi synonyme de nouveau rôle pour vous. Vous êtes passé de pilote en Ferrari Challenge à celui de Directeur d’équipe en GT Open…

« C’est effectivement un défi totalement différent. D’un côté, je roulais pour me faire plaisir. De l’autre, je suis à la tête d’un team capable de viser la gagne. C’est cela qui me plaît même si c’est très stressant. Etre sur le muret, avec tous les outils pour voir comment améliorer la performance, pour gérer la stratégie, c’est ce que j’aime ! Je préfère être à cette place, avec des bons pilotes, et pouvoir se battre pour la victoire. »

 

Quel est l’enseignement principal de cette saison ?

« Il ne faut rien laissé au hasard. Chacun doit être à sa place, avec sa mission à accomplir. Tout le monde doit être particulièrement concentré dans sa tâche et on ne peu pas se permettre de se relâcher un instant. La pression est forte, l’activité intense… et la méthode doit être rigoureuse. »

 

Après cette belle saison, quels sont vos projets pour 2009 ?

« Je pense que nous allons poursuivre en GT Open, avec un pilote de pointe, professionnel, et un pilote de bon niveau, qui apporte un budget. Nous sommes actuellement à la recherche de ce pilote. Vous avez mon numéro (rire) ! L’objectif est en tout cas d’avoir un équipage capable de viser le titre. Pour le reste, pourquoi pas une ou deux courses de FIA-GT… »

 

Et à moyen et long terme ?

« Pour 2010, nous sommes dans l’incertitude. La nouvelle règlement GT est encore floue et nous attendons de voir quels seront les futurs modèles de compétition Ferrari. Nous souhaitons continuer avec la firme italienne et Michelotto, avec qui nous avons de bonnes relations. GT1 ou GT2, dans quel championnat ? Cela dépendra de plusieurs paramètres. A plus long terme, je rêve de courir en Protos, au Mans bien évidemment. Pourquoi pas en 2011, mais il faut faire les choses par étapes. Une chose est sûre : pour chacun de nos projets, nous voulons un pilote référence au sein de notre équipe. Il faut s’entourer des meilleurs. »

Propos recueillis par Anthony Megevand

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