Le Mans

Cooper MacNeil : "Être acteur de cette épreuve si mythique."

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Né en 1992 dans l’Illinois, Cooper MacNeil a disputé dès sa première année de compétition les 25 Heures de Thunderhill sur une BMW M3 E46 V8. C’était en 2009. On l’a aussi vu en SCCA avant de débuter aux 24 Heures de Daytona à moins de 19 ans. Il fait ses premiers pas en American Le Mans Series en 2012 avec le titre GTC à la clé sur une Porsche 911 GT3 Cup du Alex Job Racing. Le natif de Hinsdale poursuit le bail en ALMS cette année, toujours au sein du team d’Alex Job et sous les couleurs de WeatherTech. C’est d’ailleurs lui qui s’est imposé en mars dernier aux 12 Heures de Sebring. En dehors des courses, Cooper MacNeil passe une partie de son temps en montagne, lui qui aime l’air vivifiant des hauteurs. Avant d’aller rouler à Lime Rock début juillet, le jeune pilote haut de 1.98 mètres va prendre part aux 24 Heures du Mans sur une Corvette C6.R alignée par Larbre Compétition et partagée avec Philippe Dumas et Manu Rodrigues. On aura donc un Américain dans une course française au volant d’une GT américaine mais dans une équipe française. De quoi renforcer les relations franco-américaines. Cooper MacNeil est venu découvrir sa monture sur le tracé du Val de Vienne pour une séance d’essais découverte mais aussi de travail.

 

Laurent Mercier : Cooper, que retenir de cette découverte de la Corvette ?

Cooper MacNeil : « Tout s’est bien passé. C’est la première fois que je pilotais l’auto et j’ai dû composer avec une piste humide puis séchante. C’était plutôt bien car nous pourrons rencontrer ces conditions au Mans dans quelques semaines. Je n’ai pris aucun risque en piste car je ne connaissais ni la voiture ni le circuit. J’ai pris mes marques au fil de la journée et je suis satisfait du roulage. L’auto est facile à prendre en mains et je pense qu’elle est taillée pour une course de 24 heures. La mécanique est parfaite. Il est vrai que la Corvette est totalement différente de la Porsche avec laquelle je roule en ALMS. Jack m’a dit qu’un pilote rapide en Porsche est rapide avec n’importe quelle auto (rires). »

 

Les 24 Heures du Mans étaient un rêve pour toi ?

« J’ai toujours regardé la course à la télévision et maintenant je vais être acteur de cette épreuve si mythique. C’est plutôt bien que d’y participer à seulement 20 ans. J’ai encore de belles années devant moi. Il y a tant de pilotes connus qui ont pris part aux 24 Heures du Mans. Même Steve McQueen a pris le départ. »


Quel sera l’objectif ?

« Avec Manu et Philippe, nous avons un équipage capable de jouer le podium. Une victoire serait fantastique mais on sait bien que tout peut arriver dans une telle course si imprévisible. Cela va être spécial pour moi car je vais rouler au volant d’une GT américaine au Mans. J’ai appris la piste sur simulateur ainsi qu’en regardant des vidéos. Le circuit est rapide mais pas spécialement compliqué à apprendre. On est loin de Laguna Seca et de son Corkscrew (rires). »


Comment se passe le début de saison en ALMS ?

« Nous avons remporté les 12 Heures de Sebring dans la catégorie GTC avant de terminer 4ème à Long Beach puis 3ème à Laguna Seca. Nous sommes actuellement deuxièmes au championnat. Le niveau est encore plus relevé que l’an passé. Chaque auto de la catégorie peut s’imposer et dans chaque équipage, il y a un pilote de premier plan. »


As-tu déjà des plans pour 2014 ?

« Comme chacun le sait, l’ALMS et le Grand-Am vont se réunir en 2014 pour donner naissance à un seul et unique championnat. Je compte bien en faire partie. J’ai débuté pour la première fois en ALMS l’année passée et je suis ravi de faire partie de cette série. J’espère bien rouler sur une Porsche 911 RSR toujours managée par Alex Job. C’est trop tôt pour en dire plus mais j’avoue que cela ne serait pas pour me déplaire. »


Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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