Lamborghini a présenté en grandes pompes le dimanche 12 mai à Sant’Agata Bolognese son nouveau modèle pour célébrer le cinquantième anniversaire de la marque italienne.
Ce nouveau modèle, baptisé Lamborghini Egoista, est l’oeuvre de Walter Da Silva, Chef Designer du Groupe Volkswagen.
Walter Da Silva : « Je suis très attaché à cette marque italienne, étant italien moi-même. J’ai voulu rendre hommage et penser à un véhicule pour souligner le fait que les Lamborghini ont toujours été réalisées avec passion, et plus avec le cœur qu’avec la tête. »
L’Egoista est fort bien nommée, comme le précise Walter Da Silva : « C’est une voiture faite pour une personne seulement, afin de lui permettre d’éprouver du plaisir d’exprimer au maximum sa personnalité. Elle est conçue purement pour des gens hyper-sophistiqués qui désirent uniquement les choses les plus extrêmes et les plus spéciales au monde. Ceci représente l’hédonisme poussé à l’extrême, c’est une voiture sans compromis, en un mot, égoïste. »
L’Egoista a fait une entrée en fanfare lors de sa présentation, pilotée par le Président de Lamborghini Stephan Winkelmann et escortée par un top model en tenue d’aviateur.
Le moteur de l’Egoista est un V10 de 5200 cm3 développant environ 600 chevaux. Comme Walter Da Silva l’a expliqué, c’est une monoplace. L’intérieur du cockpit, en fibre de carbone et en aluminium, est dans la tradition Lamborghini, une tradition s’inspirant de l’aviation, avec une ressemblance au cockpit de l’hélicoptère Apache.
L’aérodynamique a évidemment été particulièrement soignée. La carrosserie, de chaque côté , présente le profil stylisé d’un taureau prêt à charger – le «Raging Bull» de Lamborghini-, les cornes basses pointées vers l’avant de l’Egoista. Vu de devant, l’Egoista a également l’aspect d’un trimaran dont la coque centrale ne fait qu’un avec le cockpit.
La partie supérieure est dépourvue d’appendices aérodynamiques, mais des flaps sont intégrés sur les côtés, réagissant automatiquement selon les conditions de conduite. A l’arrière, deux flaps s’activent automatiquement à vitesse élevée pour accroître la stabilité, des prises d’air placées derrière le moteur assurant le refroidissement du V10. L’arrière de l’Egoista est ouvert, laissant voir sa mécanique.
Les phares de l’Egoista évoquent plus l’aviation que l’automobile. Ce ne sont pas des phares avec des ampoules traditionnelles, mais avec des LED qui agissent en trois dimensions. L’Egoista est d’ailleurs très bien munie du point de vue de l’éclairage, avec deux phares blancs à l’avant, deux feux rouges à l’arrière, un autre feu rouge sur le haut de l’extrémité du capot arrière, deux petits feux orange à l’avant sur les côtés -les yeux du taureau-, plus deux phares au Xenon cachés derrière les prises d’air à l’avant, pour un éclairage longue distance, et deux lumières sur le toit, une rouge à gauche et une verte à droite !
La carrosserie est faite d’un matériau anti-radar -pas ceux de limitation de vitesse !-, tout comme les jantes.
L’intérieur du cockpit a été également conçu de manière rationnelle. Le siège est un baquet avec une ceinture à quatre points d’ancrage. Le tableau de bord est un écran placé au-dessus de la tête du pilote, comme sur les avions. Pour sortir de l’Egoista, le pilote doit enlever le volant, ouvrir le toit à l’aide d’une commande électronique, se mettre debout sur le siège, s’asseoir ensuite sur la carrosserie et descendre de la voiture, toujours comme sur un avion de chasse. Comme le précise Lamborghini, l’Egoista nécessite davantage un pilote de chasse qu’un pilote d’automobile, un vrai top gun !!
Citations extraites du communiqué de Lamborghini,
Claude Foubert
