Après sept épreuves et donc avant la course de Birmingham, sur le Barber Motorsports Park, célèbre pour les sculptures géantes qui bordent le tracé, l’issue du Championnat Grand-Am 2009 reste on ne peut plus indécise, tout du moins en ce qui concerne les Daytona Prototypes.
DP
| Memo Rojas et Scott Pruett, leaders avec 199pts. |
| Brian Frisselle et Max Angelelli, deuxièmes avec 198pts. |
| Alex Gurney et Jon Fogarty, troisièmes avec 196pts. |
| Romain Dumas et Timo Bernhard, quatrièmes avec 182pts. |
| Darren Law et David Donohue, sixièmes avec 162pts. |
Trois dans un mouchoir
Après la dernière manche, la Brumos Porsche 250 sur le Daytona International Speedway, trois duos sont actuellement au coude à coude. Les champions 2008, Scott Pruett et Memo Rojas (Riley Lexus n°01 du Chip Ganassi Racing) mènent le bal avec 199 points, et ils précèdent Max Angelelli et Brian Frisselle (Dallara Ford SunTrust n°10), 198 points, et Alex Gurney et Jon Fogarty (Riley Pontiac GAINSCO/Bob Stallings Racing), 196 points. Trois équipages groupés en trois points à ce stade de la saison, difficile de faire mieux au niveau du suspense.
Qui plus est, les trois voitures possèdent des motorisations différentes, les trois blocs moteur étant des V8. A l’exception de Brian Frisselle, tous ces pilotes ont déjà été champions en Grand-Am : Scott Pruett, en 2004 et en 2008, Memo Rojas en 2008, Max Angelelli en 2005 et Alex Gurney et Jon Fogarty en 2007. C’est dire que ce sont des pilotes d’expérience.
Pruett et Rojas ont remporté deux victoires en 2009, à Watkins Glen et Mid-Ohio, Gurney et Fogarty ont également triomphé à deux reprises, sur le Virginia International Raceway et à Laguna Seca, tandis que Angelelli et Brian Frisselle se sont imposés lors de la dernière manche à Daytona. L’égalité est parfaite en ce qui concerne les podiums : quatre pour chacun!
En 2008, Scott Pruett et Memo Rojas avaient remporté la victoire, Brian Frisselle terminant quatrième sur une Dallara Ford du Doran Racing, Max Angelelli avait terminé cinquième, sur la Dallara Pontiac SunTrust, alors que Alex Gurney et Jon Fogarty avaient sombré, abandonnant sur panne d’embrayage.
Porsche en embuscade
Après un début de saison en fanfare avec la victoire de la Riley Porsche n°58 du Brumos Racing, pilotée par David Donoohue, Darren Law, Antonio Garcia et Buddy Rice, accompagnée de la troisième place de l’autre Riley Porsche Brumos et la sixième de la Riley Porsche du Penske Racing, on s’attendait à voir Porsche tenir la dragée haute, voire plus, aux Ford, Lexus et autres Pontiac. Il n’en a été rien cependant, pour des raisons qui tiennent pour une bonne partie aux changements de réglementation qui ont frappé les DP à moteur Porsche (restriction du régime moteur, amputation du sixième rapport). Les choses sont rentrées dans l’ordre et on attend une réaction à Birmingham. Law et Donohue avaient pris la deuxième place sur cette même piste l’année dernière et Romain Dumas et Timo Bernhard ne rencontreront pas tous les week-ends les problèmes de boîte qu’ils ont eus lors de la dernière manche à Daytona.
Les outsiders
Au premier rang vient évidemment la Lola Ford n°76 du Krohn Racing de Nic Jönsson et de Ricardo Zonta, les seuls en dehors des pilotes déjà cités à avoir gagné cette année, sur le New Jersey Motorsports Park. Depuis, la Lola aligne des résultats en dents de scie, mais le potentiel est là. Zonta, absent à Daytona, retrouve la place qu’il avait momentanément laissée à Darren Turner.
Au second rang, les Riley Ford du Michael Shank Racing. Les deux voitures sont performantes, mais elles souffrent surtout du manque d’homogénéité des équipages. Oswaldo Negri sur la n°60 et Michael Valiante sur la n°6 ne peuvent pas tout faire, même si Mark Patterson et John Pew ont bien progressé. La Riley Ford AIM n°61 pourrait en revanche réaliser un bon résultat en Alabama, avec un duo talentueux, Mark Wilkins et Burt Frisselle. En revanche aucune Riley BMW ne sera présente, pas plus la Riley de l’Orbit Racing, pourtant troisième dernièrement à Daytona, que la Riley n°55 du Supercar Life Racing.
L’offensive Chevrolet
Chevrolet, absent depuis 2004 en DP, avait fait son retour en compétition en équipant la Crawford Chevrolet n°5 du Beyer Racing, Jared Beyer et Jordan Taylor ayant même été en tête pendant une douzaine de tours. Cette fois, trois DP seront avec un bloc Chevrolet : la Crawford n°5 de Beyer et Jordan Taylor, à nouveau, la seconde voiture du Beyer Racing, la Riley n°13 de Mike Forest et Jordan Taylor (ce sera le troisième moteur sous le capot de cette voiture depuis le début de saison, après le V6 Honda et le V8 Pontiac), et enfin la Crawford n°2 du Childress-Howard Motorsports de Andy Wallace et Rob Finlay, qui délaisse donc le Pontiac.
Un ennemi commun, la chaleur
A cette époque de l’année, l’Alabama, dans ce qu’on appelle le “Deep South” vit sous une chaleur étouffante. L’an dernier, la température de l’air au départ de la course frôlait les 37°C et nous n’osons pas parler de la température de la piste. Bien évidemment, les combinaisons réfrigérées vont être très appréciées, mais la chaleur sera un élément à prendre en compte même si la durée de l’épreuve, 2h45 maximum, est raisonnable.
GT
Werner et Keen sur la voie royale
| Dirk Werner et Leh Keen, leaders du GT. |
La situation est un peu inversée en GT où Porsche est plus à son aise et où les leaders du classement, Firk Werner et Leh Keen, sont dans une position plus confortable. Les pilotes de la Porsche GT3 Cup n°87 du Farnbacher Loles Racing, l’allemand Dirk Werner et l’américain Leh Keen, ont marqué 221 points, avec quatre victoires -dont les trois dernières manches consécutivement- et ont une large avance sur Kelly Collins et Paul Edwards, les pilotes de la Pontiac GXP.R n°07 du Banner Racing, deuxièmes avec 192 points, et sur le troisième, Spencer Pumpelly, le pilote de la Porsche TRG n°66, troisième avec 186 points.
Comme à l’habitude, l’opposition viendra des autres Porsche, et notamment de la voiture soeur du Farnbacher Loles, la n°86 de Henzler/Lux et des Porsche TRG, mais aussi des Mazda RX-8 SpeedSource de Tremblay/Ham et de Assentato/Segal et de la Mazda Stevenson Motorsports n°57 de Davis/Liddell.
Néanmoins, avec le barème d’attribution des points – 35-32-30-28-26-25-24-23-22 et ainsi de suite, Werner et Keen ne sont pas encore à l’abri d’un faux pas.
Claude Foubert



