Porsche Carrera Cup France

Paul-Loup Chatin : "Ne pas brûler les étapes !"

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Moniteur de ski alpin, Paul-Loup Chatin est aussi doué sur les pistes que les circuits. C’est fort d’une saison en Formule Renault 2.0 au sein de la très réputée équipe Tech 1 Racing que le membre de l’Equipe de France FFSA Circuit 2012 réoriente sa carrière avec trois programmes au menu de sa saison 2013. On le retrouve en European Le Mans Series dans le baquet d’une LMPC alignée par le Team Endurance Challenge (2ème à Silverstone) mais aussi en tant que réserviste chez Signatech-Alpine pour le programme Alpine A450. En parallèle à ses engagements en prototype, le natif de Chartres va faire ses débuts en Porsche Carrera Cup France en intégrant la structure Tsunami RT.

 

Laurent Mercier : Cette arrivée en Porsche Carrera Cup France est un peu une surprise…

Paul-Loup Chatin : « Cela fait un moment que je regardais de près ce qui se passait en Cup. Il fallait juste trouver la bonne opportunité et j’ai pu finaliser avec Tsunami RT qui recherchait un deuxième pilote. L’équipe a roulé l’année passée au Paul Ricard avec une belle performance à la clé. Tsunami RT a une belle carte à jouer avec l’envie de bien faire les choses. »

 

Tu débuteras dans une voiture fermée ?

« Je ne suis encore jamais monté dans une Porsche de course et jamais piloté en compétition une voiture fermée. Je vais découvrir un nouvel univers et mes objectifs sont réalistes. J’ai bien conscience que la majorité du plateau a nettement plus d’expérience que moi et je ne vais avoir comme comparaison uniquement les datas du pilote « B » de l’équipe. C’est pour moi une bonne opportunité que de rajouter un programme à ma saison. Je vais retrouver sous peu le circuit Bugatti au Mans où j’ai roulé en Formule 4 il y a maintenant trois ans. Je m’attends à un niveau relevé et je ne veux surtout pas brûler les étapes. Je vais devoir travailler intelligemment. »

 

Il va falloir rentrer dans le vif du sujet dès les essais…

« Oui car je n’étais pas présent lors des Essais Officiels de Magny-Cours. Quand on regarde la liste des engagés, on voit qu’il y a un très bon niveau. Je sais que ça ne sera pas facile mais je suis prêt à apprendre et à me montrer. Je n’ai pas de repères avec la voiture au contraire de mes adversaires et je vais tout découvrir directement en essais. »

 

Tu roules également en European Le Mans Series dans le baquet d’une LMPC. Que retiens-tu de ta course de Silverstone ?

« Les débuts ont été très positifs. Les rapports avec l’équipe sont bons tout comme avec mon coéquipier Gary (Hirsch). La voiture est agréable à piloter. Nous avons beaucoup travaillé pour peaufiner les réglages. Décrocher la pole avec 0.6s d’avance sur le deuxième qui était tout de même Soheil Ayari donne de la légitimité à la chose. En course, nous avons été constants tout en étant rapides, et ce malgré des conditions météorologiques très défavorables. Nous étions en tête avec une 5ème place au général avant de connaître un souci de feu. Cette deuxième place finale est encourageante pour la suite de la saison. Cela me permet de prendre mes marques au volant d’un prototype. »

 

Il y a également le programme avec Signatech-Alpine. Fier de porter les couleurs d’une marque française mythique ?

« Rien que le nom fait parler ! C’est pour moi un immense honneur que d’être associé à Alpine mais aussi à Signatech dont la réputation n’est plus à prouver depuis bien longtemps. Ma présence en LMPC fait partie du programme Alpine et c’est à moi d’être prêt quand il le faudra. Les deux autos sont très proches et les meetings sont communs, ce qui est très positif. Je peux me diviser en deux avec ¼ de mon esprit chez Signatech-Alpine (rires). Je vais maintenant prendre part à la Journée Test des 24 Heures du Mans au volant de l’A450. Un grand moment m’attend. »

 

Ton avenir passe donc par l’Endurance ?

« J’ai bien essayé de poursuivre en monoplace avec la F3 car cela peut ouvrir des portes, notamment vers le DTM. Finalement, cela n’a pas pu aboutir. Il y a eu la possibilité de rejoindre le programme Alpine et il était impossible de refuser cette proposition. Aujourd’hui, il faut être réaliste. Il est très compliqué d’être pilote professionnel en monoplace et de dégager des revenus. Il y a pourtant quatre pilotes français en Formule 1 mais la voie est très compliquée pour y arriver. C’est une bonne chose pour moi que d’aller en Endurance en couplant avec un programme en Porsche Carrera Cup France. »


Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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