Open GT

François Trottet : « Un mental de guerrier ! »

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Pour conclure notre week-end à la découverte du GT Open avec le Trottet Racing, nous sommes allés à la rencontre de François Trottet, le directeur du team. Deuxième du championnat à quelques points des leaders, avec plusieurs victoires et podiums à la clé, il dresse le bilan de son équipe à la mi-saison. Il nous parle également de ses projets futurs…

 

Quel est votre sentiment sur la première partie du championnat ?

« Déçu de voir que nous devons lutter pour suivre les Porsche. L’équipe doit fournir un travail énorme pour combler le retard que nous avons en performance pure sur la 997 GT3-RSR.  Cette saison, la tâche est vraiment plus difficile. Nous espérions être mieux en terme de compétitivité, mais compte tenu du niveau, nous sommes satisfaits des résultats. Nous aurions difficilement pu faire mieux, et cela grâce au team, mais aussi aux pilotes. Ils nous ont permis de rester dans la course au titre face aux Porsche. Le seul regret que nous pouvons avoir, c’est la 6e place à Imola. Nous étions en tête avant de perdre le fond plat. Ce sont des points qui peuvent coûter chers. Sauf si la Porsche/Autorlando a un problème, cela va nous pénaliser durant toute la saison… »

 

Dans quel était d’esprit abordez-vous la seconde moitié de la saison ?

« Le championnat est très serré, donc c’est avec un mental de guerrier que nous allons aborder les prochaines manches. Nous avons le couteau entre les dents pour aller grappiller des points face à nos adversaires directs. Nous travaillons beaucoup entre les manches pour améliorer la voiture, et de toute manière, tout autre résultat que le titre serait une déception. Nous voulons la place de n°1 et nous travaillons en conséquence. »

 

Vous évoquiez précédemment les pilotes. Marcel Fässler était déjà en partie présent en 2008, mais pas Joël Camathias : vous semblez satisfait de ce nouveau duo…

« Oui complètement ! Heureusement que nous avons ce tandem. Ils sont tous les deux performants, tout en ayant une mentalité irréprochable. Ce sont deux membres de la famille, deux personnes que l’on apprécie particulièrement. En course, ils sont excellents, et en dehors nous passons de très bons moments. »

 

C’est important cette dimension humaine ?

« Oui et c’est d’ailleurs valable pour le team et mon entreprise. Nous voulons des pilotes, des mécaniciens ou des ingénieurs qui partagent notre vision des choses. Ça a immédiatement été le cas avec Marcel et Joël. Joël qui nous a d’ailleurs rejoint via à Endurance-Info ! »

 

Le GT étant en pleine mutation, quel sera votre programme en 2010 ?

« Nous analysons la situation, mais nous continuerons en GT2, vraisemblablement en International GT Open. A la fois pour le niveau du championnat, pour son ambiance et sa convivialité. Il est possible que cela se fasse avec deux voitures, ce qui nous permettrait de continuer à grandir. Concernant l’auto que nous engagerons, nous avons une très bonne collaboration avec Ferrari, donc nous privilégions la continuité. Mais il y a de nouvelles GT2 qui arrivent sur le marché et nous suivons cela de près… »

 

Vous êtes donc toujours heureux en GT Open ?

« Oui, cette saison confirme que nous sommes bien dans cette discipline. C’est un championnat intéressant, qui permet aux GT2 de se battre pour le général, avec une belle diversité parmi les vainqueurs. Nous sommes également satisfaits des règles. Le handicap-temps offre à tous une chance de gagner. »

 

Ce handicap-temps n’est-il pas trop important parfois ?

« C’est vrai que 30 secondes, c’est beaucoup. Dans ce cas, nous savons que nous ne pouvons pas nous battre pour la victoire. Mais les règles sont les mêmes pour tous et c’est à l’équipe de gérer au mieux ces pénalités. Pour le bien de la course, je préfère cela à du poids. Un spectateur ne comprendra pas pourquoi une voiture est compétitive un week-end, puis ne l’est plus le week-end suivant. Le temps ne remet pas en cause la performance de la voiture. »

 

En revanche, le spectateur peut avoir du mal à comprendre qu’une auto rentre 2e au stand et qu’elle en ressort 7e…

« D’où l’importance d’informer les téléspectateurs et les fans présents sur le circuit. Les médias doivent bien expliquer qui est handicapé par le temps ou non. D’un autre côté, cela offre des belles remontées, des bagarres magnifiques. En GT Open, il n’y a pas un petit train qui se suit sans s’attaquer… »

 

Pour revenir au futur du team, quel est votre souhait à moyen terme ?

« Le but de toute équipe est de faire du proto et rouler dans la catégorie reine aux 24 Heures du Mans. Je n’ai pas caché que c’était également mon objectif. Pour cela, il faut beaucoup travailler, à la fois sur la technique et sur le plan marketing. Donc il faut du temps. Ce qui pourrait faire pencher la balance, c’est si Ferrari conçoit un prototype ou propose un moteur pour un proto. »

 

Avant d’aller un jour au Mans, allez-vous participer à d’autres épreuves de 24 Heures ?

« Si les GT1 ne roulent plus aux 24 Heures de Spa et que les GT2 se battent donc pour la victoire au classement général, c’est une épreuve qui nous intéresserait. Nous ferons le point le cas échéant, mais il est bien possible que cela marquerait nos débuts sur un double tour d’horloge… »

 

Nous remercions François Trottet pour sa disponibilité et l’ensemble des membres de l’équipe pour leur accueil tout au long de ce week-end à Donington.

 

Anthony Megevand

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