Champion International GT Open 2007, Joël Camathias remet le couvert cette saison dans la série ibérique. Depuis le début de saison, deux victoires sont venues récompenser la paire Camathias/Fässler au volant de la Ferrari F430 GTC du Trottet Racing. Joël évoque avec nous son retour dans la série :
Laurent Mercier : Joël, comment s’est passé ton début de saison avec le Trottet Racing ?
Joël Camathias : « Plutôt bien car nous sommes actuellement seconds au championnat. Je connaissais déjà la Ferrari F430 pour l’avoir pilotée l’an passé en FIA-GT. Dès les tests d’Estoril, j’ai découvert une équipe très professionnelle et tout le monde a la passion de la course. Je connaissais Marcel (Fässler) depuis longtemps mais je n’avais jamais piloté avec lui. C’est un grand pilote et notre objectif est de remporter le championnat ».
Depuis 2007, penses-tu que la série a évolué ?
« Jesus Pareja gère très bien la série et c’est quelqu’un qui est à l’écoute des équipes. Au fil des saisons, de plus en plus d’équipes et de pilotes de talent rejoignent le GT Open. Ici, tu te bats pour la victoire au général et il y a toujours des belles bagarres. Les fins de course sont animées et les écarts à l’arrivée sont infimes. Je suis ravi d’avoir fait le choix de revenir en GT Open ».
Le format des courses te convient bien ?
« Les manches s’assimilent à des courses sprint, compte tenu du format. En 2007, je pilotais en Le Mans Series sur des courses de six heures, tandis que l’an passé, j’étais en FIA-GT sur un format de deux heures. Chaque série est différente. Il est vrai que les manches d’une heure sont plus faciles à suivre pour les spectateurs. Personnellement, mon rêve est de disputer les 24 Heures du Mans. Cette année, j’ai suivi la course à la télévision et j’espère bien être un jour au départ. Les courses de 24 heures, c’est une autre philosophie. J’ai encore en mémoire notre victoire l’année passée aux 24 Heures de Spa ».
Quelle comparaison peux-tu faire avec le championnat FIA-GT ?
« Le règlement de l’International GT Open est très bon et le niveau de la série s’améliore au fil des saisons. Je suis ravi d’avoir fait le choix de revenir en GT Open. En FIA-GT, un seul pilote fait la qualification alors qu’ici, les deux pilotes disputent chacun une séance qualificative. En fait beaucoup de choses sont différentes car ici, il y a un manufacturier unique et nous n’avons pas de poids supplémentaire à embarquer en cas de bon résultat. Les organisateurs ont préféré opter pour un handicap temps. Ici, je me fais plaisir et les circuits empruntés sont très beaux. Le pilote fait vraiment la différence. Quant aux coûts, ils sont bien maîtrisés, ce qui est parfait vu la conjoncture actuelle ».
Comment est perçu le sport automobile en Suisse ?
« Il n’y a pas de place pour les circuits. Le pays a une mentalité « verte » et tous les projets en cours ont avorté. Depuis l’accident du Mans en 1955, les courses sur circuits sont interdites en Suisse et il y a peu de chance que cela change. C’est dommage car le pays compte bon nombre de pilotes et d’équipes ».
As-tu eu des propositions pour piloter aux 24 Heures de Spa à la fin du mois ?
« Oui mais j’ai décidé de me concentrer sur le programme GT Open ».
Propos recueillis par Laurent Mercier