Open GT

Marcel Fässler, le pilote tout-terrain du Trottet Racing.

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Pilote de pointe du Trottet Racing, Marcel Fässler n’a pas le temps de s’ennuyer en cette année 2009. S’il participe au GT Open avec l’équipe suisse, avec la 2e place du classement provisoire avant le meeting de Donington, le pilote helvète dispute également les Le Mans Series avec Speedy/Sebah, parallèlement à apparitions avec Corvette Racing dans les grandes classiques de l’Endurance. Marcel fait le point sur ses différents programmes et évoque avec nous sa polyvalence.

 

Marcel, comment juges-tu votre parcours en GT Open après trois manches ?

« Nos débuts ont été très bons, particulièrement à Portimao. Les deux premiers week-end ont vraiment été à la hauteur de ce que nous espérions. Concernant Spa, nous sommes un peu déçus car nous perdons la tête du championnat. Sur un de mes circuits préférés, je pense que nous aurions pu faire mieux. 2e et 5e, compte tenu des handicaps de temps que nous avions, ce sont des bons résultats, mais la Porsche de Lietz/Roda a terminé deux fois devant nous. Ce qui n’est pas une bonne chose au classement… »

 

As-tu des regrets ?

« A Imola, nous terminons 6e après avoir perdu le fond plat : un concurrent était parti en tête-à-queue et m’avait percuté. Ce sont des choses qui arrivent. Concernant Spa, c’est vrai que nous avons perdu du temps dans un incident avec un retardataire, mais je pense que c’était difficile de faire mieux que 4e. »

 

Etes-vous sur le chemin du titre ?

« Pour le moment, pas complètement puisque nous sommes 2e derrière Lietz/Roda. Les Porsche sont très fortes cette année et ce sera plus compliqué que les années précédentes pour une Ferrari d’être titrée. Mais il reste encore beaucoup de course. Certains circuits, comme Monza, seront à l’avantage de Porsche, mais d’autres, comme Magny-Cours, seront en notre faveur. »

 

Comment le Trottet Racing a évolué depuis l’an dernier ?

« Le team continue à progresser. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes que dans notre deuxième saison : nous avons encore des choses à apprendre, sur des petits détails qui peuvent faire la différence. Mais toute équipe apprend à chaque course. Ce qui est bien avec Trottet Racing, c’est que nous tirons toujours les leçons : lorsque nous faisons une erreur, nous ne la commettons plus par la suite. C’est un petit team, mais nous avons des supers ingénieurs et mécaniciens. »

 

Qu’est ce qui t’a motivé pour continuer en GT Open ? Se battre pour le titre ?

« Oui, mais pas seulement. Trottet Racing, c’est comme une famille. Tout le monde s’entend très bien, et on prend beaucoup de plaisir. La voiture est très performance, mais les à-côtés sont également importants. Nous passons beaucoup de temps ensemble. L’ambiance est un peu comme à la maison et j’adore ça. Il y a une vraie vie à côté de la course. Ça me rappelle un peu Phoenix, qui est un autre team particulier pour moi. »

 

Avant cette manche à Donington, tu as participé aux 24 Heures du Mans avec Corvette Racing. D’ailleurs, tu menais le GT1 avec Olivier Beretta et Oliver Gavin avant d’abandonner…

« Exact et c’est une déception d’abandonner si près du but alors que nous étions en tête. Pour tout pilote, Le Mans est un objectif, même lorsque cela concerne le classement par catégorie. Nous n’avons pas été très chanceux sous les safety car et à chaque fois nous avons dû attaquer pour rattraper du temps sur l’autre Corvette. Nous avons pu revenir et passer en tête, et même créer un écart. Mais j’ai commencé à sentir l’odeur de l’huile de boîte et la boîte de vitesses à immédiatement cassée. La voiture était à seulement 200 mètres de la pitlane, mais je n’avais pas le droit de la pousser… »

 

Cette bataille avec la Corvette n°3, a dû être un peu spéciale…

« Oui car c’était l’autre voiture du team ! Mais le duel a été sympa. C’est une belle démonstration que deux autos d’une même équipe peuvent se battre. C’était une passe d’arme fair-play et agréable à vivre au volant. D’autant plus agréable lorsque l’on parvient à passer ! »

 

Prochaine étape avec Corvette à Petit Le Mans ?

« Oui, avec la GT2. Il va y avoir une grosse bagarre avec les autres GT2, dont Porsche, Ferrari, BMW etc. J’espère que nous serons compétitifs, mais je ne suis pas inquiet : la C6.R était déjà très rapide en GT1, je pense donc que la GT2 sera performante. En plus, je m’entends très bien avec mes coéquipiers. Nous avons fini 2e à Sebring et abandonné au Mans, donc il faut gagner cette fois ! »

 

Avant cela, il y aura les trois dernières manches des Le Mans Series, avec la Lola-Aston Martin du Speedy Racing/Team Sebah…

« On ne peut plus jouer le championnat, donc l’important est de faire des bons résultats course après course. Si Peugeot n’est pas là, nous sommes capables de mener l’épreuve. Nous avons une excellente voiture, mais nous devons encore progresser dans les arrêts au stand, et un peu en stratégie. Le package est bon et nous avons les moyens  de décrocher des podiums… et de battre Aston Martin Racing ! »

 

Cette année, tu es passé de la Ferrari F430 en GT Open, à la Lola-Aston Martin en Le Mans Series, l’Audi R8 LMS aux 24 Heures du Nürburgring et la Corvette C6.R aux 24 Heures du Mans. N’est-ce pas difficile ?

« Je suis habitué maintenant. Il faut toujours quelques tours pour s’habituer, surtout lorsque l’on passe du LMP1 au GT2. Il faut éviter de sur conduire. En fait, il faut savoir tourner un bouton virtuel qui correspond à chaque voiture et ainsi retrouver le bon feeling avant même de partir en piste. »

 

Est-ce que tu apprécie le fait de changer souvent de monture ?

« Si on parvient à le faire, je crois que c’est quelque chose de positif. Tout le monde ne peut pas le faire. C’est comme un skieur qui fait de la descente et du slalom. Etre une sorte de pilote tout-terrain, c’est difficile, mais c’est agréable… »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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