Peugeot Sport veut franchir un cap cette année dans les 24 Heures du Nürburgring après une belle course en 2012 avec la RCZ Racing Cup. Cette année, la participation de Peugeot au Nürburgring s’effectuera avec des 208 GTi, qui seront engagées en catégorie SP2T (1600 cm3 turbo essence).
La Peugeot 208 GTi de Peugeot Sport a bien évidemment comme base la 208 GTi de série dont elle accompagnera le lancement commercial, mais son moteur passe de 200 à 300 chevaux. La boîte de vitesse, avec palettes au volant, possède six rapports, le système de freinage est renforcé, les roues sont de 18 pouces, le réservoir a une contenance de 100 litres et la voiture pèse 900 kilos.
Pour les pilotes, Peugeot Sport a procédé à un recrutement original, puisque celui-ci est passé par une inscription sur le site internet du projet 208 GTi Racing Experience.
Peugeot Sport a ensuite procédé à une sélection finale à La Ferté-Gaucher et a retenu huit pilotes :
Dominik Peitz (Allemagne, 21 ans), Vincent Radermecker (Belgique, 45 ans), Gonzalo Martins De Andres (Portugal, 31 ans), Matthieu Sentis (France, 27 ans), Giacomo Ricci (Italie, 27 ans), Christiaan Frankenhout (Pays-Bas, 31 ans), Johnny Niederhauser (Suisse, 41 ans) et Bradley Philpot (Royaume-Uni, 27 ans)
Certains de ces pilotes ont déjà une expérience certaine, comme le belge Radermecker, vu en BTCC , en FIA GT et en WTCC, ou Christiaan Frankenhout, troisième au classement général des 24 Heures du Nürburgring 2012 sur une Mercedes SLS GT3 du Hankook-Team Heico. D’autres devront passer par le processus habituel de qualifications : les VLN Test Days, les 5 et 6 avril, puis à deux manches du VLN, ces deux courses s’effectuant avec quatre Peugeot 208 Racing Cup, développées par Peugeot Sport , que les huit pilotes se répartiront.
Florent Meilhaud, Ingénieur responsable du développement de la 208 GTi Peugeot Sport :
Quelle fut votre première vision de cette 208 GTi Peugeot Sport ?
« A titre personnel, quand j’entends GTi, ça me rappelle la 205 qui représente une auto légère, mixant performance et plaisir de conduite. La 208 GTi de série est dans cette lignée et j’ai donc voulu transposer ce concept à la version compétition. Je vais faire en sorte qu’elle se montre à la hauteur du sigle GTi. C’est une fierté mais aussi une pression de travailler sur un tel projet avec un délai si court. Toute l’équipe est extrêmement motivée ».
Quels sont vos principaux axes de travail ?
« Nous travaillons dans tous les compartiments du jeu. Mais nous attachons une attention particulière à trois axes majeurs. Tout d’abord, la fiabilité. C’est une des clefs en endurance. Puis, les suspensions. Elles sont extrêmement sollicitées sur ce circuit vallonné, bosselé et qui enchaine des changements de revêtement. Enfin, dernier point essentiel, le poids qui est un facteur de performance ».
Comment sera la 208 GTi Peugeot Sport à piloter ?
« Les pilotes ont des expériences très différentes. L’un des objectifs est donc de concevoir une voiture saine, plaisante à piloter, facile à manier et donc à rattraper en cas de perte d’adhérence. Elle doit aussi préserver physiquement les pilotes, ce qui est indispensable pour des courses longues avec des relais pouvant atteindre 2 heures. Elle dispose ainsi d’agréments de conduite avec des palettes au volant pour passer les rapports, et un maximum de commandes à portée de mains pour assurer la concentration du pilote tout au long de son relais ».
Citations extraites du communiqué de Peugeot Sport,
Claude Foubert