VdeV

Michelin et VdeV Endurance Series misent sur le long terme.

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Le championnat VdeV s’émancipe cette saison en devenant série FIA avec de très beaux circuits empruntés : Barcelone, Mugello, Paul Ricard, Dijon, Motorland Aragon, Lédenon, Magny-Cours et Estoril. Tout le monde y trouve son compte puisque l’on retrouve des GT/Tourisme, Protos, VHC, Funyo et Monoplace. De quoi séduire les spectateurs et partenaires. C’est d’ailleurs ce qui a donné envie à Michelin de rejoindre l’aventure VdeV aux côtés d’Eric Van de Vyver pour au moins trois ans. Les VdeV Endurance Series prennent leur envol ce week-end à Barcelone.

 

« Cette saison apporte un certain nombre de changements au sein du championnat VdeV » explique Eric Van de Vyver. « En premier lieu, nous passons série FIA, ce qui nous donne une renommée différente mais aussi un coût différent. Cela nous permet aussi de rouler sur de magnifiques tracés et tout a pu se faire grâce au concours appuyé de Michelin. Sans eux, le championnat n’aurait pas la même valeur. Nous accueillons d’autres nouveaux partenaires, tels que TAG Heuer, IDEC Sport, Costume Carbone, Team FJ, Galuppo, Motors TV ou encore RMC. D’autres devraient nous rejoindre dès le Mugello et en cours de saison. Au bout de 21 ans, nous sommes ravis de passer à l’échelon supérieur et de monter d’un cran. »

 

En 2013, les meetings auront un format de 4h à 12h, mais il n’est pas exclu de voir une course de 24 heures dès 2014 : « Il y a des discussions en cours avec Alcaniz pour organiser une course de 24 heures à Motorland Aragon. Si les 12 heures se passent bien cette année, pourquoi doubler la mise en 2014. Selon moi, 24 heures c’est magique ! Nous organisons déjà le seul double tour d’horloge au monde réservé aux historiques avec les Deux Tours d’Horloge. Il ne faut pas oublier que beaucoup de pilotes qui roulent aux 24 Heures du Mans sont passés par le VdeV. On aime faire les choses bien mais dans une ambiance festive. Chez nous pas de besoin de pass pour rentrer dans le paddock. Tout est fait avec sérieux mais avec le sourire. C’est notre marque de fabrique. C’était comme cela il y a 25 ans dans les paddocks et ça l’est toujours chez nous 25 ans plus tard. »

 

Pour ce coup d’envoi, la délégation Michelin était au complet avec Pascal Couasnon (directeur de la compétition Michelin) et Philippe Mussati (directeur de la compétition-client). Le manufacturier clermontois prend cette présence de Michelin très au sérieux, comme l’indique Philippe Mussati : « Les discussions avec Eric remontent à l’intersaison et c’est un vrai plaisir que d’être partenaire de ce championnat. Nous avons une vision commune et Michelin n’est pas là pour un one-shot mais bien sur le long terme. Michelin a à cœur de porter ses valeurs et de démontrer la polyvalence des pneus en offrant une performance stable et durable. C’est pour nous le meilleur lien avec la voiture de tous les jours. Tout est étroitement lié et l’Endurance est un formidable laboratoire. Ce week-end, Michelin équipe pas moins de 110 équipes et les VdeV Endurance Series deviennent l’un des championnats majeurs pour nous. On a mis beaucoup d’énergie pour cela avec un support technique important. On va suivre de près l’évolution de nos pneus. »

 

Le pneu S410 réservé aux prototypes remplacera le S310 dès le meeting du Mugello prévu le mois prochain : « Ce nouveau pneu est une très bonne association entre endurance, performance et agrément de conduite. Il permet de parcourir plus de kilomètres en toute sécurité sans sacrifier le chronomètre. Michelin poursuit également son engagement en GT avec le S9H et le S9F pour quelques GT sur les pneus avant. Nous souhaitons minimiser la consommation des pneus, d’où quatre trains maximum par meeting. On a toujours un œil sur les coûts tout en privilégiant la durée de vie des pneus. L’Endurance nourrit la stratégie de développement du concept Michelin Total Performance qui allie sécurité, vitesse et longévité. »

 

Pascal Couasnon était également du déplacement en Espagne, preuve de l’implication de Michelin dans le championnat : « Michelin n’est pas dans ce championnat pour mettre uniquement des stickers sur les autos. Michelin est là pour apprendre des choses et les transférer sa technologie de la piste à la route. Nous choisissons les compétitions où il y a des challenges à relever et où l’on peut apporter un plus. En Endurance, les conditions de piste sont différentes. Entre le départ et l’arrivée, la température de piste est variable, ce qui implique des choix. Il faut trouver des solutions pour avoir une fenêtre d’utilisation la plus large possible. L’Endurance parle à Michelin. Ce n’est pas pour rien que Michelin compte 15 victoires de rang aux 24 Heures du Mans. La compétition-client est très importante pour Michelin. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

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