Speed Art est heureux de vous annoncer que le Grand Prix de l’Art du Festival Automobile International 2013 a été attribué à Florent Poujade pour son œuvre Lady Jag. Le sculpteur français basé en Charente s’est vu remettre le Grand Prix de l’Art lors de la cérémonie officielle du 28ème Festival qui se déroulait hier soir en l’Hôtel national des Invalides à Paris devant 600 invités du monde de l’automobile, des médias et des arts. Attribués par un Jury expert et passionné issu du sport automobile, de l’architecture, de la mode, du design, de la culture et des media, les Grands Prix du Festival Automobile International récompensent les plus beaux projets automobiles et artistiques de l’année.
Sculpture et œuvre multiple sur base de Jaguar MK2, Lady Jag a séduit et convaincu le jury du Festival par sa qualité et son concept tant audacieux qu’original et a ainsi devancé les artistes Errò (nommé pour ses 80 ans et l’ensemble de son oeuvre) , Bertrand Lavier (pour son l’Alfa Roméo Giulietta présentée dans le cadre de l’exposition qui lui est consacrée à Beaubourg) et enfin Bernar Venet pour sa Bugatti Veyron Gran Sport (présentée à Art Basel Miami Beach).
Après le Musée des Arts Décoratifs pour l’exposition ‘l’Art de l’automobile’ (collection automobile Ralph Lauren) en 2012, Florent Poujade inscrit à son tour son nom au palmarès déjà prestigieux du Grand Prix de l’Art du Festival. En effet, avant lui, les sculpteurs César (Lauréat 1988) puis Arman (2002), les peintres Peter Klasen et Peter Stampfli, le photographe Andreas Gurski, BMW pour sa mythique série de Art Cars ou encore l’incontournable Jeff Koons (2011) ont également été célébrés par le jury du Festival.
Ce Grand Prix de l’Art récompense ainsi un artiste montant qui a fait du métal son matériau de prédilection. Speed Art, qui représente Florent Poujade, se réjouit de cette distinction et s’associe à la joie de l’artiste pour remercier les membres du jury du festival.
Lady Jag est une œuvre multiple. Sculpture à l’extérieur, meuble à l’intérieur et jeux de lumière jaillissant du corps d’une voiture de légende, Lady Jag, une Jaguar MK2 de 1964 transformée en lupanar, incarne à la perfection la synthèse des différents travaux de l’artiste. Habitué à défroisser, plier et souder le métal pour créer ses ‘panneaux sculptures’, Florent Poujade inverse ici son mode opératoire et franchit une nouvelle étape complémentaire de sa démarche plastique. Avec Lady Jag, c’est en retirant de la matière, en allégeant le support, en faisant place à la lumière, qu’il façonne son œuvre.
A la façon de Sacha Sosno, c’est l’oblitération qui contribue à révéler le sujet. Le métal n’incarne plus la puissance. En s’effaçant, il n’est plus le sujet mais le vecteur de l’efficience de l’œuvre, un moyen de la faire exister. Attaché à la puissance de la couleur, l’artiste abandonne ici l’éclat des chutes de métal. En partant d’une base noire, il laisse libre court aux infinies variations et séquences du système d’éclairage programmable qui agit comme le médium révélateur de l’œuvre. La Jaguar se dématérialise alors pour devenir Lady Jag révélant ainsi sa robe de dentelle métallique.
Comme Wim Delvoye le fera également avec ses pneus découpés, Florent Poujade fait dans la dentelle. Il change notre perception du métal et suggère la légèreté, lui offre une nouvelle destination. Lady Jag c’est aussi l’histoire d’une opportunité. Acquise pour être un jour restaurée, la noble vieille dame fût remisée quelques temps avant que son sort ne soit scellé. Un jour, Florent Poujade, soutenu par Raynal Geoffroy (créateur de OBO, premium soda naturel) su que cette Jaguar élégante mais rongée par la rouille ne roulerait plus. Elle renaitrait en dessous chics. Lady Jag n’est plus une automobile. Elle lui rend hommage et la sublime. Le sujet demeure en apparence mais se métamorphose quand il s’éclaire. Présentée au domaine viticole de Château Gloria (propriété de Jean-Louis Triaud, propriétaire du club des Girondins de Bordeaux) aux côtés de peintures de Wang Yan Cheng et Anne Pourny, Lady Jag s’est faite rare, entretenant le mystère et attisant la curiosité.
Source : Speed Art