Le Mans

Benoît Tréluyer : "Prêt à recourir !"

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Au lendemain de la violente sortie de piste qui a provoqué l’abandon de la Peugeot 908 n°17 du Pescarolo Sport, nous avons pris des nouvelles de Benoît Tréluyer qui s’est fort heureusement sorti sans dommages de ce crash qui a pulvérise la 908.

 

Benoît, comment ça va aujourd’hui?

“Bien, pas de souci, ça va.”

 

Pas de courbatures, pas de bleus?

“Un peu de courbatures ce matin, mais rien de bien méchant, juste quelques bleus.”

 

Les bleus, c’est à cause du harnais?

“Non, c’est au niveau des bras et des coudes, pendant que la voiture a décollé et est partie en tonneaux, j’ai sans doute dû taper à l’intérieur de la voiture.”

 

Tu es resté conscient tout le temps?

“Oui, tout le temps. Après qu’on m’ait sorti de la voiture, j’ai été emmené à l’hôpital pour un check-up, notamment pour vérifier qu’il n’y avait rien au niveau des vertèbres, mais rien de cassé, tout était normal.”

 

A quelle vitesse étais-tu avant l’accident?

“Environ 250 km/h, et je peux dire merci aux coques carbone. Quand on voit les sorties, la mienne, celle de Lucas Luhr, on peut vérifier les progrès de la sécurité sur les voitures.”

 

Tu as une idée de ce qui s’est passé?

“Pas encore complètement. En fait, au raccordement du circuit Bugatti et du grand circuit dans le bas du Dunlop, il y a une petite bosse que l’on sent à peine quand on passe dessus, c’est vraiment imperceptible. Il semble que c’est là que je suis parti. La voiture s’est mise à l’équerre et elle a décollé. Quant à savoir pourquoi, c’est encore trop tôt. J’avais commencé un double relais. Lors du précédent, il a fallu que je passe un peu dans l’herbe pour éviter une Ferrari et j’ai abîmé la lame. On l’a changée avant que je double mon relais. J’ai fait un premier tour pour bien vérifier que le comportement de la Peugeot n’en avait pas été modifié, notamment au Dunlop, et tout semblant normal, avec peut-être un peu moins de sous-virage, j’ai donc repris un rythme de course, et c’est dans le deuxième tour que j’ai quitté la piste.”

 

Est-ce que vous avez maintenant une explication au vu des data?

“Pas encore, mais je suis en route pour qu’on voie tout ça. Il faut qu’on comprenne pourquoi ça s’est passé comme ça.”

 

Au niveau de rythme de course, vous étiez sur le schéma convenu?

“Oui, tout à fait. Nous avions prévu de tourner sur un rythme de 3’30″ et c’est ce que nous faisions sans problèmes, avec des petits écarts en fonction du trafic, soit alors 3’32, 3’33″. Il m’est arrivé de faire 3’35″ en ayant des gros bouchons, mais 3″30″, c’était tranquille. Les consignes étaient de ne pas abîmer la mécanique.”

 

Vous en aviez encore sous le pied?

“Oui, la preuve c’est qu’on a pu remonter à la quatrième place sans forcer.”

 

Crois-tu que le podium était envisageable?

“Tout à fait. Bien sûr, on ne peut pas préjuger des évènements qui auraient pu se produire avant l’arrivée, mais je pense qu’à la régulière on aurait passé l’Audi pour la troisième place. Cela aurait été bien de mettre trois Peugeot sur le podium.”

 

Etais-tu satisfait du comportement de la voiture?

“Pour moi, la voiture était un peu trop sous-vireuse, mais ça vient de mon style de pilotage, j’aime bien que les voitures ne sous-virent pas beaucoup, ça me permet de rentrer franchement dans les virages, mais dans l’ensemble, la 908 était très, très bien et très confortable. La balance de notre 908, même si elle était excellente, n’était pas encore à son maximum, car nous l’avons eue tardivement, mais c’est une voiture magnifique. La piste a changé beaucoup entre l’après-midi et la nuit, elle avait refroidi et je la préférais comme ça.”

 

Tu as été un spectateur privilégié de la course des Audi? Tes impressions?

“La R15 paraissait un peu instable de l’arrière, j’ai suivi plusieurs fois Alex Prémat, et l’Audi me paraissait très vive de l’arrière.”

 

Sur les écrans, la R15 semblait souffrir dans les Hunaudières, mais elle semblait mieux entre Arnage et la ligne d’arrivée…

“C’est vrai, en moteur, les Peugeot étaient nettement mieux, mais au niveau du châssis je crois qu’il n’y avait pas vraiment d’avantage pour Peugeot ou pour Audi. Leur voiture est encore jeune.”

 

Tu repars pour l’Asie cette semaine?

“Oui, je pars pour la Malaisie mercredi, et je cours dimanche à Sepang en SUPER GT avec la Nissan.”

 

Niveau santé, tu n’as pas de craintes?

“Non pas du tout, ça va très bien aller. Je suis prêt à courir.”

 

Nous remercions vivement Benoît pour sa gentillesse et sa disponibilité et nous nous réjouissons bien évidemment de son état de santé.

 

Propos recueillis par Claude Foubert

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