Le Mans

Dernier quart : La troisième victoire de Peugeot !

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Ils l’ont fait ! Les hommes d’Olivier Quesnel ont d’une certaine manière, vaincu leur Everest. A savoir, triompher de Audi… Et avec la manière car en fait, jamais les R15 n’ont semblé être en mesure de pouvoir tout à fait suivre le rythme des 908. Les pilotes Peugeot ont pu dès la mi-course, contrôler l’adversaire en calquant le rythme des 908 sur celui des R15. Enfin sur celui de la seule d’entre elles, encore en mesure de défendre le titre du constructeur aux quatre anneaux, la n°1. Les résultats sont ici.

 

Le dernier quart de la course n’a en fait offert quasiment aucune sueur froide au clan Peugeot. Au contraire, l’écart qui s’était maintenu quasi constant aux environs des deux tours de retard pour l’Audi R15 sur la 908 de tête, la n°9 (malgré de nombreux petits arrêts afin de nettoyer des échangeurs qui ne refroidissaient plus assez les turbos) s’est soudainement accru au cours de la 21ème heure. En deux tours, la n°1 repassait trois fois par les stands. Tout d’abord pour un ravitaillement normal. Puis pour un changement de volant et enfin une intervention plus lourde avec un changement de suspension à l’arrière droit devenu indispensable. L’écart passait alors à 6 tours et l’on pouvait alors réellement passer en mode “cruise control” dans le clan des bleus. Sauf incident mécanique, la messe était dite. D’autant que les faibles menaces de pluie ne se concrétisèrent que sous la forme d’un grain extrêmement passager qui valut quelques têtes à queues notamment du côté d’Arnage.

 

Ces 6 dernières heures ont encore fait beaucoup de “petit bois” dans une épreuve marquée par de nombreux crashs.

 

C’est tout d’abord Harold Primat qui sortait la Lola Aston Martin n°009 au même endroit que Lucas luhr l’avait fait la veille avec son Audi n°2. Là encore, la voiture ne pouvait pas repartir. Les safety-cars entraient en piste. Harold était-il fatigué de ne plus avoir Stuart Hall pour coéquipier,exclu de la course après sa manœuvre insensée sur la Radical Bruichladdich samedi soir ? Possible mais les pilotes de l’Audi Kolles n°14 ont disputé l’intégralité de l’épreuve à deux après la blessure de Karthikeyan en pré-grille. Ils finissent au 7ème rang ce qui constitue un performance de premier ordre et un travail de forçats !

 

Durant la neutralisation née de l’accident de Primat, Christian Bakkerud voyait son Audi R10 n°15 lui échapper brutalement dans les Hunaudières et frappait le rail du côté gauche de la piste entre les deux chicanes. Probablement suite à un petit pépin mécanique. L’Audi poursuivait toutefois sa route après réparations. Une R10, c’est du solide !

 

Puis, à 1H15 de l’arrivée, c’était au tour de Seiji Ara de pulvériser sa Porsche RS Spyder n°5 toujours seconde du LMP2. Parti en luge sur une flaque d’huile lâchée par la Lola Mazda n°39, il obliquait brutalement à gauche au freinage de la première chicane des Hunaudières et percutait violemment le rail. Sorti par lui-même de la voiture, on le ramenait toutefois en ambulance pour un contrôle.

 

Quant à la Lola n°39 qui avait provoqué ce moment digne de Holiday on Ice, elle commençait à prendre feu à l’entrée des stands… Abandon irrémédiable.

 

Le clan Lola Aston Martin a connu des soucis mécaniques qui a gâché la fin de course de deux de ses voitures. La n°13 du Team Speedy Sebah connaissant un problème de boite et la n°008 se mettant soudainement à fumer à 1 heure de l’arrivée… Les deux franchiront toutefois la ligne d’arrivée. Autre Aston Martin touchée mais définitivement cette fois. Celle de Lord Drayson, le minsitre anglais de la Défense. Sa Vantage s’immobilisant sur le circuit.

 

En GT1, la dernier quart de course fut assez étonnant. Corvette Racing jouant la carte de la course à outrance, les deux C6.R se retrouvaient roues dans roues peu avant midi. Le duel finissait par tourner en faveur de Marcel Fässler et de la n°64. Mais 50 minutes plus tard, cette voiture s’immobilisait à 500 mètres des stands, la boite de vitesses ayant rendu l’âme provoquant l’abandon !

 

Les boites étant décidément le talon d’Achille des voitures en cette fin de course puisque c’est également ce qui provoquait l’abandon de la Porsche IMSA n°76 à 2 heures du but !

 

Autre fait majeur en GT2, le coup de la roue un peu folle chez JMW. Ils avaient déjà perdu une roue à Spa à l’ARG. Voilà que la même se mettait à battre dans tous les sens ici au Mans. Le temps de rentrer au ralenti, de réparer et le podium s’était enfui.

 

La fin de course offrait des images plus heureuses. Les grandes marques finissaient regroupées en faisant la parade. Les trois 908 recevaient l’acclamation d’un public acquis à la cause. Les Lola Aston Martin Gulf étaient tout autant saluées pour la très belle perf de la n°007 à la course sans la moindre anicroche. Les deux Audi R15 recevaient une ovation empreinte de respect pour ceux qui ont luté autant que possible. Les deux Corvette rescapées en GT1 franchissaient la ligne en saluant la foule d’un burn…

 

La fête était finie. La champagne pouvait commencer à couler à flots sur le podium. Pour la première fois depuis 2004, les bulles n’arrosaient pas une victoire Audi. Le Lion a griffé les anneaux !

 

Laurent Chauveau

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