Le Mans

Anthony Davidson : "Comme dans un jeu vidéo !"

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Absent du Mans depuis 2003, l’ancien pilote Super Aguri en Formule 1 est de retour au Mans dans l’écurie Aston Martin Racing. Pour son unique participation, le pilote britannique a été victime d’une violente sortie de piste à Mulsanne suite à une casse mécanique sur la Ferrari 550 du Team Veloqx, préparée par Prodrive. Ce mauvais souvenir ne l’a pas empêché de revenir dans la Sarthe, pour son plus grand plaisir.

 

Anthony, quoi de neuf depuis notre dernière rencontre, qui remonte maintenant à quelques années ?

« Tout d’abord, je suis ravi d’être de retour ici après six ans d’absence. Beaucoup de choses se sont passées, notamment tous ces changements en Formule 1. Après plusieurs années en tant que pilote d’essai de BAR Honda, j’avais obtenu le titre de pilote titulaire chez Super Aguri. Suite à la disparition de cette dernière, j’ai retrouvé mon rôle de pilote d’essai chez Honda, puis chez Brawn, mais le statut de pilote d’essai a beaucoup évolué à cause de l’interdiction des essais au cours de la saison, donc cela me laisse du temps libre. Aussi, je commente les grands prix pour BBC Radio 5 et je peux participer aux 24 Heures du Mans. »

 

Tu disputeras l’épreuve pour la deuxième fois, mais pour la première fois en LMP1. Que penses-tu de la voiture ?

« C’est une voiture très agréable à piloter. J’ai été agréablement surpris car je m’attendais à ce que le poids d’un LMP1 nuise à la performance, ce qui n’est pas le cas. Je pense que nous avons un bon package et une bonne équipe. »

 

Tu as couru avec Darren Turner, mais connaissais-tu Jos Verstappen ?

« Je n’avais jamais rencontré Jos auparavant, mais je le connaissais de réputation. Il a été pilote en Formule 1 et il a montré qu’il était très rapide en prototype l’an dernier. C’est un pilote avec qui il est facile de travailler. En revanche, je connais Darren depuis 2003 puisque nous étions ensemble sur la Ferrari et nous sommes devenus amis : c’est même grâce à lui que j’ai rencontré mon épouse ! Finalement, nous nous sommes rendus compte tous les trois que notre style de pilotage est très proche et que nous avions des réglages similaires. »

 

Quelles sont tes ambitions pour la course ?

« Tout peut arriver. Nous ne partons pas favoris, bien sûr car le différentiel avec les voitures à moteur diesel est trop important, mais une erreur est si vite arrivée. La clé de la réussite sur une course de 24 Heures est la fiabilité, sur laquelle Aston Martin Racing a travaillé. Maintenant, mon but va d’abord être de rallier l’arrivée et si tout marche comme sur des roulettes, pourquoi pas monter sur une marche du podium. Je veux surtout éviter de commettre des erreurs, ce qui est très facile sur ce circuit avec le trafic. »

 

Justement, la gestion du trafic est-elle délicate ?

« Cela va peut-être te paraître incroyable, mais je n’ai pas eu un seul tour clair depuis le début de la semaine ! En fait, dépasser les concurrents les plus lents constitue le plus gros défi. Tu as l’impression d’être comme dans un jeu vidéo ! Cela peut devenir frustrant car au fur et à mesure que le grip augmente, tu as envie d’attaquer et d’exploiter la voiture au maximum, mais c’est absolument impossible. J’ai toutefois éprouvé du plaisir au volant, mais du fait du trafic, je ne suis pas totalement satisfait de mes temps en qualifications. »

 

Est-ce difficile de sauter d’un type d’auto à un autre ?

« Ce n’est pas évident au début : il faut retrouver tes repères. Gérer plusieurs programmes en parallèle est une situation complètement nouvelle pour moi. J’ai toujours pu me concentrer sur un seul championnat, mais dans les conditions économiques actuelles, si tu veux continuer à vivre du métier de pilote, tu dois te diversifier. Je pense que je dois m’habituer à avoir plusieurs objectifs. »

 

Propos recueillis par Cécile Bonardel

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